
Dans le cadre de la mise en œuvre de son Plan d’action 2026, le Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) a tenu une journée de formation au profit de ses membres, de ses cadres et de représentants de la société civile. Cette initiative s’inscrit également dans le programme d’activités de la Commission permanente de la société civile, selon un communiqué publié samedi dernier.
Au cours de cette rencontre, plusieurs communications ont été présentées. Elles ont porté sur l’évolution de la législation relative aux associations en Algérie, l’analyse de la loi 12-06 à la lumière des standards internationaux, les garanties consacrées par la révision constitutionnelle de 2020 en matière de liberté d’association, ainsi que le rôle du CNDH dans la protection et la promotion de ce droit fondamental.
Les travaux se sont poursuivis par un débat interactif qui a permis aux participants d’échanger leurs expériences et leurs analyses sur les défis auxquels fait face le mouvement associatif. Ces discussions ont abouti à une série de recommandations visant à améliorer l’environnement juridique et institutionnel de l’action associative, à renforcer la coopération entre les institutions constitutionnelles et les organisations de la société civile et à promouvoir une gouvernance participative au service des droits de l’Homme. Dans son allocution de clôture, la présidente du CNDH, Maya Sahli, a salué la qualité des travaux et la richesse des échanges. Elle a souligné que la vitalité du mouvement associatif constitue un indicateur essentiel du dynamisme démocratique et un partenaire incontournable dans la consolidation de la culture des droits de l’Homme. Elle a réaffirmé l’engagement du Conseil à poursuivre l’organisation de formations et d’espaces de dialogue au profit des acteurs de la société civile, estimant que le renforcement des capacités demeure un levier essentiel pour une participation citoyenne plus active et plus efficace.
Mme Sahli a également appelé les associations à intensifier leur présence sur le terrain et à contribuer davantage à l’accompagnement des politiques publiques, notamment dans les domaines de la protection de l’environnement, des droits de l’enfant, de l’autonomisation des femmes, des droits des personnes en situation de handicap et du développement durable.
Cette démarche souligne le rôle central de la société civile dans l’accompagnement des mutations institutionnelles et sociales du pays.
Cheklat Meriem
