{"id":6608,"date":"2023-12-16T12:04:16","date_gmt":"2023-12-16T12:04:16","guid":{"rendered":"https:\/\/alger16.dz\/?p=6608"},"modified":"2023-12-16T12:04:18","modified_gmt":"2023-12-16T12:04:18","slug":"telle-une-chair-tatouee-un-nouveau-recueil-de-poesie-dalima-abdhat","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/alger16.dz\/?p=6608","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0Telle une chair tatou\u00e9e\u00a0\u00bb, un nouveau recueil de po\u00e9sie d&rsquo;Alima Abdhat"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Un bel hommage \u00e0 la parole est rendu par Alima Abdhat dans \u00ab\u00a0Telle une chair tatou\u00e9e\u00a0\u00bb, son nouveau recueil de po\u00e9sie, dans lequel le pouvoir des mots inton\u00e9s et investis dans une belle chimie des s\u00e9mantiques, restituent les souvenirs d\u2019une vie dans son ultime instant qui finit, dans un \u00e9lan de r\u00e9silience, par tourner le dos \u00e0 la fatalit\u00e9.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"580\" height=\"350\" src=\"https:\/\/alger16.dz\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/cu-5.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-6610\" srcset=\"https:\/\/alger16.dz\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/cu-5.jpg 580w, https:\/\/alger16.dz\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/cu-5-300x181.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 580px) 100vw, 580px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Paru aux \u00e9ditions \u00ab\u00a0ANEP\u00a0\u00bb, ce nouveau-n\u00e9 dans le rayonnage des grandes po\u00e9sies, d\u00e9ploy\u00e9 en 88 pages et pr\u00e9fac\u00e9 par le journaliste-\u00e9crivain Arezki Metref, rassemble 70 textes r\u00e9partis en cinq th\u00e9matiques aux contenus muris, o\u00f9 Alima Abdhat se r\u00e9sout \u00e0 partir \u00e0 la recherche de la vie aux fronti\u00e8res m\u00eame de la mort.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Quel bon condens\u00e9 de toute une existence qu\u2019est ce moment fatidique qui pr\u00e9c\u00e8derait le grand voyage et o\u00f9 le film de toute une vie est d\u00e9roul\u00e9 aux yeux d\u2019un \u00eatre en p\u00e9ril qui reverrait ainsi, son temps ant\u00e9rieur, dans ses joies et ses peines, se comprimer et d\u00e9filer dans sa m\u00e9moire, pour le voir ensuite, revenir miraculeusement parmi les siens.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Esth\u00e9ticienne du sens, Alima Abdhat a fait de cette intense exp\u00e9rience son champ d\u2019inspiration, se dotant ainsi d&rsquo;un corpus aux contours existentiels jusque-l\u00e0 inexplor\u00e9, propice au regard kal\u00e9idoscopique de sa cr\u00e9ativit\u00e9 prolifique qui revient ainsi, commettre une nouvelle fois un recueil d&rsquo;une dimension essentiellement philosophique et m\u00e9taphysique.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans la \u00ab\u00a0polyphonie des mots\u00a0\u00bb aux atmosph\u00e8res solennelles, \u00ab\u00a0Telle une chair tatou\u00e9e\u00a0\u00bb met subtilement le lecteur en rapport avec l&rsquo;espace, la m\u00e9ditation, la m\u00e9moire, la relation et la quintessence, cinq th\u00e9matiques, d\u00e9clin\u00e9es chacune en une s\u00e9rie de po\u00e8mes hautement lyriques.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00ab\u00a0Les souvenirs ne surgissent pas d&rsquo;un pass\u00e9 ext\u00e9rieur, ils sont en nous comme des gravures ind\u00e9l\u00e9biles taill\u00e9es dans la chair\u00a0\u00bb, explique Alima Abdhat qui \u00e9voque, entre autres sujets se rapportant aux \u00ab\u00a0lieux\u00a0\u00bb, trois cit\u00e9s \u00ab\u00a0\u00e9rig\u00e9es en personnages\u00a0\u00bb qui l&rsquo;ont fortement marqu\u00e9e: Batna sa ville d&rsquo;origine, Alger qui l&rsquo;a adopt\u00e9e et Ghaza, ville martyre repr\u00e9sentant pour elle une \u00ab\u00a0blessure ouverte\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Telle une plasticienne des mots, la po\u00e9tesse d\u00e9nonce dens\u00e9ment dans \u00ab\u00a0L&rsquo;oiseau du Soleil\u00a0\u00bb, la situation \u00e0 Ghaza o\u00f9 le peuple palestinien vit au rythme des interdictions, des pers\u00e9cutions et actuellement des g\u00e9nocides et des crimes de guerre sauvagement perp\u00e9tr\u00e9s par l&rsquo;arm\u00e9e d&rsquo;occupation sioniste.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Des tranches de vie imprim\u00e9es dans l&rsquo;inconscient de l&rsquo;un et le miroir de l&rsquo;autre, des exp\u00e9riences communes, des r\u00e9flexions personnelles ou celles d&rsquo;\u00e9crivains, ou de philosophes ayant d\u00e9peint l\u2019existence dans ses tribulations et ses errances sont abord\u00e9es dans \u00ab\u00a0Mer m\u00e9ditations &#8230;\u00a0\u00bb, \u00e0 l&rsquo;image de la pi\u00e8ce \u00ab\u00a0Syllogisme\u00a0\u00bb dans le m\u00eame chapitre, qui traite en prose de la probl\u00e9matique de l&rsquo;amour, concluant que le manque de communicabilit\u00e9 pourrait tuer deux \u00eatres qui s&rsquo;aiment, mais pas l&rsquo;amour qui lui, ne meurt jamais.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Du concept philosophique platonien, \u00e0 la \u00ab\u00a0respiration\u00a0\u00bb de l&rsquo;amour dans la r\u00e9alit\u00e9 du quotidien, la relation dans le couple est scrut\u00e9e dans \u00ab\u00a0Elle et lui\u00a0\u00bb, o\u00f9 diff\u00e9rentes situations intervenant dans une vie \u00e0 deux sont restitu\u00e9es \u00e0 travers des mots qui essayent de se frayer un chemin dans les m\u00e9andres de la pens\u00e9e \u00e9mancip\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Tandis que le chapitre, \u00ab\u00a0Murmures de m\u00e9moire\u00a0\u00bb se dresse telle une st\u00e8le \u00e0 l&rsquo;effigie des personnes disparues qui se voient ainsi convoqu\u00e9es le temps d&rsquo;une d\u00e9clamation pour rappeler leur pr\u00e9sence et leur souvenir, \u00ab\u00a0Ecumes de plumes\u00a0\u00bb porte les interrogations de la po\u00e9tesse sur, entre autre, \u00ab\u00a0la raison qui la pousse \u00e0 l&rsquo;\u00e9criture\u00a0\u00bb (celle po\u00e9tique notamment), affrontant les difficult\u00e9s de ce \u00ab\u00a0moment de solitude\u00a0\u00bb qui, bien souvent, n&rsquo;arrive pas \u00e0 rendre les pr\u00e9occupations de l&rsquo;auteur, \u00e0 l&rsquo;image d&rsquo;un maestro qui encha\u00eene les r\u00e9p\u00e9titions avec ses musiciens, pour leur faire jouer ce qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas d&rsquo;\u00e9crit dans ses partitions.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans un \u00e9lan lyrique invitant \u00e0 la m\u00e9ditation, la po\u00e9tesse d\u00e9die ses vers \u00e0 des \u00e9motions intenses qu&rsquo;elle d\u00e9ploie, \u00e0 travers des fragments d&rsquo;histoires et des souvenirs lointains, laiss\u00e9s en suspens \u00e0 la disposition du lecteur qui se les appropries, pour prolonger leurs gen\u00e8ses en y projetant son propre v\u00e9cu.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Une \u0153uvre plastique aux traits abstraits caract\u00e9rise le choix iconographique du recueil d&rsquo;Alima Abdhat, qui accueille le lecteur avec une couverture frapp\u00e9e d&rsquo;une toile qu&rsquo;Arezki Metref, \u00e9galement po\u00e8te des formes et des couleurs, a brillamment sign\u00e9e, un dessin aux formes et aux \u00e9crits entrem\u00eal\u00e9s dans une vari\u00e9t\u00e9 de couleurs nuanc\u00e9e qui renverraient aux troubles de l&rsquo;instant ultime d&rsquo;une vie, dans ses souvenirs lancinants.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Enseignante \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 d&rsquo;Alger, Alima Abdhat a d\u00e9j\u00e0 publi\u00e9, \u00ab\u00a0Col\u00e8res, qu\u2019\u00eates-vous devenues ?\u00a0\u00bb (2019) et \u00ab\u00a0Puisque tu es la mer\u00a0\u00bb (2021).<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Un bel hommage \u00e0 la parole est rendu par Alima Abdhat dans \u00ab\u00a0Telle une chair tatou\u00e9e\u00a0\u00bb, son nouveau recueil de po\u00e9sie, dans lequel le pouvoir des mots inton\u00e9s et investis dans une belle chimie des s\u00e9mantiques, restituent les souvenirs 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