{"id":71744,"date":"2026-10-17T19:26:10","date_gmt":"2026-10-17T19:26:10","guid":{"rendered":"https:\/\/alger16.dz\/?p=71744"},"modified":"2026-10-17T19:26:11","modified_gmt":"2026-10-17T19:26:11","slug":"journee-nationale-de-lemigration-massacres-du-17-octobre-1961-une-memoire-toujours-vivante","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/alger16.dz\/?p=71744","title":{"rendered":"Journ\u00e9e nationale de l&rsquo;\u00e9migration, massacres du 17 Octobre 1961 : une m\u00e9moire toujours vivante"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"859\" height=\"504\" src=\"https:\/\/alger16.dz\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/image-47.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-71746\" srcset=\"https:\/\/alger16.dz\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/image-47.png 859w, https:\/\/alger16.dz\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/image-47-300x176.png 300w, https:\/\/alger16.dz\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/image-47-767x450.png 767w\" sizes=\"auto, (max-width: 859px) 100vw, 859px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Hier, l\u2019Alg\u00e9rie a comm\u00e9mor\u00e9 le 65\u1d49 anniversaire des massacres du 17 Octobre 1961 \u00e0 l\u2019occasion de la Journ\u00e9e nationale de l\u2019\u00e9migration. \u00c0 Paris, des milliers d\u2019Alg\u00e9riens, hommes, femmes et enfants, \u00e9taient descendus dans les rues pour soutenir la R\u00e9volution de lib\u00e9ration nationale. Ils furent confront\u00e9s \u00e0 une r\u00e9pression meurtri\u00e8re. Soixante-cinq ans apr\u00e8s, cette trag\u00e9die demeure profond\u00e9ment ancr\u00e9e dans la m\u00e9moire nationale.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Paris, mardi 17 Octobre 1961. La nuit tombe sur la capitale fran\u00e7aise. Dans les quartiers populaires, les h\u00f4tels meubl\u00e9s et les bidonvilles de la p\u00e9riph\u00e9rie parisienne, des milliers d\u2019Alg\u00e9riens se pr\u00e9parent \u00e0 rejoindre les lieux de rassemblement. Beaucoup sont des travailleurs venus chercher de quoi faire vivre leurs familles rest\u00e9es au pays. D\u2019autres sont des militants, des sympathisants de la R\u00e9volution ou des membres d\u2019une communaut\u00e9 qui, malgr\u00e9 l\u2019exil, n\u2019a jamais rompu le lien avec sa terre natale.<br>Ce soir-l\u00e0, ils ne marchent pas pour une revendication individuelle. Ils portent une cause collective : la libert\u00e9 de leur peuple et son droit \u00e0 disposer de lui-m\u00eame. \u00c0 l\u2019appel de la F\u00e9d\u00e9ration de France du Front de lib\u00e9ration nationale (FLN), ils doivent manifester pacifiquement contre un couvre-feu qui, quelques jours plus t\u00f4t, a directement vis\u00e9 les Alg\u00e9riens de la r\u00e9gion parisienne.<br>Pour comprendre cette nuit, il faut revenir au 5 octobre 1961. \u00c0 cette date, le pr\u00e9fet de police Maurice Papon annonce des restrictions de circulation visant les Alg\u00e9riens de la r\u00e9gion parisienne, d\u00e9sign\u00e9s par les autorit\u00e9s coloniales comme les \u00ab Fran\u00e7ais musulmans alg\u00e9riens \u00bb. Le couvre-feu leur interdit de circuler entre 20h30 et 5h30. D\u2019autres mesures limitent leurs rassemblements et leurs d\u00e9placements.<br>Pour la F\u00e9d\u00e9ration de France du FLN, accepter cette mesure sans r\u00e9agir reviendrait \u00e0 laisser s\u2019installer une nouvelle humiliation. La d\u00e9cision d\u2019organiser une manifestation pacifique vise donc \u00e0 d\u00e9noncer le couvre-feu, \u00e0 affirmer la dignit\u00e9 des Alg\u00e9riens et \u00e0 maintenir la mobilisation en faveur de l\u2019ind\u00e9pendance.<br>Au cours de la soir\u00e9e, plusieurs cort\u00e8ges convergent vers les grands axes de la capitale. Les manifestants arrivent notamment des quartiers parisiens et des communes de la p\u00e9riph\u00e9rie, o\u00f9 vivent de nombreux travailleurs alg\u00e9riens. Les estimations \u00e9voquent plusieurs dizaines de milliers de participants.<br>La consigne est claire : manifester pacifiquement et ne pas r\u00e9pondre aux provocations. Les participants entendent d\u00e9montrer que leur mobilisation rel\u00e8ve d\u2019une revendication politique et nationale, non d\u2019une confrontation arm\u00e9e.<br>La r\u00e9ponse des forces de l\u2019ordre est d\u2019une tout autre nature. Sous l\u2019autorit\u00e9 de Maurice Papon, la police intervient avec une extr\u00eame brutalit\u00e9. Des cort\u00e8ges sont dispers\u00e9s, des hommes sont frapp\u00e9s \u00e0 coups de matraque, tandis que les arrestations se multiplient. Des t\u00e9moignages font \u00e9tat de tirs, de violences dans les rues et de passages \u00e0 tabac qui se poursuivent apr\u00e8s l\u2019interpellation des manifestants.<br>La r\u00e9pression ne se limite pas aux lieux de rassemblement. Des Alg\u00e9riens sont poursuivis, arr\u00eat\u00e9s et brutalis\u00e9s dans diff\u00e9rents secteurs de Paris. Dans certains cas, les violences se terminent par la mort des victimes. D\u2019autres sont pr\u00e9cipit\u00e9s dans la Seine, certains apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 battus ou bless\u00e9s, d\u2019autres alors qu\u2019ils sont encore vivants.<br>La Seine, qui traverse la capitale fran\u00e7aise et accompagne ses monuments les plus c\u00e9l\u00e8bres, devient alors le symbole le plus terrible de cette nuit. Ses eaux emportent des hommes, dont les familles attendront vainement le retour. Des corps sont retrouv\u00e9s, d\u2019autres ne le seront jamais. Derri\u00e8re chaque disparition se trouve une m\u00e8re, une \u00e9pouse, un fr\u00e8re, un enfant qui esp\u00e8re encore une nouvelle.<br>La m\u00e9moire alg\u00e9rienne a conserv\u00e9 cette image de corps jet\u00e9s dans le fleuve, de familles priv\u00e9es de leurs proches et de victimes auxquelles on a voulu retirer jusqu\u2019\u00e0 la possibilit\u00e9 d\u2019\u00eatre nomm\u00e9es. La formule \u00abIci, on noie les Alg\u00e9riens \u00bb, reprise dans les r\u00e9cits consacr\u00e9s au massacre, r\u00e9sume la violence de ce crime et l\u2019effroi qu\u2019il a laiss\u00e9 dans les consciences.<br>Le pr\u00e9sident de la R\u00e9publique, Abdelmadjid Tebboune, a lui-m\u00eame rappel\u00e9 cette page douloureuse en d\u00e9non\u00e7ant la brutalit\u00e9 de la r\u00e9pression. \u00ab L&rsquo;hyst\u00e9rie avec laquelle le colonialisme fran\u00e7ais a trait\u00e9 les manifestants pacifiques, en ce mardi noir, s&rsquo;est traduite par un bilan tragique : des manifestants jet\u00e9s dans la Seine, pers\u00e9cut\u00e9s, tortur\u00e9s et parqu\u00e9s dans des camps de concentration \u00bb, avait-il d\u00e9plor\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Des milliers d\u2019arrestations<br><\/strong>Aux morts et aux disparus s\u2019ajoutent les milliers d\u2019Alg\u00e9riens arr\u00eat\u00e9s durant la nuit du 17 Octobre et dans les jours qui suivent. Les chiffres varient selon les sources, mais les travaux historiques et les comptes rendus de l\u2019\u00e9poque attestent l\u2019ampleur exceptionnelle des interpellations. Les estimations les plus couramment cit\u00e9es font \u00e9tat de plus de 11. 000 arrestations, tandis que des rapports administratifs \u00e9voquent pr\u00e8s de 14.000 personnes interpell\u00e9es.<br>Les lieux de d\u00e9tention habituels ne suffisent pas \u00e0 accueillir toutes les personnes arr\u00eat\u00e9es. Des personnes sont transf\u00e9r\u00e9es vers le Palais des sports de la porte de Versailles, le stade Pierre-de-Coubertin et le Parc des expositions. Ces espaces sont transform\u00e9s en centres de d\u00e9tention improvis\u00e9s.<br>Les t\u00e9moignages \u00e9voquent des conditions \u00e9prouvantes : violences physiques, humiliations, manque de nourriture, insuffisance de soins et d\u00e9tentions prolong\u00e9es. Des personnes sont maintenues pendant des heures, parfois davantage, dans des conditions qui accentuent leur \u00e9puisement. La r\u00e9pression collective d\u00e9passe ainsi largement le moment de la manifestation et atteint la communaut\u00e9 alg\u00e9rienne dans sa vie quotidienne.<br>Pour les familles, l\u2019incertitude est insoutenable. O\u00f9 se trouve le p\u00e8re parti manifester ? Le fr\u00e8re qui n\u2019est pas rentr\u00e9 ? Le fils, dont personne ne peut confirmer l\u2019arrestation ? Les proches se rendent d\u2019un commissariat \u00e0 l\u2019autre, cherchent des informations, tentent de retrouver un nom parmi les listes disponibles. \u00c0 l\u2019angoisse des disparitions s\u2019ajoute la peur que les violences subies ne laissent aucune trace officielle. Cette dimension humaine est essentielle pour comprendre la profondeur du traumatisme. Le massacre ne se r\u00e9sume pas \u00e0 une date ou \u00e0 un bilan. Il s\u2019inscrit dans des milliers de vies bris\u00e9es, des familles endeuill\u00e9es et des souvenirs transmis dans l\u2019intimit\u00e9, parfois pendant des d\u00e9cennies, avant que la soci\u00e9t\u00e9 ne commence \u00e0 entendre pleinement leur r\u00e9cit.<br>Au lendemain du massacre, la communication officielle minimise l\u2019ampleur de la r\u00e9pression. Les premiers bilans publics ne rendent pas compte de la violence d\u00e9crite par les t\u00e9moins. Les informations sur les morts, les disparitions et les violences commises dans les lieux de d\u00e9tention demeurent fragmentaires, tandis que la censure et les obstacles \u00e0 l\u2019acc\u00e8s aux archives contribuent \u00e0 retarder l\u2019\u00e9tablissement de la v\u00e9rit\u00e9.<br>L\u2019occultation des faits prolonge ainsi les violences de la nuit. Aux victimes s\u2019ajoute une autre injustice : celle de ne pas pouvoir faire reconna\u00eetre publiquement ce qu\u2019elles ont subi. Pendant des ann\u00e9es, les familles, les militants, les journalistes et les chercheurs doivent recueillir les t\u00e9moignages, confronter les documents et reconstituer le d\u00e9roulement des \u00e9v\u00e9nements.<br>La question du bilan reste, elle aussi, marqu\u00e9e par cette longue bataille autour des archives et des responsabilit\u00e9s. Les estimations diff\u00e8rent selon les sources et la p\u00e9riode consid\u00e9r\u00e9e. Des publications alg\u00e9riennes ont avanc\u00e9 un bilan d\u00e9passant les 300 morts, tandis que d\u2019autres recherches historiques retiennent des d\u00e9comptes plus restreints pour la seule nuit du 17 au 18 octobre. L\u2019absence d\u2019un d\u00e9compte complet et unanimement \u00e9tabli ne doit toutefois pas obscurcir la r\u00e9alit\u00e9 essentielle : la manifestation pacifique a \u00e9t\u00e9 suivie d\u2019une r\u00e9pression meurtri\u00e8re, de milliers d\u2019arrestations et de violences qui ont vis\u00e9 la communaut\u00e9 alg\u00e9rienne.<br>Les travaux d\u2019historiens, les t\u00e9moignages de survivants et les d\u00e9marches des familles ont progressivement permis de faire sortir les faits de l\u2019oubli. Mais la reconstitution du massacre n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 seulement une question de chiffres. Elle engage la m\u00e9moire des victimes, la reconnaissance des souffrances et l\u2019\u00e9tablissement des responsabilit\u00e9s.<br>Pour l\u2019Alg\u00e9rie, le 17 Octobre 1961 demeure ainsi un crime colonial dont la m\u00e9moire ne saurait \u00eatre dilu\u00e9e dans les incertitudes du d\u00e9compte ou r\u00e9duite \u00e0 un simple \u00e9pisode de maintien de l\u2019ordre. La violence exerc\u00e9e contre des manifestants d\u00e9sarm\u00e9s, en raison de leur engagement et de leur appartenance \u00e0 une communaut\u00e9 en lutte pour son ind\u00e9pendance, reste au c\u0153ur de la signification historique de cette journ\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>L\u2019\u00e9migration, un front essentiel de la R\u00e9volution<br><\/strong>Le 17 Octobre 1961 rappelle aussi une v\u00e9rit\u00e9 fondamentale de la guerre de lib\u00e9ration : la R\u00e9volution ne s\u2019est jamais limit\u00e9e au territoire alg\u00e9rien. La communaut\u00e9 nationale \u00e9tablie \u00e0 l\u2019\u00e9tranger a constitu\u00e9 un soutien politique, mat\u00e9riel et humain essentiel au combat pour l\u2019ind\u00e9pendance.<br>En France, les travailleurs alg\u00e9riens participaient \u00e0 la collecte des fonds, \u00e0 l\u2019organisation des r\u00e9seaux militants et \u00e0 la diffusion des revendications du FLN. Malgr\u00e9 la pr\u00e9carit\u00e9, le racisme et la surveillance polici\u00e8re, ils contribuaient \u00e0 maintenir la cause alg\u00e9rienne dans l\u2019espace public fran\u00e7ais et international.<br>Leur engagement a permis de porter la lutte de lib\u00e9ration au c\u0153ur m\u00eame du pays colonisateur. Cette pr\u00e9sence d\u00e9rangeait les autorit\u00e9s fran\u00e7aises, car elle r\u00e9v\u00e9lait l\u2019ampleur de la mobilisation alg\u00e9rienne et rappelait que la volont\u00e9 d\u2019ind\u00e9pendance ne pouvait \u00eatre contenue par la r\u00e9pression.<br>Les manifestants du 17 Octobre n\u2019\u00e9taient donc pas des silhouettes anonymes surgies dans les rues de Paris. Ils \u00e9taient les acteurs d\u2019un combat national, des travailleurs, des militants et des membres de familles alg\u00e9riennes qui refusaient de renoncer \u00e0 leur dignit\u00e9. En d\u00e9pit de l\u2019exil, ils demeuraient li\u00e9s \u00e0 leur patrie par une fid\u00e9lit\u00e9 que le couvre-feu, les arrestations et la violence n\u2019ont pas r\u00e9ussi \u00e0 briser.<br>Le pr\u00e9sident Abdelmadjid Tebboune a soulign\u00e9 la permanence de ce lien entre la diaspora et l\u2019Alg\u00e9rie. \u00c9voquant les membres de la communaut\u00e9 nationale \u00e0 l\u2019\u00e9tranger, il a rappel\u00e9 qu\u2019ils \u00ab portent dans leur c\u0153ur l&rsquo;amour de l&rsquo;Alg\u00e9rie et leur fid\u00e9lit\u00e9 \u00e0 son \u00e9gard, et traduisent leur engagement en s&rsquo;associant \u00e0 la dynamique des transformations \u00e9conomiques en cours dans le pays, avec la volont\u00e9 de contribuer au processus de renouveau national et \u00e0 l&rsquo;\u00e9dification de l&rsquo;Etat national moderne auquel aspire le digne peuple alg\u00e9rien \u00bb.<br>Aujourd\u2019hui encore, cette m\u00e9moire donne toute sa port\u00e9e \u00e0 la Journ\u00e9e nationale de l\u2019\u00e9migration. Elle rappelle que les Alg\u00e9riens de l\u2019\u00e9tranger ont pris part \u00e0 l\u2019histoire nationale, non comme des t\u00e9moins \u00e9loign\u00e9s, mais comme des acteurs engag\u00e9s, expos\u00e9s aux m\u00eames risques et anim\u00e9s par la m\u00eame aspiration \u00e0 la libert\u00e9.<br>En comm\u00e9morant le 65\u1d49 anniversaire des manifestations du 17 Octobre 1961, l\u2019Alg\u00e9rie rend hommage aux martyrs de l\u2019\u00e9migration et \u00e0 toutes les familles qui ont port\u00e9 la douleur de cette trag\u00e9die.<br>Cette m\u00e9moire ne rel\u00e8ve pas du seul pass\u00e9. Elle rappelle aux g\u00e9n\u00e9rations pr\u00e9sentes le sens de la fid\u00e9lit\u00e9 \u00e0 la patrie, la valeur de la libert\u00e9 et la n\u00e9cessit\u00e9 de pr\u00e9server l\u2019histoire de ceux qui ont contribu\u00e9 \u00e0 la reconqu\u00eate de la souverainet\u00e9 nationale.<br>Le devoir de m\u00e9moire consiste \u00e0 restituer leur place aux victimes, \u00e0 transmettre leurs histoires et \u00e0 poursuivre le travail de v\u00e9rit\u00e9. Il exige de ne pas laisser les disparitions se dissoudre dans les chiffres, les t\u00e9moignages s\u2019effacer avec le temps ou les responsabilit\u00e9s se perdre dans le silence. Le 17 Octobre 1961 demeure le symbole d\u2019une communaut\u00e9 qui, malgr\u00e9 l\u2019\u00e9loignement, n\u2019a jamais cess\u00e9 de prendre part au combat national. <strong>G. Salah Eddine<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Hier, l\u2019Alg\u00e9rie a comm\u00e9mor\u00e9 le 65\u1d49 anniversaire des massacres du 17 Octobre 1961 \u00e0 l\u2019occasion de la Journ\u00e9e nationale de l\u2019\u00e9migration. \u00c0 Paris, des milliers d\u2019Alg\u00e9riens, hommes, femmes et enfants, \u00e9taient descendus dans les rues pour soutenir la R\u00e9volution de lib\u00e9ration nationale. Ils furent confront\u00e9s \u00e0 une r\u00e9pression meurtri\u00e8re. 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