
Le Festival international de la bande dessinée d’Alger (FIBDA) a clôturé, lundi dernier à Alger, sa 18e édition par la traditionnelle cérémonie de remise des prix aux lauréats des différentes compétitions, venant couronner cinq jours consacrés au neuvième art, à la création et aux échanges culturels.
Abritée par l’esplanade de Riadh El Feth, la cérémonie de clôture a notamment mis à l’honneur la jeune création, à travers la remise des prix aux participants aux ateliers de bande dessinée et de manga. Destinés aux enfants, aux jeunes, ainsi qu’aux étudiants de l’École supérieure des beaux-arts d’Alger (ENSBA), ces ateliers ont constitué un espace d’apprentissage et d’expression destiné à stimuler l’imagination et à accompagner l’émergence de nouveaux talents dans le domaine du neuvième art.
La clôture a également été marquée par la participation de l’ambassadeur du Japon en Algérie, M. Suzuki Kotaro, qui a remis les récompenses du concours spécial organisé par l’ambassade au profit des passionnés de manga. Le premier prix est revenu à Ziad Adlane, le deuxième à Fella Maya, tandis que Meziane Mohamed a décroché le troisième prix.
À cette occasion, M. Suzuki Kotaro a félicité les lauréats de la 6e édition du concours de manga, mettant en avant le rôle du FIBDA comme véritable « pont culturel et artistique reliant le Japon et l’Algérie ». Une dimension qui illustre la capacité du festival à faire de la bande dessinée un espace de dialogue entre différentes cultures et traditions artistiques.
Le volet consacré au cosplay a, lui aussi, livré son verdict, sous l’œil d’un jury présidé par l’artiste américaine Alitha Martinez. Les distinctions ont récompensé Abdelwadoud Kerkar, sacré meilleure performance individuelle, Sami Rebbache pour le meilleur costume, Taghourt Djaafar pour le meilleur duo et Laamamra Okba pour le meilleur spectacle.
De son côté, le commissaire du festival, Salim Brahimi, a souligné le succès de cette 18e édition, placée sous le slogan «Le roman graphique… carrefour du dessin et du verbe ». Il a notamment relevé la forte affluence enregistrée durant les cinq jours du festival, avec un public intergénérationnel témoignant de l’intérêt croissant des Algériens pour le manga, la bande dessinée et, plus largement, pour les différentes formes du neuvième art.
Au-delà des compétitions, le FIBDA 2026 a proposé durant cinq jours un programme riche mêlant découvertes, rencontres et échanges autour de la création graphique. Les visiteurs ont notamment pu découvrir les dernières nouveautés littéraires et prendre part à un important programme de conférences et de rencontres, animées par des bédéistes, mangakas, scénaristes et professionnels venus notamment du Japon, d’Égypte, de la République démocratique du Congo, de Tunisie et des États-Unis. Cette dimension internationale contribue à faire du FIBDA un rendez-vous où se rencontrent les différentes écoles et sensibilités de la bande dessinée, tout en offrant aux créateurs algériens l’occasion de découvrir de nouvelles pratiques, d’échanger avec des professionnels étrangers et de mieux s’inscrire dans les réseaux internationaux du neuvième art.
Lancé en 2008 sous l’égide du ministère de la Culture et des Arts, le Festival international de la bande dessinée d’Alger s’est progressivement imposé comme un rendez-vous majeur de la scène culturelle algérienne. En mettant en avant la création nationale, en accompagnant les jeunes talents et en favorisant les échanges avec les artistes étrangers, le FIBDA poursuit ainsi son rôle de tremplin pour la bande dessinée algérienne et de plateforme de dialogue culturel.
Zineb Bouzid
