{"id":34523,"date":"2025-03-17T21:50:37","date_gmt":"2025-03-17T21:50:37","guid":{"rendered":"https:\/\/alger16.dz\/?p=34523"},"modified":"2025-03-17T21:50:38","modified_gmt":"2025-03-17T21:50:38","slug":"conference-a-loccasion-du-63e-anniversaire-de-lassassinat-de-mouloud-feraoun-la-souffrance-des-algeriens-durant-la-periode-coloniale-exprimees-par-une-ecriture","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/alger16.dz\/?p=34523","title":{"rendered":"Conf\u00e9rence \u00e0 l&rsquo;occasion du 63e anniversaire de l&rsquo;assassinat de Mouloud Feraoun: La souffrance des alg\u00e9riens durant la p\u00e9riode coloniale exprim\u00e9es par une \u00e9criture"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"580\" height=\"350\" src=\"https:\/\/alger16.dz\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/AA1B1PvJ.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-34524\" srcset=\"https:\/\/alger16.dz\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/AA1B1PvJ.jpg 580w, https:\/\/alger16.dz\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/AA1B1PvJ-300x181.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 580px) 100vw, 580px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>La Radio culturelle a rendu hommage, samedi dernier \u00e0 Alger, \u00e0 l\u2019\u00e9crivain Mouloud Feraoun (1913-1962) \u00e0 l\u2019occasion du 63\u1d49 anniversaire de son assassinat, en organisant une conf\u00e9rence qui a mis en lumi\u00e8re son engagement litt\u00e9raire, social et philosophique, t\u00e9moignant des souffrances du peuple alg\u00e9rien sous la colonisation.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans le cadre de la grille des programmes du mois de Ramadan, le club culturel A\u00efssa Messaoudi de la radio alg\u00e9rienne a accueilli une conf\u00e9rence r\u00e9unissant Ali Feraoun, fils de l\u2019\u00e9crivain, Zoubida Ma\u00e2mria, \u00e9crivaine et sp\u00e9cialiste de son \u0153uvre, ainsi que le professeur d\u2019histoire Mouloud Aouimer. \u00c0 cette occasion, des lectures litt\u00e9raires et historiques ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9es pour souligner le parcours de Mouloud Feraoun, assassin\u00e9 par l\u2019Organisation arm\u00e9e secr\u00e8te (OAS) \u00e0 Ben Aknoun le 15 mars 1962, \u00e0 seulement quatre jours du cessez-le-feu. Ali Feraoun a partag\u00e9 le souvenir douloureux de cette trag\u00e9die : \u00abNous avions re\u00e7u l&rsquo;effroyable nouvelle alors que nous nous appr\u00eations, comme tous les Alg\u00e9riens, \u00e0 c\u00e9l\u00e9brer le cessez-le-feu. C\u2019est gr\u00e2ce \u00e0 la solidarit\u00e9 du peuple alg\u00e9rien que nous avons pu surmonter cette \u00e9preuve\u00bb, a-t-il t\u00e9moign\u00e9, exprimant sa fiert\u00e9 d\u2019\u00eatre le fils d\u2019un homme dont les \u0153uvres continuent d\u2019inspirer chercheurs et universitaires.<br>Le professeur Mouloud Aouimer a rappel\u00e9 que Mouloud Feraoun, comme d\u2019autres \u00e9crivains alg\u00e9riens de son \u00e9poque, a utilis\u00e9 la langue du colonisateur pour t\u00e9moigner des tourments de son peuple, inscrivant ses r\u00e9cits dans la m\u00e9moire collective. Ses \u0153uvres, traduites en plusieurs langues, ont contribu\u00e9 \u00e0 faire conna\u00eetre au monde entier la r\u00e9alit\u00e9 coloniale en Alg\u00e9rie. \u00abSes \u00e9crits sont une v\u00e9ritable chronique sociale et historique, mettant en \u00e9vidence les crimes commis par la France coloniale et les r\u00e9sistances du peuple alg\u00e9rien\u00bb, a-t-il expliqu\u00e9. De son c\u00f4t\u00e9, Zoubida Ma\u00e2mria, sp\u00e9cialiste de l\u2019\u0153uvre de Feraoun, a soulign\u00e9 son engagement sans faille \u00e0 travers des romans majeurs tels que \u00abLe Fils du pauvre\u00bb, \u00abLa Terre et le Sang\u00bb et \u00abJournal\u00bb. Selon elle, \u00abil s\u2019est impos\u00e9 comme un \u00e9crivain de position, utilisant la langue fran\u00e7aise pour adresser des messages directs \u00e0 la France coloniale et au monde, d\u00e9non\u00e7ant sans d\u00e9tour la discrimination et les injustices subies par les Alg\u00e9riens\u00bb. Elle a ajout\u00e9 que Feraoun faisait partie des premiers \u00e9crivains alg\u00e9riens \u00e0 d\u00e9noncer la politique coloniale et ses cons\u00e9quences d\u00e9sastreuses sur la soci\u00e9t\u00e9 alg\u00e9rienne, inspirant ainsi d\u2019autres auteurs \u00e0 t\u00e9moigner des souffrances v\u00e9cues sous l\u2019occupation. Son engagement ne se limitait pas \u00e0 l\u2019\u00e9criture, puisqu\u2019il voyait l\u2019\u00e9ducation comme un moyen de lib\u00e9ration. \u00abLes massacres du 8 mai 1945 ont profond\u00e9ment marqu\u00e9 son parcours et ont contribu\u00e9 \u00e0 faire \u00e9merger son engagement litt\u00e9raire et intellectuel\u00bb, a-t-elle analys\u00e9. N\u00e9 en 1913 \u00e0 Tizi Ouzou, Mouloud Feraoun a suivi ses \u00e9tudes primaires dans sa r\u00e9gion natale avant d\u2019obtenir, en 1928, une bourse pour poursuivre son cursus secondaire. En 1932, il rejoint l\u2019\u00c9cole normale sup\u00e9rieure de Bouzar\u00e9ah \u00e0 Alger. Apr\u00e8s de longues ann\u00e9es consacr\u00e9es \u00e0 l\u2019enseignement, il est nomm\u00e9 en 1960 inspecteur des centres sociaux \u00e0 Ben Aknoun. Le 15 mars 1962, alors que l\u2019Alg\u00e9rie s\u2019appr\u00eatait \u00e0 tourner la page de la colonisation, il est assassin\u00e9 par des membres de l&rsquo;OAS, laissant derri\u00e8re lui une \u0153uvre intemporelle et un h\u00e9ritage litt\u00e9raire qui continue d\u2019\u00eatre \u00e9tudi\u00e9 et c\u00e9l\u00e9br\u00e9 aujourd\u2019hui.<br><strong>Cheklat Meriem<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La Radio culturelle a rendu hommage, samedi dernier \u00e0 Alger, \u00e0 l\u2019\u00e9crivain Mouloud Feraoun (1913-1962) \u00e0 l\u2019occasion du 63\u1d49 anniversaire de son assassinat, en organisant une conf\u00e9rence qui a mis en lumi\u00e8re son engagement litt\u00e9raire, social et philosophique, t\u00e9moignant des souffrances du peuple alg\u00e9rien sous la colonisation. 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