
L’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) a dévoilé, lundi dernier, le bilan provisoire de l’examen des dossiers de candidature aux élections des Assemblées populaires communales (APC) et des Assemblées populaires de wilaya (APW), prévues le 28 novembre prochain. Les chiffres affichés dans son communiqué font ressortir un taux de rejet particulièrement faible pour les listes communales, tandis que les données relatives aux candidats révèlent une présence majoritaire des moins de 40 ans.
Pour les APC, « trois listes ont été rejetées sur un total de 5.631 listes déposées à travers l’ensemble des communes du pays », soit « 0,05 % ». Ces rejets sont liés au « non-respect de la condition relative aux formulaires de signatures et la présence de dossiers incomplets ». Concernant les APW, « six listes ont été rejetées sur un total de 434 listes déposées à travers l’ensemble des wilayas du pays, soit un taux de 1,38 %, et ce, en raison du non-respect de la condition relative aux formulaires de signatures et à des dossiers incomplets».
Les candidats concernés « peuvent introduire des recours auprès des tribunaux administratifs ». En parallèle, «la procédure de remplacement des candidats concernés est en cours auprès du coordinateur de wilaya de l’ANIE, et ce, jusqu’au 28 octobre 2026». Les décisions de rejet peuvent également être motivées par le non-respect des conditions légales d’éligibilité, notamment l’absence de documents requis, la non-inscription sur les listes électorales de la circonscription concernée, le non-respect de l’âge minimum de 23 ans, la situation vis-à-vis du service national ou encore certaines condamnations définitives.
Le défaut de justification de la situation fiscale, les éléments portant atteinte à la moralisation de la vie politique et les cas d’inéligibilité prévus par la législation électorale figurent également parmi les motifs retenus par l’ANIE.
S’agissant du profil des candidats, l’Autorité indique que « le nombre de jeunes âgés de moins de 40 ans s’élève à 87.995 candidats, soit 54,02 % du nombre total des candidats, le nombre de candidates étant de 19.327, représentant 11,86 % du total ».
Les diplômés de l’enseignement supérieur occupent également une place importante parmi les candidats, puisque « leur nombre est estimé à 78.959, soit 48,48 % de l’ensemble des candidats ».
À l’approche du scrutin, le traitement des recours et la finalisation des listes constituent les prochaines étapes du processus électoral, avant le rendez-vous du 28 novembre. G. S. E.
