
La ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels, Nacima Arhab, a donné, samedi dernier à Boumerdès,
le coup d’envoi d’un programme de formation destiné à 88 stagiaires nigériens.
Accompagnée du ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Mohamed Hattab, ainsi que de la ministre nigérienne de la Fonction publique et du Travail, Aissatou Abdoulaye Tondi, Mme Arhab a précisé que ce projet se déroule conformément aux instructions du président de la République, Abdelmadjid Tebboune. Elle a également mis en avant la vision de l’Algérie, selon laquelle le continent africain tire sa force de sa jeunesse et que l’ensemble de ses peuples partagent un destin commun et solidaire.
La ministre a souligné que cette opération marque une nouvelle page dans les relations fraternelles entre l’Algérie et le Niger. Elle a affirmé à ce titre que « l’Algérie considère la ressource humaine comme sa richesse la plus précieuse et comme le meilleur pont de coopération entre les deux nations ».
Menée en coordination avec le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, cette opération permettra de former 500 personnes à travers 19 spécialités soigneusement sélectionnées et réparties dans dix wilayas du pays.
Mme Arhab a ensuite énuméré les différents domaines de formation, qui comprennent notamment l’agriculture, l’aquaculture, la plomberie, le chauffage, la maintenance informatique, le tourisme, la climatisation, l’électricité et l’installation de systèmes solaires. Le programme englobe également la réparation automobile, le forage, l’exploitation minière, ainsi que les secteurs de la restauration et de l’hôtellerie.
Elle a, en outre, mis en avant les bénéfices de ce cursus, qui permettra aux stagiaires d’acquérir des compétences et une expérience précieuse qu’ils pourront réinvestir au service de la société et de l’économie de leur pays.
« C’est là l’esprit que nous souhaitons insuffler à notre coopération africaine, un esprit fondé sur le partage d’expérience, le transfert de savoirs et le renforcement des capacités », a-t-elle déclaré, insistant sur l’importance de doter la jeunesse des outils nécessaires pour accéder au marché du travail et participer activement à l’essor du continent. Mme Arhab a également mis en avant le fait que l’Algérie érige la formation et l’enseignement professionnels en pilier fondamental de la coopération Sud-Sud. Elle a rappelé la conviction du pays selon laquelle l’Afrique s’élèvera grâce à sa jeunesse, à ses compétences ainsi qu’à son potentiel de production et d’innovation, en vue de bâtir un partenariat durable et sincère axé sur le développement des talents.
Par ailleurs, la ministre nigérienne de la Fonction publique, du Travail et de l’Emploi, Aissatou Abdoulaye Tondi, a exprimé sa profonde gratitude aux autorités algériennes, et tout particulièrement au président de la République, Abdelmadjid Tebboune, ainsi qu’au peuple algérien, pour l’accueil chaleureux et l’attention accordée à sa délégation. Elle a également transmis les salutations fraternelles du gouvernement et du peuple nigériens à leurs homologues algériens. Elle a ensuite salué la qualité des relations algéro-nigériennes, les qualifiant d’historiques et de solides. Reposant sur la confiance mutuelle, le partage d’expériences, la solidarité et le respect réciproque, ces liens dépassent largement le cadre d’un simple partenariat.
La ministre nigérienne a estimé que le lancement officiel de cette session revêt une portée hautement symbolique et forte, traduisant la volonté résolue des présidents algérien et nigérien de resserrer les liens fraternels et de consolider la coopération bilatérale.
Dans le même contexte, elle a souligné que ce programme répond directement aux besoins du marché du travail nigérien en matière de qualifications, le qualifiant de véritable investissement destiné à valoriser le potentiel de la jeunesse de son pays.
À travers cette initiative, Alger et Niamey confirment leur engagement à renforcer leur coopération dans le domaine de la formation professionnelle et du développement des compétences. Une coopération qui traduit la volonté commune des deux pays de valoriser leur jeunesse, de favoriser le transfert de savoir-faire et de contribuer au développement des ressources humaines au service de leurs économies respectives.
Zineb Bouzid
L’Algérie réaffirme son engagement africain
Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, M. Mohamed Hattab, a souligné samedi dernierà Boumerdès que l’accueil de stagiaires de la République du Niger venus suivre une formation témoigne de « la volonté de l’Algérie de continuer à soutenir les efforts de ses frères africains dans le domaine de la formation, de la qualification des jeunes et du développement des ressources humaines ».
Lors du lancement de la session de formation de 88 stagiaires nigériens dans la wilaya, dans le cadre d’un programme de formation de 500 stagiaires répartis dans dix wilayas du pays, en présence de la ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels, Mme Nacima Arhab, et de la ministre de la Fonction publique, du Travail et de l’Emploi de la République du Niger, Mme Aissatou Abdoulaye Tondi, M. Hattab a réitéré que l’Algérie « tient à continuer de soutenir les efforts de ses frères africains dans le domaine de la formation et de la qualification des jeunes, ainsi que dans celui du développement des ressources humaines », car elle est « convaincue que l’avenir de l’Afrique se construit par la science et le savoir, grâce à ses enfants, ainsi qu’à la coopération et à l’intégration entre ses pays et ses peuples », a-t-il ajouté.
Il a rappelé que cette initiative s’inscrit « dans le cadre de la mise en œuvre des décisions du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, visant à renforcer les relations de l’Algérie avec les pays africains frères et à élargir les domaines de coopération et de partenariat ».
M. Hattab a également estimé que l’accueil de stagiaires nigériens en Algérie constitue « une expression sincère de l’ancrage africain de l’Algérie et la concrétisation d’une conviction profonde, selon laquelle la coopération entre les pays africains ne doit pas se limiter aux seuls échanges économiques, mais doit englober le capital humain, la science, la formation, le transfert d’expertise et le renforcement des capacités ».
Il a souligné que cette initiative s’inscrit dans le cadre du « renforcement des relations de coopération et de fraternité qui unissent l’Algérie et la République du Niger et de l’élargissement des domaines de coopération africaine, notamment dans les domaines de la formation, de la qualification des jeunes et du développement des ressources humaines, de nature à contribuer au renforcement des capacités et à l’échange d’expériences entre les deux pays frères ».
Le ministre a déclaré que cela traduit « la conviction de l’Algérie, selon laquelle investir dans la jeunesse africaine, c’est investir dans l’avenir du continent « , soulignant que les établissements de formation algériens mettent leur expérience et leurs moyens au service de leurs frères africains, leur permettant ainsi d’acquérir les connaissances et les compétences nécessaires pour contribuer au développement économique et social de leur pays.
Il a ajouté que cette expérience ne devait pas se limiter à l’aspect formation, mais qu’elle devait également permettre de renforcer le rapprochement entre les jeunes Algériens et Nigériens et de consolider les relations entre les deux peuples frères. APS
