
La sortie peu honorifique des Verts, hier, du Mondial, face aux Suisses, en 16es de finale, n’a pas laissé indifférent l’ancien international algérien Djamel Benlamri. Ce dernier a paru particulièrement irrité par la manière avec laquelle la sélection nationale a réagi en deuxième mi-temps. «La défaite est possible et acceptable en football. Toute équipe est exposée à un échec, mais perdre de cette façon, en rendant les armes, la bataille en cours, ce n’est pas tolérable. Par moments, on a même vu certains joueurs nonchalants. Ils jouent normal, en se permettant de petites talonnades… sans citer de noms pour ne pas froisser un ou deux en particulier», s’est offusqué l’ex-défenseur des Verts sur le plateau de la télévision nationale. «Mais au final, qu’est ce qu’on a vraiment gagné dans cette Coupe du monde ? A-t-on gagné une équipe ? Je ne le pense pas ! Car, aujourd’hui, j’ai cherché à comprendre la manière avec laquelle on a joué, je n’ai rien pigé. Je n’ai pas compris ce que faisait Aït Nouri, en deuxième mi-temps surtout, c’était quoi le rôle de Chaibi ? Sincèrement, je n’ai pas compris, Gouiri qui était rentré en attaquant, on le retrouve sur l’aile avec Aït Nouri, c’était pas évident à comprendre comment la sélection suisse qui gagnait déjà (2 – 0) faisait preuve de plus d’intensité que nous. Mais d’où est venue cette résiliation ?», assène encore Benlamri. Et de conclure sans concession sur ce qu’il pense du sélectionneur Vladimir Petkovic : «En deux ans et demi avec cet entraîneur, on n’a jamais vu, par exemple, notre sélection jouer avec une manière propre à notre équipe, qui l’identifie. Moi je n’ai rien vu de ça ! Si quelqu’un a vu ça, peut-être alors que j’ai tort», tranche cash l’ex-international algérien.
D. C.
