{"id":1789,"date":"2023-09-09T11:11:22","date_gmt":"2023-09-09T11:11:22","guid":{"rendered":"https:\/\/alger16.dz\/?p=1789"},"modified":"2023-09-09T11:11:27","modified_gmt":"2023-09-09T11:11:27","slug":"djamel-eddine-reffas-exhume-loeuvre-de-ahmed-zergui","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/alger16.dz\/?p=1789","title":{"rendered":"Djamel Eddine Reffas exhume l&rsquo;\u0153uvre de Ahmed Zergui"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Avec le m\u00eame esprit novateur gard\u00e9 intact depuis les premi\u00e8res exp\u00e9riences des ann\u00e9es 1970, le m\u00eame souci d&rsquo;\u00e9quilibre entre authenticit\u00e9 du texte et du rythme et ouverture musicale et instrumentale, Djamel Eddine Reffas explore, guitare \u00e9lectrique \u00e0 la main et p\u00e9dale wah-wah sous le pied, l&rsquo;univers anticonformiste du ra\u00ef selon l&rsquo;un des pionniers de son \u00e9volution, Ahmed Zergui.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"580\" height=\"389\" src=\"https:\/\/alger16.dz\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/cu-2.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1790\" srcset=\"https:\/\/alger16.dz\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/cu-2.jpg 580w, https:\/\/alger16.dz\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/cu-2-300x201.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 580px) 100vw, 580px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Si la guitare \u00e9lectrique de Zergui sonnait en son temps comme une rupture avec la tradition et une ouverture de nouvelles voies exp\u00e9rimentales, l&rsquo;exploration de ce legs par Djamel Eddine Reffas se veut comme un hommage \u00e0 un \u00e9prit novateur et cr\u00e9atif mais aussi comme un repli salutaire sur les premiers balbutiements du ra\u00ef moderne.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Souvent accompagn\u00e9 sur sc\u00e8ne de nombreux musiciens de talent, compl\u00e8tement immerg\u00e9s dans l&rsquo;esprit de l&rsquo;exp\u00e9rimentation et de la recherche d&rsquo;harmonie musicale, dont Mehdi Askeur \u00e0 l&rsquo;accord\u00e9on, Youcef Boukella, le bassiste de g\u00e9nie de l&rsquo;Orchestre national de Barbes, Kader Denadnia \u00e0 la guitare rythmique, ou encore Mohamed Menni aux percussions, Djamel Eddine Reffas, l&rsquo;un des enfants prodiges du ra\u00ef, restitue une dynamique cr\u00e9ative des plus authentiques qui avait connu un franc succ\u00e8s.<\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em><strong>Confi\u00e9e aux bons soins des arrangements et de l&rsquo;interpr\u00e9tation de Djamel Eddine Reffas, \u00ab\u00a0Jiti Tranji\u00a0\u00bb sonne comme un hymne \u00e0 l&rsquo;esprit du cr\u00e9ateur de ce que certains ont nomm\u00e9 le \u00ab\u00a0ra\u00ef \u00e9lectrique\u00a0\u00bb. Des touches de reggae, de folk et de jazz, viennent agr\u00e9menter ces \u0153uvres, voulues pour s&rsquo;ouvrir aux autres musiques, coller aux go\u00fbts de la jeunesse et voyager plus facilement.<\/strong><\/em><\/p>\n<\/blockquote>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Depuis le classement de la chanson ra\u00ef sur la liste indicative du patrimoine mondial de l&rsquo;humanit\u00e9 par l&rsquo;Unesco, qui est venue s&rsquo;ajouter \u00e0 d&rsquo;autres biens culturels immat\u00e9riels alg\u00e9riens, Djamel Eddine Reffas s&rsquo;est attel\u00e9 \u00e0 promouvoir encore cette musique sur de nombreuses sc\u00e8nes en Alg\u00e9rie et \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger, en choisissant une des figures les plus embl\u00e9matiques de sa ville de Sidi Bel Abbes, dont de r\u00e9centes sc\u00e8nes au Festival du ra\u00ef \u00e0 Oran et au festival l&rsquo;Et\u00e9 en musique \u00e0 Alger.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Un spectacle qui exhume une partie de la douzaine d&rsquo;enregistrements laiss\u00e9s par Zergui, et quelques textes et compositions in\u00e9dits, dont \u00ab\u00a0Andi Mha\u00efna\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Delali Ha Delali\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Hakda dima Yesrali\u00a0\u00bb, toujours avec une grande harmonie instrumentale et une voix m\u00e9lancolique pleine, qui s&rsquo;apparente, sans le vouloir, \u00e0 celle de l&rsquo;artiste qui a inspir\u00e9 tant de formations musicales depuis sa disparition en 1983.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Natif de Sidi Bel Abbes, Djamel Eddine Reffas, qui dit avoir d\u00e9couvert la guitare \u00e9lectrique et la musique de Zergui dans son enfance, avait fond\u00e9 la groupe de rock \u00ab\u00a0Les Outsiders\u00a0\u00bb en 1995, une p\u00e9riode qui avait vu la stigmatisation du ra\u00ef, le poussant \u00e0 continuer son \u00e9volution en underground. A cette \u00e9poque il s&rsquo;\u00e9tait rendu compte de l&rsquo;existence du \u00ab\u00a0Rock Abbassi\u00a0\u00bb rest\u00e9 intact dans \u0153uvre de Zergui.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Apr\u00e8s avoir longtemps travaill\u00e9 dans le mouvement artistique de sa ville (danse folklorique et musique), Djamel Eddine Reffas s&rsquo;installe \u00ab\u00a0\u00e0 la rue Sidi Brahim \u00e0 Paris\u00a0\u00bb, une adresse \u00ab\u00a0importante\u00a0\u00bb dans l&rsquo;\u00e9volution de son projet, o\u00f9 il a pour voisin un certain Sofiane Saidi, avec qui il collabore sur son premier album, \u00ab\u00a0El Mordjane\u00a0\u00bb sorti en 2015.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Apr\u00e8s le classement de la chanson ra\u00ef au patrimoine culturel universel, l&rsquo;occasion se pr\u00e9sente pour rendre justice \u00e0 Zergui, artiste prolifique et plut\u00f4t m\u00e9connu, et faire conna\u00eetre sa musique. Pour se faire Djamel Eddine Reffas s&rsquo;entoure d&rsquo;un orchestre, prend la libert\u00e9 d&rsquo;adapter les textes et endosse la responsabilit\u00e9 de chanter, lui le guitariste side-man, qui a gard\u00e9 l&rsquo;authenticit\u00e9 de \u0153uvre d&rsquo;origine en la poussant encore un peu dans la voie du rock sur laquelle elle \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 engag\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Depuis maintenant une ann\u00e9e, \u0153uvre de Zergui, comme celle de quelques autres pionniers du genre, est revisit\u00e9e et port\u00e9e par de nouveaux projets artistiques comme El Besta, \u00ab\u00a0Gasba \u00e9l\u00e9ctrique\u00a0\u00bb de Aboubakr Maatallah, Sofiane Saidi ou encore les \u00ab\u00a0H\u00e9riti\u00e8res\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Djamel Eddine Reffas salue cette \u00ab\u00a0belle dynamique, qui aborde le ra\u00ef comme un projet artistique et non plus comme un ph\u00e9nom\u00e8ne de soci\u00e9t\u00e9\u00a0\u00bb, et souhaite la voir \u00ab\u00a0p\u00e9renne et qualitative\u00a0\u00bb avec le soutien des collectivit\u00e9s, du mouvement associatif et des instances culturelles qui ont ouvert les portes \u00e0 ce genre de projets.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Avec le m\u00eame esprit novateur gard\u00e9 intact depuis les premi\u00e8res exp\u00e9riences des ann\u00e9es 1970, le m\u00eame souci d&rsquo;\u00e9quilibre entre authenticit\u00e9 du texte et du rythme et ouverture musicale et instrumentale, Djamel Eddine Reffas explore, guitare \u00e9lectrique \u00e0 la main et p\u00e9dale wah-wah sous le pied, l&rsquo;univers anticonformiste du ra\u00ef selon [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":1790,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[40,62],"tags":[],"class_list":["post-1789","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-culture","category-le-savez-vous"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/alger16.dz\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1789","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/alger16.dz\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/alger16.dz\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/alger16.dz\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/alger16.dz\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1789"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/alger16.dz\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1789\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1791,"href":"https:\/\/alger16.dz\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1789\/revisions\/1791"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/alger16.dz\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/1790"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/alger16.dz\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1789"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/alger16.dz\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=1789"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/alger16.dz\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1789"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}