
En célébrant la Journée internationale des droits des femmes, le 8 mars, l’engagement des femmes sahraouies met en lumière l’aspect humain du conflit du Sahara occidental, où elles occupent une place centrale dans la préservation de l’identité et dans la résistance face à l’occupation marocaine.
Depuis toujours, la résistance et les guerres n’ont pas été réservées aux hommes seuls, mais les femmes ont joué un rôle vital et important dans ces luttes, se tenant côte à côte avec les hommes pour affronter les occupants et les colonisateurs. C’est exactement ce qu’a fait la femme sahraouie, qui ne se limitait pas à un rôle social ou culturel, mais est allée au-delà pour s’engager politiquement afin de libérer son pays de l’emprise de l’occupant.
Sous le titre « Un demi-siècle de résistance entre exil, occupation et lutte pour l’autodétermination », le site d’information « Not To Olvide Sahara Occidentale » a mis en lumière, dimanche dernier, le rôle central joué par les femmes sahraouies dans la préservation de la mémoire collective et dans la défense des droits de leur peuple. L’article souligne également leur contribution déterminante à l’organisation de la vie sociale au sein de leur communauté.
Malgré les défis imposés par l’occupation et la dispersion de la diaspora, « elles ont contribué à maintenir la cohésion de la société sahraouie et à préserver son identité culturelle et politique », souligne l’auteure de l’article, Victoria G. Corera.
Elle explique que, au fil des décennies, le mouvement des femmes sahraouies s’est progressivement structuré, développant des liens avec de nombreux réseaux et mouvements de solidarité à travers le monde, notamment en Afrique, en Europe et en Amérique latine.
Ces partenariats ont contribué à renforcer la visibilité internationale de la cause sahraouie, tout en mettant en évidence la manière dont la défense des droits des femmes peut s’inscrire dans un combat plus large pour la reconnaissance des droits collectifs des peuples. Formées dans des universités africaines, européennes et latino-américaines, de nombreuses femmes sahraouies s’investissent aujourd’hui dans les domaines diplomatique, culturel et académique. À travers leurs engagements et leurs initiatives, elles participent activement à porter la voix de leur peuple sur la scène internationale et à défendre son droit à l’autodétermination, conclut-elle.
Les femmes sahraouies ont donc travaillé pour préserver la mémoire de leur peuple et leur héritage culturel, qui étaient destinés à être volés et effacés. Dans ce contexte, elles ont dû faire face à des défis immenses, car elles devaient préserver leur héritage culturel et national face aux tentatives de dissimuler les vérités historiques pour les générations futures. Ce rôle a exigé d’elles une force et une résilience pour maintenir les repères de l’identité sahraouie.
La tâche de préserver la mémoire de la communauté sahraouie a été extrêmement difficile, car elle ne se limitait pas seulement à la mémoire historique, mais aussi à la défense des droits humains. Comment défendre un peuple qui n’a ni mémoire ni identité ? Malgré toutes les tragédies vécues par la femme sahraouie, y compris la souffrance des guerres et des problèmes sociaux et économiques, elles ont continué à travailler sans relâche pour préserver la culture de leur pays et la mémoire de leur peuple.
À travers les activités sociales et éducatives menées par les femmes sahraouies, la solidarité au sein de la communauté sahraouie est renforcée. Ces activités incluent la fourniture de soutien éducatif, ainsi que l’autofinancement, visant à construire une société sahraouie cohérente malgré les difficultés extrêmes dans lesquelles elles vivent.
A. Benhizia
