{"id":64174,"date":"2026-07-12T00:50:00","date_gmt":"2026-07-12T00:50:00","guid":{"rendered":"https:\/\/alger16.dz\/?p=64174"},"modified":"2026-07-12T15:52:48","modified_gmt":"2026-07-12T15:52:48","slug":"marche-de-lhydrogene-algerien-les-atouts-dans-une-course-a-plusieurs-milliards-de-dollars","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/alger16.dz\/?p=64174","title":{"rendered":"March\u00e9 de l&rsquo;hydrog\u00e8ne alg\u00e9rien : Les atouts dans une course \u00e0 plusieurs milliards de dollars"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"745\" height=\"470\" src=\"https:\/\/alger16.dz\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/hydrogene.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-64175\" srcset=\"https:\/\/alger16.dz\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/hydrogene.jpg 745w, https:\/\/alger16.dz\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/hydrogene-300x189.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 745px) 100vw, 745px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Consid\u00e9r\u00e9 comme l&rsquo;\u00e9nergie de demain, l&rsquo;hydrog\u00e8ne est devenu l&rsquo;un des principaux moteurs de la transition \u00e9nerg\u00e9tique mondiale. Dans cette course aux investissements et aux march\u00e9s, l&rsquo;Alg\u00e9rie dispose d&rsquo;atouts majeurs qui nourrissent des ambitions assum\u00e9es. Entre potentiel, concurrence r\u00e9gionale et d\u00e9fis industriels, le pays joue actuellement son avenir \u00e9nerg\u00e9tique dans le post-hydrocarbures.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pendant plus d&rsquo;un si\u00e8cle, le p\u00e9trole puis le gaz naturel ont fa\u00e7onn\u00e9 les \u00e9quilibres g\u00e9opolitiques mondiaux. D\u00e9sormais, une nouvelle ressource s&rsquo;impose progressivement au c\u0153ur des strat\u00e9gies \u00e9nerg\u00e9tiques : l&rsquo;hydrog\u00e8ne. Pr\u00e9sent\u00e9 par plusieurs experts comme l&rsquo;un des piliers de la transition vers une \u00e9conomie bas carbone, il attire des investissements colossaux, notamment depuis l\u2019Europe qui consid\u00e8re la transition \u00e9cologique et \u00e9nerg\u00e9tique comme une question existentielle. Ainsi, cette \u00e9nergie suscite une comp\u00e9tition internationale o\u00f9 chaque pays cherche \u00e0 prendre position avant que le march\u00e9 n&rsquo;atteigne sa pleine maturit\u00e9.<br>Dans cette course, l&rsquo;Alg\u00e9rie entend jouer les premiers r\u00f4les. Longtemps consid\u00e9r\u00e9e comme un fournisseur incontournable de gaz naturel, elle ambitionne d\u00e9sormais de devenir l&rsquo;un des principaux producteurs et exportateurs d&rsquo;hydrog\u00e8ne propre vers l&rsquo;Europe. Une strat\u00e9gie qui ne rel\u00e8ve pas uniquement de la diversification \u00e9nerg\u00e9tique, mais qui traduit une volont\u00e9 plus large d&rsquo;anticiper les profondes mutations que conna\u00eet le march\u00e9 mondial de l&rsquo;\u00e9nergie.<br>Car derri\u00e8re l&rsquo;hydrog\u00e8ne se dessine d\u00e9j\u00e0 l&rsquo;\u00e9conomie \u00e9nerg\u00e9tique des prochaines d\u00e9cennies. Si l&rsquo;Alg\u00e9rie nourrit de telles ambitions, c&rsquo;est parce qu&rsquo;elle dispose d&rsquo;atouts rarement r\u00e9unis dans un m\u00eame pays. Le premier est naturellement g\u00e9ographique. Avec l&rsquo;un des taux d&rsquo;ensoleillement les plus \u00e9lev\u00e9s au monde et d&rsquo;immenses espaces d\u00e9sertiques, le pays poss\u00e8de un potentiel exceptionnel pour produire de l&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9 solaire \u00e0 grande \u00e9chelle, indispensable \u00e0 la fabrication de l&rsquo;hydrog\u00e8ne vert par \u00e9lectrolyse de l&rsquo;eau.<br>\u00c0 cette richesse naturelle s&rsquo;ajoute un autre avantage strat\u00e9gique : des r\u00e9serves importantes de gaz naturel, permettant \u00e9galement de d\u00e9velopper l&rsquo;hydrog\u00e8ne bleu gr\u00e2ce aux technologies de captage et de stockage du carbone. Cette double capacit\u00e9 offre \u00e0 l&rsquo;Alg\u00e9rie une flexibilit\u00e9 que peu de producteurs poss\u00e8dent aujourd&rsquo;hui.<br>Enfin, le pays b\u00e9n\u00e9ficie d&rsquo;un atout d\u00e9terminant que beaucoup de ses concurrents cherchent encore \u00e0 construire : une connexion \u00e9nerg\u00e9tique d\u00e9j\u00e0 \u00e9tablie avec l&rsquo;Europe. Les gazoducs reliant l&rsquo;Alg\u00e9rie \u00e0 l&rsquo;Espagne et \u00e0 l&rsquo;Italie constituent une base solide pour le futur transport de l&rsquo;hydrog\u00e8ne, r\u00e9duisant consid\u00e9rablement les co\u00fbts de d\u00e9veloppement des infrastructures.<br>Cette combinaison de ressources naturelles, d&rsquo;infrastructures existantes et de proximit\u00e9 avec les march\u00e9s europ\u00e9ens place l&rsquo;Alg\u00e9rie dans une position particuli\u00e8rement favorable au moment o\u00f9 l&rsquo;Union europ\u00e9enne acc\u00e9l\u00e8re sa transition \u00e9nerg\u00e9tique.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Une strat\u00e9gie construite autour de deux fili\u00e8res<br><\/strong>Contrairement \u00e0 certains pays qui misent exclusivement sur l&rsquo;hydrog\u00e8ne vert, l&rsquo;Alg\u00e9rie a choisi une approche plus progressive.Selon un r\u00e9cent rapport de l&rsquo;Unit\u00e9 de recherche sur l&rsquo;\u00e9nergie (ERU), relay\u00e9 par le site sp\u00e9cialis\u00e9 Attaqa, la strat\u00e9gie nationale repose sur deux axes compl\u00e9mentaires.<br>Le premier consiste \u00e0 d\u00e9velopper massivement l&rsquo;hydrog\u00e8ne vert gr\u00e2ce aux \u00e9nergies renouvelables, principalement solaire et \u00e9olienne. Le second s&rsquo;appuie sur la production d&rsquo;hydrog\u00e8ne bleu \u00e0 partir du gaz naturel, associ\u00e9e aux technologies de captage, d&rsquo;utilisation et de stockage du dioxyde de carbone afin de limiter les \u00e9missions de CO\u2082.<br>Cette compl\u00e9mentarit\u00e9 permet au pays de valoriser simultan\u00e9ment son immense potentiel renouvelable tout en capitalisant sur une industrie gazi\u00e8re d\u00e9j\u00e0 performante. L&rsquo;objectif affich\u00e9 est clair : produire, \u00e0 l&rsquo;horizon 2040, entre 900 000 et 1,2 million de tonnes d&rsquo;hydrog\u00e8ne vert par an, auxquelles viendront s&rsquo;ajouter environ 300 000 tonnes d&rsquo;hydrog\u00e8ne bleu, principalement destin\u00e9es au march\u00e9 national.<br>Cette feuille de route s&rsquo;inscrit dans une vision de long terme visant \u00e0 faire de l&rsquo;Alg\u00e9rie un partenaire incontournable de la d\u00e9carbonation europ\u00e9enne.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Le d\u00e9fi des investissements<br><\/strong>Cette ambition suppose toutefois un changement d&rsquo;\u00e9chelle consid\u00e9rable. Pour atteindre les objectifs fix\u00e9s, l&rsquo;Alg\u00e9rie devra d\u00e9velopper environ 2,5 gigawatts de capacit\u00e9 d&rsquo;\u00e9lectrolyse, aliment\u00e9s par pr\u00e8s de 20 gigawatts d&rsquo;\u00e9nergies renouvelables.<br>Le co\u00fbt est \u00e0 la hauteur des ambitions : pr\u00e8s de 25 milliards de dollars d&rsquo;investissements seront n\u00e9cessaires d&rsquo;ici 2040. Aujourd&rsquo;hui, sept projets ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 annonc\u00e9s dans cette fili\u00e8re. Cinq concernent directement la production d&rsquo;hydrog\u00e8ne vert ou de ses d\u00e9riv\u00e9s, tandis que deux autres portent sur la cr\u00e9ation de pipelines destin\u00e9s \u00e0 exporter cette nouvelle \u00e9nergie vers le march\u00e9 europ\u00e9en.<br>Ces projets traduisent une \u00e9volution profonde de la strat\u00e9gie \u00e9nerg\u00e9tique nationale. Cette transformation pourrait ouvrir un nouveau cycle de d\u00e9veloppement industriel, mobilisant de nombreux secteurs : production d&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9 renouvelable, construction d&rsquo;\u00e9lectrolyseurs, infrastructures de transport, logistique, ing\u00e9nierie et recherche scientifique.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Une concurrence r\u00e9gionale de plus en plus vive<br><\/strong>Tout cela est bien, ce sera un grand investissement, notamment pour un pays du Sud, mais il faut souligner que les rentr\u00e9es d\u2019argent potentielles seront \u00e9normes. Ce sera une v\u00e9ritable nouvelle \u00e9conomie. Il faut, cependant, noter que la course ne se joue pas en solitaire. Partout dans la r\u00e9gion Moyen-Orient-Afrique du Nord (Mena), les investissements se multiplient et plusieurs pays cherchent \u00e0 devenir les futurs fournisseurs de l&rsquo;Europe.<br>Selon le rapport de l&rsquo;Unit\u00e9 de recherche sur l&rsquo;\u00e9nergie (ERU), l&rsquo;\u00c9gypte est aujourd&rsquo;hui le concurrent le plus avanc\u00e9. Le Caire ambitionne de d\u00e9velopper entre 13 et 27 gigawatts de capacit\u00e9s d&rsquo;\u00e9lectrolyse d\u00e8s 2030, avec un objectif d&rsquo;exportation de 2,8 millions de tonnes d&rsquo;hydrog\u00e8ne, avant de porter ce volume \u00e0 5,6 millions de tonnes \u00e0 l&rsquo;horizon 2040. Son portefeuille compte d\u00e9j\u00e0 39 projets repr\u00e9sentant pr\u00e8s de 60 milliards de dollars d&rsquo;investissements, soit plus que le double des ambitions d\u2019investissements alg\u00e9riennes actuelles.<br>La Mauritanie s&rsquo;est, elle aussi, invit\u00e9e dans cette course mondiale. Son ambition est de capter 1,5 % du march\u00e9 mondial d&rsquo;ici \u00e0 2050 gr\u00e2ce aux exportations d&rsquo;hydrog\u00e8ne vert, d&rsquo;ammoniac et de fer vert. Plusieurs projets ont toutefois pris du retard, faute de contrats d&rsquo;achat \u00e0 long terme capables de s\u00e9curiser les financements.<br>La Tunisie, enfin, mise sur sa proximit\u00e9 avec l&rsquo;Europe et sur le futur Corridor Sud de l&rsquo;hydrog\u00e8ne. Tunis vise une production de 8,3 millions de tonnes d&rsquo;hydrog\u00e8ne vert par an d&rsquo;ici \u00e0 2050, dont pr\u00e8s de six millions seraient destin\u00e9es aux march\u00e9s europ\u00e9ens. Une strat\u00e9gie ambitieuse qui suppose n\u00e9anmoins des investissements estim\u00e9s \u00e0 130 milliards de dollars, soit le double du PIB actuel de la Tunisie. Cela exigera \u00e9galement un environnement r\u00e9glementaire suffisamment attractif pour convaincre les investisseurs.<br>Cette concurrence illustre une r\u00e9alit\u00e9 nouvelle : les pays producteurs d&rsquo;hydrocarbures cherchent d\u00e9sormais \u00e0 pr\u00e9parer l&rsquo;apr\u00e8s-p\u00e9trole. L&rsquo;hydrog\u00e8ne est devenu un levier de diversification \u00e9conomique autant qu&rsquo;un outil d&rsquo;influence g\u00e9ostrat\u00e9gique.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Des atouts alg\u00e9riens valid\u00e9s<br><\/strong>Au-del\u00e0 des annonces politiques, plusieurs travaux scientifiques confirment le potentiel alg\u00e9rien. Une \u00e9tude publi\u00e9e r\u00e9cemment dans la revue internationale sp\u00e9cialis\u00e9e Applied Energy classe l&rsquo;Alg\u00e9rie parmi les producteurs d&rsquo;hydrog\u00e8ne vert les plus comp\u00e9titifs au monde. Les chercheurs mettent en avant un ensemble de facteurs rarement r\u00e9unis : un ensoleillement exceptionnel, de vastes espaces disponibles pour accueillir de grandes centrales solaires, des infrastructures \u00e9nerg\u00e9tiques d\u00e9j\u00e0 d\u00e9velopp\u00e9es et une proximit\u00e9 imm\u00e9diate avec les principaux bassins industriels europ\u00e9ens.<br>Selon cette \u00e9tude, le potentiel technique du pays pourrait atteindre pr\u00e8s de 10 millions de tonnes d&rsquo;hydrog\u00e8ne vert par an, soit un volume \u00e9quivalent \u00e0 l&rsquo;objectif que l&rsquo;Union europ\u00e9enne s&rsquo;est fix\u00e9 d&rsquo;importer dans le cadre de son programme \u00ab REPowerEU \u00bb.<br>Autre \u00e9l\u00e9ment d\u00e9terminant : le co\u00fbt de production. Les chercheurs estiment que celui-ci pourrait varier entre 4,6 et 5,2 euros par kilogramme, un niveau consid\u00e9r\u00e9 comme comp\u00e9titif au regard des standards internationaux. Dans un march\u00e9 o\u00f9 le prix constituera l&rsquo;un des principaux crit\u00e8res de s\u00e9lection des futurs fournisseurs, cet avantage pourrait peser lourd dans les d\u00e9cisions des industriels europ\u00e9ens.<br>L&rsquo;\u00e9tude souligne \u00e9galement l&rsquo;importance strat\u00e9gique du projet SoutH2 Corridor, appel\u00e9 \u00e0 relier l&rsquo;Alg\u00e9rie \u00e0 l&rsquo;Italie, puis \u00e0 l&rsquo;Autriche et \u00e0 l&rsquo;Allemagne. Cette future infrastructure pourrait permettre d&rsquo;acheminer directement l&rsquo;hydrog\u00e8ne alg\u00e9rien vers les grands centres industriels europ\u00e9ens, tout en s&rsquo;appuyant, en partie, sur des infrastructures gazi\u00e8res existantes adapt\u00e9es progressivement \u00e0 cette nouvelle \u00e9nergie.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>La v\u00e9ritable bataille se jouera sur la vitesse<br><\/strong>Disposer d&rsquo;un fort potentiel ne garantit cependant pas le succ\u00e8s. Dans l&rsquo;industrie \u00e9nerg\u00e9tique, les avantages naturels ne suffisent plus. Ce sont la rapidit\u00e9 d&rsquo;ex\u00e9cution, la stabilit\u00e9 r\u00e9glementaire et la capacit\u00e9 \u00e0 attirer les capitaux qui feront la diff\u00e9rence.<br>Le rapport de l&rsquo;ERU insiste d&rsquo;ailleurs sur plusieurs priorit\u00e9s : acc\u00e9l\u00e9rer le d\u00e9veloppement des \u00e9nergies renouvelables, s\u00e9curiser les financements, construire les infrastructures de transport et de stockage, mais aussi offrir un cadre juridique suffisamment lisible pour rassurer les investisseurs internationaux.<br>Autrement dit, la comp\u00e9tition ne porte plus uniquement sur les ressources, mais sur la capacit\u00e9 des \u00c9tats \u00e0 transformer rapidement leurs ambitions en projets industriels.<br>Pour l&rsquo;Alg\u00e9rie, le d\u00e9fi est d&rsquo;autant plus strat\u00e9gique que le temps joue un r\u00f4le d\u00e9cisif. L&rsquo;Union europ\u00e9enne cherche aujourd&rsquo;hui \u00e0 diversifier ses approvisionnements \u00e9nerg\u00e9tiques afin d&rsquo;atteindre ses objectifs climatiques. Les premiers producteurs capables de proposer des volumes importants, \u00e0 des co\u00fbts comp\u00e9titifs et avec une logistique fiable b\u00e9n\u00e9ficieront d&rsquo;un avantage durable.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Une nouvelle page \u00e9nerg\u00e9tique<br><\/strong>Apr\u00e8s avoir b\u00e2ti une grande partie de son d\u00e9veloppement sur le p\u00e9trole puis sur le gaz naturel, l&rsquo;Alg\u00e9rie se pr\u00e9pare \u00e0 \u00e9crire un nouveau chapitre de son histoire \u00e9nerg\u00e9tique. L&rsquo;hydrog\u00e8ne repr\u00e9sente bien davantage qu&rsquo;une nouvelle fili\u00e8re industrielle : il pourrait devenir l&rsquo;un des principaux moteurs de la diversification \u00e9conomique, de la cr\u00e9ation d&#8217;emplois qualifi\u00e9s et du renforcement du positionnement g\u00e9ostrat\u00e9gique du pays.<br>Les fondamentaux sont aujourd&rsquo;hui r\u00e9unis : un potentiel naturel exceptionnel, des infrastructures existantes, une proximit\u00e9 avec le premier march\u00e9 mondial et des \u00e9tudes scientifiques qui confirment la comp\u00e9titivit\u00e9 du pays. Reste d\u00e9sormais \u00e0 transformer ces atouts en r\u00e9alisations concr\u00e8tes.<br>Car, dans cette nouvelle course mondiale, le v\u00e9ritable enjeu n&rsquo;est plus de savoir qui poss\u00e8de les meilleures ressources, mais qui sera capable de les valoriser le plus rapidement. Pour l&rsquo;Alg\u00e9rie, les prochaines ann\u00e9es seront donc d\u00e9cisives. Elles diront si le pays parviendra \u00e0 convertir son immense potentiel en leadership r\u00e9gional ou s&rsquo;il laissera d&rsquo;autres acteurs prendre une avance difficile \u00e0 rattraper sur le march\u00e9 de l&rsquo;\u00e9nergie du futur. <br><br><strong>G. Salah Eddine<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Consid\u00e9r\u00e9 comme l&rsquo;\u00e9nergie de demain, l&rsquo;hydrog\u00e8ne est devenu l&rsquo;un des principaux moteurs de la transition \u00e9nerg\u00e9tique mondiale. Dans cette course aux investissements et aux march\u00e9s, l&rsquo;Alg\u00e9rie dispose d&rsquo;atouts majeurs qui nourrissent des ambitions assum\u00e9es. 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