
Le Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) a salué, mardi dernier, dans un communiqué, les efforts consentis par l’Etat en vue de renforcer la place des jeunes et leur autonomisation, à travers la consécration constitutionnelle de leurs droits et le soutien à l’esprit d’entrepreneuriat, conformément aux engagements internationaux et régionaux de l’Algérie et aux Objectifs du développement durable (ODD).
Cette publication est intervenu à l’occasion de la Journée internationale de la jeunesse, célébrée cette année sous le slogan : «Contextes différents… aspirations communes». Dans ce sens, le CNDH a mis en avant les différents mécanismes institutionnels et politiques mis en place en faveur des jeunes, notamment la consécration de leurs droits dans la Constitution et la création du Conseil supérieur de la jeunesse (CSJ).
Cette institution constitue, selon le CNDH, un mécanisme destiné à favoriser la participation des jeunes à la vie publique et à la prise de décision, dans une démarche visant à faire de cette catégorie de la population un acteur à part entière des politiques de développement.
L’adhésion de l’Algérie à la Charte africaine de la jeunesse, le 31 juillet dernier, s’inscrit également dans cette dynamique. Elle traduit, selon le Conseil, l’engagement du pays en faveur du renforcement des droits des jeunes et de leur participation active au processus de développement, dans le cadre des engagements régionaux et continentaux.
Au-delà du cadre institutionnel, le CNDH a également mis en avant les politiques destinées à soutenir l’esprit d’initiative, l’entrepreneuriat et l’innovation. L’investissement dans l’enseignement, la formation et la numérisation figure parmi les principaux leviers identifiés pour permettre aux jeunes de développer leurs compétences et de mieux contribuer à l’économie et à la société.
Dans le même contexte, le CNDH a exprimé sa considération à l’ensemble des jeunes, affirmant son engagement à soutenir leur prospérité, ainsi qu’à renforcer leur participation et leur contribution au développement de la société.
Il a souligné que les jeunes constituent «un pilier fondamental dans l’édification de l’Algérie nouvelle et un partenaire majeur dans la consécration de l’Etat de droit et la promotion de la culture des droits de l’Homme, au regard des énergies et des potentialités dont ils disposent et qui les habilitent à contribuer à la réalisation du développement durable et à la consécration des valeurs de citoyenneté, d’innovation et de solidarité».
Cette conception élargit ainsi la question de la jeunesse au-delà des seuls dispositifs sociaux ou économiques. La participation citoyenne, l’accès aux opportunités, la diffusion de la culture des droits de l’Homme et la capacité à prendre part à la vie publique constituent également des dimensions importantes de l’autonomisation.
Le Conseil a également réitéré son engagement à poursuivre ses efforts en matière de promotion et de protection des droits des jeunes, de diffusion de la culture des droits de l’Homme, parmi cette catégorie de la société, ainsi que de soutien aux initiatives visant à renforcer leur rôle en tant que partenaires actifs dans l’édification d’une Algérie forte, fondée sur le respect de la dignité humaine et de l’Etat de droit.
Dans cette perspective, l’investissement dans la jeunesse apparaît comme un enjeu qui dépasse le cadre d’une politique sectorielle. Il touche à la fois à l’éducation, à l’emploi, à l’innovation, à la participation publique et au renforcement de la cohésion sociale. La capacité à mieux articuler ces différents domaines sera déterminante pour transformer le potentiel démographique de la jeunesse en véritable moteur de développement.
Le slogan retenu pour l’édition 2026 de la Journée internationale de la jeunesse s’inscrit précisément dans cette vision. Concernant celui-ci, le CNDH estime qu’«il traduit l’unité des aspirations des jeunes à travers le monde en faveur de la dignité, de l’égalité, d’une bonne éducation, d’un travail décent et d’une participation active à la vie publique, malgré la diversité de leurs situations sociales, économiques et culturelles».
À travers cette lecture, le CNDH rappelle ainsi que les aspirations de la jeunesse, malgré la diversité des contextes nationaux et sociaux, convergent autour de mêmes attentes fondamentales : accéder à une éducation de qualité, disposer d’opportunités économiques, participer aux décisions qui concernent leur avenir et bénéficier d’un environnement garantissant leurs droits et leur dignité.
Pour l’Algérie, la prochaine étape consiste, dès lors, à consolider les mécanismes existants et à renforcer leur traduction concrète dans la vie quotidienne des jeunes.
Entre formation, emploi, entrepreneuriat, innovation et participation citoyenne, l’objectif affiché est de faire de la jeunesse non seulement une catégorie à accompagner, mais un véritable partenaire du développement national.
G. Salah Eddine
