{"id":53862,"date":"2025-11-04T00:34:00","date_gmt":"2025-11-04T00:34:00","guid":{"rendered":"https:\/\/alger16.dz\/?p=53862"},"modified":"2026-02-13T19:12:14","modified_gmt":"2026-02-13T19:12:14","slug":"le-ministre-des-affaires-etrangeres-ahmed-attaf-dans-une-interview-accordee-a-al24-news-vote-de-lassemblee-nationale-francaise-sur-les-accords-de-1968-une-affaire-franco-francais","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/alger16.dz\/?p=53862","title":{"rendered":"Le ministre des affaires \u00e9trang\u00e8res, Ahmed Attaf, dans une interview accord\u00e9e \u00e0 Al24 News \/ Vote de l\u2019Assembl\u00e9e nationale fran\u00e7aise sur les accords de 1968 : \u00ab Une affaire franco-fran\u00e7aise\u00bb"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"540\" src=\"https:\/\/alger16.dz\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/attaf1-1024x540.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-53863\" srcset=\"https:\/\/alger16.dz\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/attaf1-1024x540.jpg 1024w, https:\/\/alger16.dz\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/attaf1-300x158.jpg 300w, https:\/\/alger16.dz\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/attaf1-768x405.jpg 768w, https:\/\/alger16.dz\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/attaf1.jpg 1084w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Dans une interview exclusive diffus\u00e9e dimanche soir sur la cha\u00eene AL24 News, le ministre alg\u00e9rien des Affaires \u00e9trang\u00e8res, Ahmed Attaf, a livr\u00e9 une analyse claire et sans ambigu\u00eft\u00e9 sur la r\u00e9cente r\u00e9solution de l\u2019Assembl\u00e9e nationale fran\u00e7aise appelant \u00e0 d\u00e9noncer les accords franco-alg\u00e9riens de 1968 et sur la question sahraouie.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Par G.\u2008Salah Eddine<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les accords de 1968, sign\u00e9s cinq ans apr\u00e8s l\u2019ind\u00e9pendance de l\u2019Alg\u00e9rie, encadrent depuis plus d\u2019un demi-si\u00e8cle la circulation, l\u2019emploi et le s\u00e9jour des ressortissants alg\u00e9riens en France. Leur port\u00e9e d\u00e9passe le strict cadre migratoire : ils constituent un \u00e9l\u00e9ment structurant des relations bilat\u00e9rales entre Alger et Paris, au carrefour du droit, de la m\u00e9moire et de la politique. Mais la r\u00e9cente offensive politique venue de Paris a r\u00e9veill\u00e9 les r\u00e9flexes souverainistes du c\u00f4t\u00e9 alg\u00e9rien.<br>Sans hausser le ton, Attaf a pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 la lucidit\u00e9 \u00e0 la surench\u00e8re, tout en soulignant l\u2019ironie du moment : \u00ab J\u2019ai beaucoup de respect pour l\u2019Assembl\u00e9e nationale fran\u00e7aise, mais lorsque j\u2019ai vu ce vote, une seule pens\u00e9e m\u2019est venue \u00e0 l\u2019esprit : la course \u00e0 l\u2019\u00e9chalote se poursuit .\u00bb Ces mots lourds de sens illustrent parfaitement le contexte politique fran\u00e7ais, le chef de la diplomatie a d\u2019ailleurs poursuivi dans ce sens en affirmant : \u00ab C\u2019est attristant de voir un grand pays comme la France faire de l\u2019histoire d\u2019un autre pays \u2014 ind\u00e9pendant et souverain \u2014 un enjeu de comp\u00e9tition \u00e9lectorale anticip\u00e9e. \u00bb<br>Derri\u00e8re cette formule ac\u00e9r\u00e9e, le chef de la diplomatie alg\u00e9rienne pointe un ph\u00e9nom\u00e8ne bien connu : la tentation r\u00e9currente de certains responsables fran\u00e7ais d\u2019instrumentaliser la question alg\u00e9rienne pour nourrir le d\u00e9bat int\u00e9rieur, surtout \u00e0 l\u2019approche d\u2019\u00e9ch\u00e9ances politiques. Ce que d\u00e9nonce Attaf, ce n\u2019est pas le d\u00e9saccord en soi, mais l\u2019usage \u00e9lectoraliste d\u2019un dossier historique sensible, souvent trait\u00e9 sans nuance ni compr\u00e9hension du contexte.<br>Fid\u00e8le \u00e0 son style mesur\u00e9, Ahmed Attaf a replac\u00e9 la pol\u00e9mique dans le cadre juridique qui la d\u00e9finit :<br>\u00ab Cette question rel\u00e8ve avant tout d\u2019un d\u00e9bat interne \u00e0 la France, entre l\u2019Assembl\u00e9e nationale et le gouvernement fran\u00e7ais. C\u2019est une affaire int\u00e9rieure qui, \u00e0 ce stade, ne nous concerne pas .\u00bb<br>Toutefois, le repr\u00e9sentant alg\u00e9rien a d\u00e9taill\u00e9 en ajoutant cette nuance : \u00abElle pourrait nous concerner uniquement si elle venait \u00e0 devenir une affaire entre nos deux gouvernements, car les accords de 1968 sont, par nature, des accords bilat\u00e9raux conclus entre \u00c9tats. Or, le gouvernement fran\u00e7ais ne nous a, jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent, adress\u00e9 aucune communication officielle \u00e0 ce sujet. C\u2019est pourquoi, sur le fond, l\u2019Alg\u00e9rie ne r\u00e9agit pas. \u00bb<br>Ce passage n\u2019est pas une simple pr\u00e9cision protocolaire : il r\u00e9affirme la ligne de conduite diplomatique de l\u2019Alg\u00e9rie, fond\u00e9e sur le respect mutuel et la non-ing\u00e9rence. Attaf y oppose le pragmatisme alg\u00e9rien \u00e0 la f\u00e9brilit\u00e9 politique fran\u00e7aise, rappelant qu\u2019aucun d\u00e9bat parlementaire \u00e0 Paris ne saurait unilat\u00e9ralement modifier un texte bilat\u00e9ral sans concertation entre les deux \u00c9tats.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>\u00abUn accord restrictif et non lib\u00e9ral\u00bb<br><\/strong>Le ministre a \u00e9galement pris le soin de d\u00e9monter une id\u00e9e re\u00e7ue persistante :<br>\u00ab Les m\u00e9dias fran\u00e7ais, et m\u00eame une partie de la classe politique, ont une perception tr\u00e8s biais\u00e9e et orient\u00e9e des accords de 1968. Contrairement \u00e0 ce que certains pr\u00e9tendent, cet accord n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 un texte lib\u00e9ral destin\u00e9 \u00e0 favoriser l\u2019immigration. Bien au contraire, il introduisait des restrictions par rapport au r\u00e9gime \u00e9tabli par les accords d\u2019\u00c9vian. Il s\u2019agit donc, par nature et historiquement, d\u2019un accord restrictif pour les Alg\u00e9riens, et non d\u2019un instrument d\u2019ouverture migratoire. \u00bb<br>Cette mise au point est capitale. En repla\u00e7ant le texte dans sa v\u00e9ritable dimension historique, Attaf souligne que les accords de 1968 ne sont pas un \u201cprivil\u00e8ge\u201d accord\u00e9 aux Alg\u00e9riens, mais une structure administrative encadrant rigoureusement les flux migratoires, dans un esprit de r\u00e9gulation et de coop\u00e9ration. Cette pr\u00e9cision remet en question des ann\u00e9es de narration politique fran\u00e7aise cherchant \u00e0 pr\u00e9senter ces accords comme un \u201cpasse-droit\u201d h\u00e9rit\u00e9 du pass\u00e9.<br>La r\u00e9ponse du ministre s\u2019est enfin attaqu\u00e9e \u00e0 un autre mythe : celui du co\u00fbt \u00e9conomique pr\u00e9sum\u00e9 des accords pour la France.<br>\u00ab J\u2019ai entendu dire r\u00e9cemment que les accords de 1968 co\u00fbteraient \u00e0 la France deux milliards d\u2019euros par an. Cela m\u2019a imm\u00e9diatement fait penser \u00e0 ces discours sur \u201cl\u2019aide au d\u00e9veloppement\u201d\u2026 On voit ainsi circuler des chiffres lanc\u00e9s au hasard, sans aucun fondement ni lien avec la r\u00e9alit\u00e9. \u00bb<br>Ce passage traduit la lassitude alg\u00e9rienne face \u00e0 la rh\u00e9torique \u00e9conomique d\u00e9form\u00e9e qui alimente certains d\u00e9bats fran\u00e7ais. Attaf y d\u00e9c\u00e8le une strat\u00e9gie de diversion, o\u00f9 les r\u00e9alit\u00e9s \u00e9conomiques et migratoires sont instrumentalis\u00e9es pour flatter les instincts \u00e9lectoraux, souvent au d\u00e9triment de la v\u00e9rit\u00e9.<br>En filigrane, l\u2019intervention du ministre traduit une posture diplomatique ma\u00eetris\u00e9e : ni r\u00e9action \u00e9motionnelle ni silence complice. Alger choisit la voie de la raison, rappelant que les relations entre \u00c9tats se g\u00e8rent par la diplomatie, non par la d\u00e9magogie.<br>La fermet\u00e9 tranquille d\u2019Attaf r\u00e9affirme la maturit\u00e9 de la politique \u00e9trang\u00e8re alg\u00e9rienne, d\u00e9sormais guid\u00e9e par une vision de long terme, d\u00e9tach\u00e9e des oscillations conjoncturelles des sc\u00e8nes politiques \u00e9trang\u00e8res.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>L\u2019Alg\u00e9rie allait voter pour la r\u00e9solution de l\u2019ONU sur la question sahraouie<br><\/strong>Par ailleurs, dans une autre intervention remarqu\u00e9e, le chef de la diplomatie alg\u00e9rienne, M. Ahmed Attaf, a abord\u00e9 deux sujets br\u00fblants : la r\u00e9solution adopt\u00e9e au Conseil de s\u00e9curit\u00e9 sur le Sahara occidental et, plus largement, la lecture politique biais\u00e9e de certains dossiers o\u00f9 se croisent int\u00e9r\u00eats, id\u00e9ologies et ambitions nationales.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Attaf, dans une d\u00e9monstration de clart\u00e9 strat\u00e9gique, a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 comment le Maroc a tent\u00e9 en vain ce qu\u2019il a d\u00e9crit comme un \u00ab passage en force\u00bb lors de la session du mois d\u2019octobre \u00e9coul\u00e9 au Conseil de s\u00e9curit\u00e9 dans le but d\u2019imposer son plan d\u2019autonomie comme seule et unique issue \u00e0 un conflit vieux de plus d\u2019un demi-si\u00e8cle.<br>Le Maroc a cherch\u00e9 \u00e0 mettre fin \u00e0 la mission onusienne pour le r\u00e9f\u00e9rendum d\u2019autod\u00e9termination (Minurso), ou du moins \u00e0 restreindre son mandat, a-t-il expliqu\u00e9 . Cette tentative visait, selon lui, \u00e0 supprimer l\u2019option de l\u2019autod\u00e9termination du peuple sahraoui, principe fondateur du droit international.<br>D\u00e9taillant le contenu des n\u00e9gociations, Ahmed Attaf a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que ces ambitions marocaines figuraient noir sur blanc dans le document initial, avant d\u2019\u00eatre \u00e9dulcor\u00e9es sous la pression diplomatique. \u00ab Ces objectifs apparaissent clairement dans le projet initial de r\u00e9solution, le draft z\u00e9ro, ce qui a entra\u00een\u00e9 une r\u00e9action n\u00e9gative de plusieurs pays. Huit \u00c9tats, dont l\u2019Alg\u00e9rie, ont propos\u00e9 des amendements car le texte \u00e9tait jug\u00e9 injuste et totalement biais\u00e9 en faveur d\u2019un seul camp \u00bb, a-t-il expliqu\u00e9.<br>Face \u00e0 ces pressions, le Conseil de s\u00e9curit\u00e9 a finalement tranch\u00e9 en faveur d\u2019une version beaucoup plus \u00e9quilibr\u00e9e.<br>\u00ab Le Maroc n\u2019a pas r\u00e9ussi \u00e0 imposer sa logique \u00bb, a r\u00e9sum\u00e9 Attaf, soulignant que la Minurso non seulement a \u00e9t\u00e9 maintenue, mais que son mandat a \u00e9t\u00e9 prolong\u00e9 d\u2019une ann\u00e9e compl\u00e8te, conform\u00e9ment aux usages diplomatiques.<br>Autre revers pour Rabat : son plan d\u2019autonomie n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 consacr\u00e9 comme unique option dans le texte final.<br>\u00ab La r\u00e9solution finale \u00e9voque l\u2019autonomie, mais \u00e9galement d\u2019autres alternatives. Le jeu diplomatique est toujours ouvert : d\u2019un c\u00f4t\u00e9, l\u2019initiative marocaine ; de l\u2019autre, les propositions sahraouies \u00bb, a-t-il pr\u00e9cis\u00e9, insistant sur la distinction r\u00e9affirm\u00e9e entre autonomie et autod\u00e9termination.<br>Le diplomate a ajout\u00e9 que \u00ab le Maroc a perdu le lien qu\u2019il souhaitait cr\u00e9er entre autonomie et autod\u00e9termination. Le droit \u00e0 l\u2019autod\u00e9termination pour le peuple sahraoui a \u00e9t\u00e9 finalement reconnu conform\u00e9ment au droit international, la Charte des Nations unies et les r\u00e9solutions qui consacrent ce droit \u00bb.<br>Dans un passage r\u00e9v\u00e9lateur, Ahmed Attaf a confi\u00e9 que l\u2019Alg\u00e9rie \u00e9tait \u00e0 deux doigts de voter pour la r\u00e9solution :<br>\u00ab Je vais vous livrer un scoop : l\u2019Alg\u00e9rie \u00e9tait \u00e0 deux doigts de voter en faveur de la r\u00e9solution. La veille du scrutin, dans la nuit, nous avons officiellement demand\u00e9 le retrait de la disposition inscrite au pr\u00e9ambule, celle faisant r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la pr\u00e9tendue souverainet\u00e9 marocaine, afin de permettre \u00e0 l\u2019Alg\u00e9rie de soutenir le texte. Mais cette r\u00e9f\u00e9rence n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 supprim\u00e9e, et c\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment ce point technique qui a motiv\u00e9 la d\u00e9cision de l\u2019Alg\u00e9rie de ne pas participer au vote. \u00bb<br>Cette pr\u00e9cision illustre la rigueur diplomatique d\u2019Alger, attach\u00e9e au respect scrupuleux du droit international et des principes onusiens. Attaf a d\u2019ailleurs rappel\u00e9 que l\u2019Alg\u00e9rie n\u2019est pas et n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 partie prenante du conflit, contrairement aux tentatives r\u00e9currentes du Maroc pour la faire appara\u00eetre comme telle.<br>\u00ab Les parties au conflit ont \u00e9t\u00e9 clairement identifi\u00e9es : le Maroc et le Front Polisario. L\u2019ambigu\u00eft\u00e9 entretenue par Rabat pour transformer ce diff\u00e9rend en conflit maroco-alg\u00e9rien n\u2019a plus lieu d\u2019\u00eatre \u00bb, a-t-il insist\u00e9.<br>La position alg\u00e9rienne demeure fond\u00e9e sur trois principes intangibles : un r\u00e8glement sous l\u2019\u00e9gide des Nations unies, le respect du droit \u00e0 l\u2019autod\u00e9termination du peuple sahraoui et la tenue de n\u00e9gociations directes entre le Maroc et le Front Polisario, repr\u00e9sentant l\u00e9gitime du peuple sahraoui.<br>Dans une analyse fine des positions internationales, Attaf a salu\u00e9 une \u00e9volution positive du discours am\u00e9ricain. Le conseiller Massaad Boulos a, en effet, pr\u00e9cis\u00e9, sur la cha\u00eene saoudienne Al Hadath, que la r\u00e9solution mentionnait clairement le principe d\u2019autod\u00e9termination et que l\u2019autonomie n\u2019\u00e9tait qu\u2019une option parmi d\u2019autres, avec la possibilit\u00e9 d\u2019un r\u00e9f\u00e9rendum consultatif aupr\u00e8s du peuple sahraoui.<br>Cette nuance a \u00e9t\u00e9 per\u00e7ue \u00e0 Alger comme un signal encourageant, marquant une inflexion du discours de Washington.<br>Le ministre a d\u2019ailleurs reconnu que les \u00c9tats-Unis distinguaient d\u00e9sormais leur soutien politique \u00e0 l\u2019initiative marocaine de leur r\u00f4le de m\u00e9diateur onusien, en conformit\u00e9 avec le droit international.<br>\u00ab Aujourd\u2019hui, dira Attaf, les \u00c9tats-Unis d\u2019Am\u00e9rique manifestent une r\u00e9elle volont\u00e9 de rejoindre le processus de paix et de lui donner une nouvelle impulsion. C\u2019est une d\u00e9marche que nous saluons, \u00e0 condition toutefois qu\u2019elle s\u2019inscrive dans le cadre des Nations unies. \u00bb<br>Enfin, Ahmed Attaf a soulign\u00e9 l\u2019incoh\u00e9rence morale et juridique qui consisterait \u00e0 exclure le Sahara occidental du droit \u00e0 l\u2019autod\u00e9termination, alors m\u00eame qu\u2019il figure parmi les dix-sept territoires reconnus par l\u2019ONU comme non autonomes.<br>Cette anomalie, selon lui, t\u00e9moigne d\u2019un blocage que la diplomatie alg\u00e9rienne entend contribuer \u00e0 surmonter, en d\u00e9fendant la l\u00e9galit\u00e9 internationale et le respect du droit des peuples.<br>Le chef de la diplomatie alg\u00e9rienne a conclu en r\u00e9it\u00e9rant la conviction constante de l\u2019Alg\u00e9rie : le droit du peuple sahraoui \u00e0 l\u2019autod\u00e9termination demeure la pierre angulaire de toute solution. Et, d\u00e9tail r\u00e9v\u00e9lateur, les huit pays ayant particip\u00e9 \u00e0 la modification de la r\u00e9solution am\u00e9ricaine ont partag\u00e9 cette conviction.<br>En somme, cette intervention d\u2019Ahmed Attaf s\u2019inscrit dans la continuit\u00e9 d\u2019une diplomatie alg\u00e9rienne ferme mais mesur\u00e9e, qui d\u00e9fend les principes sans c\u00e9der aux provocations.<br>Face \u00e0 la tentation marocaine d\u2019imposer un fait accompli, Alger oppose une lecture juridique, institutionnelle et multilat\u00e9rale du conflit, inscrite dans la tradition diplomatique des Nations unies.<br><strong>G. S. E.<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans une interview exclusive diffus\u00e9e dimanche soir sur la cha\u00eene AL24 News, le ministre alg\u00e9rien des Affaires \u00e9trang\u00e8res, Ahmed Attaf, a livr\u00e9 une analyse claire et sans ambigu\u00eft\u00e9 sur la r\u00e9cente r\u00e9solution de l\u2019Assembl\u00e9e nationale fran\u00e7aise appelant \u00e0 d\u00e9noncer les accords franco-alg\u00e9riens de 1968 et sur la question sahraouie. Par [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":53863,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[36],"tags":[229,118],"class_list":["post-53862","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-actualites","tag-ahmed-attaf","tag-onu"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/alger16.dz\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/53862","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/alger16.dz\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/alger16.dz\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/alger16.dz\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/alger16.dz\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=53862"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/alger16.dz\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/53862\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":53864,"href":"https:\/\/alger16.dz\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/53862\/revisions\/53864"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/alger16.dz\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/53863"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/alger16.dz\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=53862"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/alger16.dz\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=53862"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/alger16.dz\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=53862"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}