
L’Union nationale des femmes algériennes (UNFA) a organisé, jeudi dernier à Alger, une conférence nationale consacrée au renforcement de la participation politique des femmes, avec pour objectif de promouvoir leurs compétences et de favoriser leur accès aux Assemblées élues et aux postes de responsabilité.
La rencontre s’est déroulée en présence de députés de l’Assemblée populaire nationale (APN) et de cadres représentant plusieurs départements ministériels. Les interventions ont mis en avant l’importance de créer les conditions permettant aux femmes de prendre pleinement part à la vie publique et de contribuer à l’élaboration des politiques nationales.
Dans un message lu en son nom par la vice-présidente de l’UNFA, Saïda Naiti, la présidente de l’organisation, Khalida Boufedeche, a souligné que l’autonomisation des femmes et la promotion de leur rôle dans la vie publique constituent « un pilier fondamental de la consolidation démocratique et du développement institutionnel ». Elle a également rappelé que la participation des femmes ne devait pas se limiter à leur présence dans les institutions, mais se traduire par une contribution effective aux processus de décision. La femme est ainsi, selon elle, «un acteur central du développement, un partenaire incontournable dans le processus décisionnel et un maillon essentiel à l’édification d’un État moderne et fort ».
Abordant la question des droits politiques des femmes, Khalida Boufedeche a estimé que les efforts engagés devaient désormais porter sur les conditions concrètes de leur participation et sur leur capacité à exercer pleinement les responsabilités qui leur sont confiées. Il s’agit notamment de « permettre aux femmes d’assumer leurs responsabilités avec compétence et indépendance, tout en garantissant un environnement propice au développement de leurs capacités ».
Dans cette perspective, la présidente de l’UNFA a appelé les institutions, les formations politiques et les organisations nationales à intensifier leurs initiatives pour encourager l’engagement féminin. Elle a également plaidé pour une meilleure valorisation des compétences des femmes au sein des Assemblées élues et dans les différents niveaux de responsabilité de l’action publique.
De son côté, la ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, Soraya Mouloudji, a mis en avant les réformes juridiques engagées par l’Algérie pour renforcer les droits politiques des femmes. Dans une allocution lue par le chef de cabinet du ministère, elle a rappelé les garanties constitutionnelles relatives à leur représentation dans les Assemblées élues, à leur accès aux postes de responsabilité publique et à l’exercice de leurs droits électoraux, ainsi qu’à leur engagement partisan.
Encourager l’engagement des jeunes femmes
La participation des jeunes femmes a également été au centre des échanges. La représentante du ministère de la Jeunesse, Amani Labiod, a souligné l’importance de leur offrir des espaces d’expression, de formation et d’apprentissage favorisant l’esprit d’initiative, le leadership et l’engagement citoyen.
L’objectif est de permettre aux jeunes femmes de développer leurs capacités et de prendre une part active à la vie de la société, notamment en s’impliquant dans les initiatives locales et les structures de décision.
Pour sa part, la secrétaire générale de l’UNFA, Halima Lakhal, a qualifié le renforcement de la participation politique des femmes de « pilier essentiel pour l’édification de l’État et la promotion du développement ». Elle a estimé que le haut patronage accordé par le président de la République à cette rencontre témoignait de l’importance accordée à l’autonomisation des femmes et à leur place dans la construction de l’Algérie nouvelle.
À l’approche des prochaines élections locales, la responsable a appelé à une mobilisation accrue des femmes, exhortant les candidates à aborder cette échéance avec assurance et à présenter des programmes structurés, à la hauteur des attentes des citoyens.
La rencontre s’est achevée par la signature d’un accord de coopération entre le ministère de la Solidarité nationale et l’UNFA. Ce partenariat vise à promouvoir la présence des femmes dans la vie publique et à coordonner les efforts en faveur d’une participation accrue aux activités politiques et sociales.
À travers cette initiative, l’UNFA entend contribuer à la valorisation des compétences féminines et à la consolidation de leur rôle dans les institutions. L’enjeu reste de traduire les garanties juridiques existantes en une participation effective et durable des femmes à la prise de décision, à l’échelle nationale comme locale.
Z. Bouzid
