
Le jury du Grand Prix Assia-Djebar du roman a dévoilé, hier après-midi, à Alger, la short-list de la huitième édition de cette prestigieuse distinction littéraire, organisée par l’Entreprise nationale de communication, d’édition et de publicité (Anep) et instituée en 2015 en hommage à la grande écrivaine et académicienne algérienne Assia Djebar. À l’issue de plusieurs séances de lecture et de délibération, neuf romans ont été retenus, à raison de trois œuvres pour chacune des trois langues du Prix : l’arabe, le tamazight et le français.
Dans la catégorie des œuvres écrites en langue arabe, le jury a retenu Aârach ad-dam de Hocine Boualem (éditions Khayal), Ar-Rafraf (Sirat el-jabal el-oustouriya) de Sarah Mohamed Maariche (éditions Nimoris), ainsi que Aâm er-rahma de Khier Chouar (éditions Barzakh).
Pour la langue amazighe, les trois romans sélectionnés sont D Asderfef de Chabbha Ben Gana (éditions Imtidad), Tiyri n Tudert de Siham Harikencheikh (Talsa édition) et Aggus de Farida Sahoui (Talsa édition).
Dans la catégorie francophone, le jury a porté son choix sur Partout le même ciel de Hajar Bali (éditions Barzakh), Aménorrhée de Sarah Haidar (éditions Barzakh) et Ce que la mort m’a pris de toi de Hosni Kitouni (éditions Casbah).
Pour rappel, cette huitième édition a enregistré la participation de 155 œuvres, dont 79 romans en langue arabe, 13 en tamazight et 63 titres en français. Le président du jury, le poète et traducteur Hakim Miloud, a insisté sur la rigueur du travail accompli tout au long des différentes phases de sélection.
Selon lui, cette short-list constitue «l’aboutissement d’un processus de lecture et d’évaluation rigoureux, mené par les membres du jury». Revenant sur les critères ayant guidé les délibérations, il a notamment évoqué «la technique, le style, la langue, la modernité, mais aussi la réalité et la profondeur algérienne. C’est important pour ce prix qui est considéré comme un prolongement de l’œuvre de la grande écrivaine, qui a exprimé d’une belle manière la réalité, la mémoire et l’histoire de l’Algérie, ainsi que les transformations de la société algérienne à différentes périodes».
Enfin, la cérémonie de remise du Grand Prix Assia-Djebar est prévue jeudi 8 octobre, au Centre international des conférences Abdelatif-Rahal, à Alger. Elle viendra consacrer les œuvres distinguées et rappeler la vocation première de cette récompense : valoriser la création littéraire algérienne dans ses différentes expressions linguistiques, tout en contribuant à faire vivre l’héritage d’Assia Djebar.
R.C
