
Le ministre des Moudjahidine et des Ayants droit, Abdelmalek Tacherift, a mené dimanche dernier à Alger une série de rencontres de concertation avec les représentants de la famille révolutionnaire et plusieurs instances nationales, a indiqué un communiqué du ministère.
Cette initiative s’inscrit dans la mise en œuvre des orientations du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, exprimées dans son message à la Nation à l’occasion de la Journée nationale de la mémoire, commémorant le 81e anniversaire des massacres du 8-Mai-1945. Elle vise à concrétiser le projet d’organisation d’assises nationales sur la mémoire et l’histoire, ainsi qu’à préparer un projet de loi relatif à la mémoire nationale.
À cette occasion, le ministre a présenté la vision globale et les préparatifs engagés en vue de la tenue de ces assises, conçues comme un espace national de concertation et de débat autour des questions liées à la mémoire et à l’histoire nationales. Cette démarche entend associer les différents acteurs concernés, notamment les chercheurs, les personnes intéressées par ces questions et les composantes de la famille révolutionnaire, afin d’enrichir la réflexion collective.
Abdelmalek Tacherift est également revenu sur les principales orientations du projet de loi en cours d’élaboration, soulignant « l’importance d’élargir les consultations et d’écouter les différents avis, observations et propositions à même d’enrichir le projet, en adéquation avec la place qu’occupe la mémoire nationale dans la conscience collective du peuple algérien ».
Dans le même sillage, le ministre a précisé que l’élargissement de la concertation traduit «l’importance nationale et stratégique des questions de la mémoire et de l’histoire, ainsi qu’à la nécessité d’associer les différents acteurs à l’élaboration d’une vision intégrée contribuant à la préservation de la mémoire nationale et à la valorisation du capital historique de l’Algérie et des sacrifices consentis par les générations de la résistance populaire, du Mouvement national et de la glorieuse Révolution de libération, afin de les transmettre, en toute fidélité et responsabilité, aux générations futures ».
Les échanges ont ainsi permis de recueillir les propositions des participants concernant les deux projets. La famille révolutionnaire et les instances présentes ont soumis plusieurs contributions destinées à enrichir les préparatifs des assises nationales et à nourrir l’élaboration du futur texte législatif dans le cadre de l’approche participative retenue par le ministère.
À travers cette démarche, les pouvoirs publics entendent élargir le dialogue autour de la mémoire nationale et consolider les mécanismes de sa préservation et de sa transmission. Les consultations engagées constituent une étape dans la préparation d’un cadre de réflexion et d’un dispositif législatif appelés à inscrire durablement la mémoire et l’histoire nationales au cœur de la transmission entre les générations.
Zineb Bouzid
