{"id":48459,"date":"2025-08-25T00:50:00","date_gmt":"2025-08-25T00:50:00","guid":{"rendered":"https:\/\/alger16.dz\/?p=48459"},"modified":"2025-10-07T18:45:18","modified_gmt":"2025-10-07T18:45:18","slug":"iatf-2025-en-algerie-un-boom-pour-le-developpement-de-lafrique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/alger16.dz\/?p=48459","title":{"rendered":"IATF 2025 en Alg\u00e9rie : Un boom pour le d\u00e9veloppement de l\u2019Afrique"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"735\" height=\"450\" src=\"https:\/\/alger16.dz\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/IATF-4.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-48460\" srcset=\"https:\/\/alger16.dz\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/IATF-4.jpg 735w, https:\/\/alger16.dz\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/IATF-4-300x184.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 735px) 100vw, 735px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>\u00c0 la veille de la 4\u1d49 \u00e9dition de la Foire commerciale intra-africaine (IATF 2025), qui se tiendra du 4 au 10 septembre \u00e0 Alger, l\u2019Alg\u00e9rie s\u2019impose comme un acteur central de l\u2019architecture \u00e9conomique africaine. Cet \u00e9v\u00e9nement d\u2019envergure continentale, rassemblant d\u00e9cideurs politiques, investisseurs, industriels et jeunes entrepreneurs, consacre le pays non seulement comme un march\u00e9 strat\u00e9gique, mais surtout comme un moteur de l\u2019int\u00e9gration africaine.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Troisi\u00e8me puissance \u00e9conomique du continent avec un PIB estim\u00e9 \u00e0 pr\u00e8s de 270 milliards de dollars en 2024, l\u2019Alg\u00e9rie s\u2019impose de plus en plus comme un acteur central dans la recomposition g\u00e9o\u00e9conomique de l\u2019Afrique et ce, dans un contexte o\u00f9 les \u00e9quilibres strat\u00e9giques mondiaux se redessinent. Le pays qui fut longtemps per\u00e7u principalement \u00e0 travers le prisme de son r\u00f4le de fournisseur d\u2019hydrocarbures cherche d\u00e9sormais \u00e0 projeter une nouvelle image. Il veut avoir l\u2019image d\u2019une puissance productive, diversifi\u00e9e et r\u00e9siliente, capable non seulement de consolider son r\u00f4le \u00e9nerg\u00e9tique mais aussi de se positionner comme l\u2019un des piliers industriels, agricoles, logistiques et technologiques du continent africain.<br>Cette volont\u00e9 de transformation structurelle s\u2019appuie sur une strat\u00e9gie de diversification \u00e9conomique ambitieuse qui traduit une rupture assum\u00e9e avec la d\u00e9pendance historique aux rentes p\u00e9troli\u00e8res et gazi\u00e8res. Ce qui vient d\u2019\u00eatre dit n\u2019est pas de l\u2019encre sur un papier c\u2019est le t\u00e9moignage du dernier rapport de l\u2019Agence alg\u00e9rienne de promotion de l\u2019investissement (AAPI).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Un pays tourn\u00e9 vers l\u2019industrie et l\u2019agriculture<br><\/strong>Ce rapport indique que pr\u00e8s de la moiti\u00e9 des projets enregistr\u00e9s en 2024 concernent d\u00e9sormais le secteur industriel, un signal fort de la volont\u00e9 du pays d\u2019ancrer sa croissance dans la cr\u00e9ation de valeur, la transformation locale et la substitution aux importations. Ce basculement vers une \u00e9conomie plus productive a \u00e9t\u00e9 salu\u00e9 par la Banque mondiale qui a reclass\u00e9 l\u2019Alg\u00e9rie dans la cat\u00e9gorie des pays \u00e0 revenu interm\u00e9diaire sup\u00e9rieur, renfor\u00e7ant ainsi la cr\u00e9dibilit\u00e9 du pays aupr\u00e8s des bailleurs de fonds internationaux et des investisseurs priv\u00e9s.<br>Dans le domaine industriel toujours, \u00e9norm\u00e9ment de chantiers sont en cours. Ils concernent des fili\u00e8res strat\u00e9giques comme la sid\u00e9rurgie, le ciment, l\u2019automobile et les mat\u00e9riaux de construction, autant de secteurs qui alimentent la dynamique de l\u2019emploi et r\u00e9duisent la d\u00e9pendance ext\u00e9rieure. Mais au-del\u00e0 de ces cr\u00e9neaux classiques, c\u2019est surtout le secteur minier qui attire l\u2019attention, car l\u2019Alg\u00e9rie dispose de ressources strat\u00e9giques consid\u00e9rables telles que le fer de Gara Djebilet, le phosphate, le lithium, les terres rares et d\u2019autres minerais indispensables aux transitions \u00e9nerg\u00e9tiques mondiales. Cette richesse g\u00e9ologique qui pourrait placer le pays au c\u0153ur des cha\u00eenes de valeur industrielles internationales li\u00e9es aux batteries, aux \u00e9nergies renouvelables et aux technologies de pointe<br>L\u2019agriculture suit la m\u00eame trajectoire de modernisation. La m\u00e9canisation, l\u2019irrigation et la mise en valeur du Sahara ont permis d\u2019atteindre l\u2019autosuffisance dans plusieurs fili\u00e8res. Certaines productions g\u00e9n\u00e8rent d\u00e9sormais des exc\u00e9dents exportables, ce qui place l\u2019Alg\u00e9rie parmi les pays africains les plus performants en mati\u00e8re de s\u00e9curit\u00e9 alimentaire selon la FAO. Cette agriculture devrait encore augmenter dans les prochaines ann\u00e9es. D\u2019ailleurs, les chiffres des r\u00e9coltes ne cessent de s\u2019am\u00e9liorer. Aujourd\u2019hui, le pays n\u2019a plus besoin de perdre son argent \u00e0 importer des l\u00e9gumes ou du bl\u00e9. Mais il devra faire davantage pour tout ce qui concerne le b\u00e9tail et les viandes, pour \u00e9viter une potentielle crise.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Le pari de la r\u00e9volution num\u00e9rique<br><\/strong>Parall\u00e8lement, le pays mise sur la r\u00e9volution num\u00e9rique avec pr\u00e8s de 9 000 start-up recens\u00e9es et un objectif affich\u00e9 de 20 000 d\u2019ici 2029. L\u2019innovation et l\u2019entrepreneuriat sont donc pour les Alg\u00e9riens, un levier majeur de transformation et de diversification de l\u2019\u00e9conomie locale. Cette dynamique inscrit le pays dans la comp\u00e9tition pour devenir un hub num\u00e9rique africain \u00e0 m\u00eame de rivaliser avec des \u00e9cosyst\u00e8mes \u00e9mergents comme ceux du Kenya, de l\u2019Ethiopie ou de l\u2019Afrique du Sud. L\u2019administration du Pr\u00e9sident Tebboune cherche \u00e0 positionner l\u2019Alg\u00e9rie comme une interface technologique entre l\u2019Europe, la M\u00e9diterran\u00e9e et l\u2019Afrique subsaharienne.<br>La dynamique touche aussi les services. Le secteur financier, le num\u00e9rique et la logistique connaissent une acc\u00e9l\u00e9ration notable. L\u2019\u00c9tat mise sur la digitalisation et la modernisation de la gouvernance pour rendre l\u2019\u00e9conomie plus comp\u00e9titive dans un environnement international en mutation. Toutefois, plus de lois r\u00e9gissant le secteur devraient \u00eatre mises en place pour garantir le bon \u00e9coulement des flux financiers.<br>Les secteurs strat\u00e9giques traditionnels connaissent eux aussi une mutation profonde dans notre nation. L\u2019\u00e9nergie reste le pilier fondamental de l\u2019\u00e9conomie avec Sonatrach qui continue de jouer un r\u00f4le d\u00e9cisif dans l\u2019approvisionnement de l\u2019Europe et de l\u2019Asie. Cependant, l\u2019Alg\u00e9rie pr\u00e9pare l\u2019avenir en investissant dans l\u2019hydrog\u00e8ne vert, le solaire, l\u2019\u00e9olien et les nouvelles technologies de stockage. Cela devrait permettre au pays affili\u00e9 \u00e0 l\u2019Opep d\u2019articuler son r\u00f4le de producteur d\u2019hydrocarbures avec celui d\u2019acteur incontournable de la transition \u00e9nerg\u00e9tique mondiale.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Ne pas d\u00e9laisser le potentiel touristique<br><\/strong>Le tourisme est un secteur qui progresse mais qui reste en retrait par rapport \u00e0 son potentiel. Le pays dispose pourtant d\u2019atouts majeurs : 1 200 km de littoral m\u00e9diterran\u00e9en, un Sahara aux paysages uniques, un patrimoine arch\u00e9ologique class\u00e9 par l\u2019UNESCO. Ces richesses restent encore insuffisamment exploit\u00e9es. Simplifier les proc\u00e9dures, cr\u00e9er davantage de structures d\u2019accueil et d\u00e9velopper une v\u00e9ritable culture du tourisme devraient aujourd\u2019hui \u00eatre des priorit\u00e9s. L\u2019objectif affich\u00e9 est clair : franchir la barre des dix millions de visiteurs par an d\u2019ici 2030. Mais cet objectif semble beaucoup trop optimiste dans le contexte actuel. Un meilleur focus sur ce secteur devrait \u00eatre accord\u00e9 avec des initiatives courageuses encore \u00e0 prendre. En tout cas, cr\u00e9er une dynamique favorable \u00e0 la multiplication des touristes apporterait des devises, stimulerait l\u2019investissement priv\u00e9 et cr\u00e9erait des centaines de milliers d\u2019emplois directs et indirects. Cela renfoncera \u00e9galement le poids du pays sur la sc\u00e8ne internationale.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Un capital g\u00e9ographique et d\u00e9mographique \u00e9norme<br><\/strong>\u00c0 ces ambitions \u00e9conomiques s\u2019ajoute un capital g\u00e9ostrat\u00e9gique unique. L\u2019Alg\u00e9rie, plus grand pays d\u2019Afrique avec ses 2,4 millions de km\u00b2 et sept fronti\u00e8res terrestres, constitue une v\u00e9ritable charni\u00e8re continentale, connect\u00e9e au Bassin m\u00e9diterran\u00e9en mais tourn\u00e9e aussi vers le Sahel et l\u2019Afrique de l\u2019Ouest. Cette double appartenance lui conf\u00e8re une position de carrefour strat\u00e9gique que viennent renforcer les m\u00e9ga-projets d\u2019infrastructures routi\u00e8res, ferroviaires, portuaires et a\u00e9roportuaires, parmi lesquels le corridor transsaharien. Ce corridor doit relier Alger \u00e0 Lagos en passant par le Niger. Il est appel\u00e9 \u00e0 devenir une art\u00e8re vitale pour la Zone de libre-\u00e9change continentale africaine (ZLECAf). Notre pays ambitionne d\u2019occuper un r\u00f4le moteur de cette zone. On veut prendre la place de p\u00f4le de circulation des biens, des services et des capitaux au c\u0153ur de la future int\u00e9gration africaine.<br>Cette transformation s\u2019appuie sur un socle humain solide. L\u2019Alg\u00e9rie forte d\u2019une population qui d\u00e9passe les 47 millions d\u2019habitants, en 2025, figure parmi les pays africains les mieux class\u00e9s en termes de d\u00e9veloppement humain. L\u2019Alg\u00e9rie occupait, en 2024, la 3e place de pays le plus heureux d\u2019Afrique et la 84e au monde. C\u2019est gr\u00e2ce \u00e0 des investissements constants dans l\u2019\u00e9ducation, la sant\u00e9 et la formation qu\u2019elle a d\u00e9croch\u00e9 cette place respectable parmi ces confr\u00e8res africains. De plus, la jeunesse, qui constitue la majorit\u00e9 de la population, incarne un r\u00e9servoir de comp\u00e9tences et d\u2019\u00e9nergie. Chaque ann\u00e9e, des milliers de dipl\u00f4m\u00e9s arrivent sur le march\u00e9 du travail. Leur insertion reste un d\u00e9fi, mais aussi une opportunit\u00e9 : celle de transformer ce capital humain en levier de croissance et d\u2019innovation, capable de porter le pays sur les sc\u00e8nes r\u00e9gionale et mondiale.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Les ambitions du pr\u00e9sident Tebboune<br><\/strong>Le pr\u00e9sident Abdelmadjid Tebboune a r\u00e9cemment rappel\u00e9 l\u2019ambition nationale : hisser l\u2019Alg\u00e9rie au rang de deuxi\u00e8me, voire de premi\u00e8re \u00e9conomie africaine dans les deux \u00e0 trois prochaines ann\u00e9es. \u00abGr\u00e2ce \u00e0 sa jeunesse et \u00e0 ses op\u00e9rateurs \u00e9conomiques dont nous sommes fiers, l\u2019Alg\u00e9rie aspire \u00e0 devenir la premi\u00e8re \u00e9conomie du continent et \u00e0 r\u00e9aliser ainsi les aspirations de nos citoyens, par fid\u00e9lit\u00e9 \u00e0 ceux qui se sont sacrifi\u00e9s pour cette patrie\u00bb, avait-il d\u00e9clar\u00e9.<br>Cet objectif, loin d\u2019\u00eatre utopique, s\u2019appuie sur des dynamiques tangibles : des r\u00e9formes \u00e9conomiques acc\u00e9l\u00e9r\u00e9es, une politique volontariste d\u2019ouverture vers l\u2019Afrique et une mobilisation sans pr\u00e9c\u00e9dent de la soci\u00e9t\u00e9 civile et des entrepreneurs. L\u2019Alg\u00e9rie pourrait ainsi g\u00e9n\u00e9rer plus de 150 milliards de dollars de PIB suppl\u00e9mentaire au cours des trois prochaines ann\u00e9es. Atteindre la barre symbolique de la moiti\u00e9 d\u2019un trillion de dollars devient m\u00eame envisageable d\u2019ici 2030. Une telle progression permettrait aux citoyens alg\u00e9riens de voir leur revenu annuel brut doubler, ouvrant ainsi la voie \u00e0 une am\u00e9lioration significative des salaires et du niveau de vie.<br>Pour de nombreux \u00e9conomistes, l\u2019Alg\u00e9rie incarne aujourd\u2019hui un atout strat\u00e9gique pour le continent. Sa stabilit\u00e9 politique, sa profondeur \u00e9conomique et son capital humain lui conf\u00e8rent la l\u00e9gitimit\u00e9 d\u2019un leadership r\u00e9gional. \u00c0 travers des initiatives comme la ZLECAf (Zone de libre-\u00e9change continentale africaine), l\u2019Alg\u00e9rie se positionne comme un pilier de la future architecture \u00e9conomique africaine.<br>La tenue de l\u2019IATF 2025 \u00e0 Alger n\u2019est donc pas un hasard : elle traduit la reconnaissance continentale du r\u00f4le de l\u2019Alg\u00e9rie comme locomotive du d\u00e9veloppement, catalyseur d\u2019investissements et champion de l\u2019int\u00e9gration africaine. Cette \u00e9dition devra donc incarner l\u2019excellence. Tous les pr\u00e9paratifs sont lanc\u00e9s avec une volont\u00e9 pr\u00e9sidentielle affirm\u00e9e de r\u00e9ussir au mieux cette \u00e9ch\u00e9ance. Rendez-vous jeudi 4 septembre pour le lancement officiel d\u2019une exposition continentale qui s\u2019annonce plus que jamais comme historique.<br><strong>G. Salah Eddine<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00c0 la veille de la 4\u1d49 \u00e9dition de la Foire commerciale intra-africaine (IATF 2025), qui se tiendra du 4 au 10 septembre \u00e0 Alger, l\u2019Alg\u00e9rie s\u2019impose comme un acteur central de l\u2019architecture \u00e9conomique africaine. 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