
Le 4ᵉ Forum du mouvement associatif pour la prévention des addictions s’est ouvert samedi dernier à Alger, sous le thème « Une jeunesse consciente, une société sans drogues », avec pour objectif de renforcer la coordination entre les acteurs institutionnels et la société civile pour mieux protéger les jeunes des risques liés aux drogues et aux psychotropes.
Réunissant quelque 300 participants issus de 40 wilayas, cette rencontre de deux jours se veut un espace de concertation entre responsables institutionnels, associations, universitaires et spécialistes de la santé. Les échanges doivent permettre d’harmoniser les efforts de prévention et de définir une feuille de route opérationnelle, axée notamment sur la sensibilisation précoce et la protection de la jeunesse. Placé sous le patronage du ministre de la Jeunesse, chargé du Conseil supérieur de la jeunesse, Mustapha Hidaoui, et du ministre et wali d’Alger, Mohamed Abdenour Rabehi, le forum prévoit des séances plénières et des ateliers interactifs consacrés à l’évaluation des dispositifs existants. Les travaux visent à dégager des recommandations concrètes pour renforcer la stratégie nationale de prévention, développer des partenariats durables et consolider le rôle du mouvement associatif dans cette démarche. Intervenant à cette occasion, le directeur de la jeunesse, des sports et des loisirs de la wilaya d’Alger, Adel Tedjar, a expliqué que cette édition vise à « mettre l’accent sur la dangerosité des drogues et des psychotropes, étant une menace qui cible les capacités de notre jeunesse et la résilience de notre société », soulignant la nécessité d’« intensifier les efforts ». De son côté, le wali délégué de Bouzaréah, Mourad Rabah Yezza, intervenant au nom du wali d’Alger, a salué une initiative offrant un « espace de dialogue, d’échange et de convergence des efforts ». Il a insisté sur l’importance de ces rencontres pour sensibiliser les jeunes, promouvoir les valeurs citoyennes et encourager leur participation à la vie culturelle et sportive. Le responsable a également rappelé que la lutte contre les addictions relève d’une «responsabilité collective », nécessitant une présence constante sur le terrain et une coordination étroite entre les services publics, les collectivités locales et les associations. Cette mobilisation doit permettre de renforcer les actions de proximité et d’inscrire la prévention dans la durée. En marge de l’ouverture du forum, les participants ont observé une minute de silence à la mémoire des chouhada, à l’occasion de la Journée nationale de l’émigration, commémorant les manifestations du 17 Octobre 1961.
À travers cette rencontre, les organisateurs entendent faire de la concertation entre institutions et société civile un levier d’action concret, afin de mieux prévenir les addictions et de renforcer l’engagement du mouvement associatif auprès de la jeunesse.
Zineb Bouzid
