
Chargé par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, le Premier ministre, Sifi Ghrieb, a présidé hier la cérémonie de lancement de l’exploitation de la mine de zinc et de plomb située entre les communes d’Amizour et de Tala Hamza, dans la wilaya de Béjaïa.
La cérémonie s’est déroulée au village d’Aït Bouzid, dans la commune de Tala Hamza, où le Premier ministre s’est rendu à son arrivée dans la wilaya, accompagné d’une importante délégation ministérielle.Sur place, plusieurs exposés techniques ont été présentés. Le représentant de la Société nationale de recherche et d’exploitation minière (Sonarem) a notamment détaillé ce projet stratégique, supervisé par la société mixte algéro-australienne Bejaia Zinc and Lead (BzL).
Une production annuelle de 200 000 tonnes
Selon les explications fournies, l’exploitation de la mine vise une production annuelle d’au moins 170 000 tonnes de zinc et 30 000 tonnes de plomb. Ce projet devrait permettre de couvrir les besoins de l’industrie nationale, tout en générant un excédent destiné à l’exportation. Le Premier ministre a également assisté à une présentation du ministère des Travaux publics et des Infrastructures de base portant sur la réalisation d’une route reliant la mine à l’autoroute, au point kilométrique 13 dans la commune de Tala Hamza. Cette infrastructure vise à assurer la fluidité du transport des matériaux et à garantir une liaison sécurisée avec le réseau autoroutier.
Raccordement aux réseaux énergétiques
Dans le domaine énergétique, un projet de raccordement de la mine aux réseaux électrique et gazier a été présenté. Il prévoit notamment la réalisation d’une ligne électrique de 60 kilovolts à partir de la station de transformation d’El Kseur.
Impact environnemental limité
Le représentant du ministère de l’Hydraulique a, pour sa part, exposé les mesures d’accompagnement du projet. Il a indiqué que la superficie occupée par la mine ne dépasse pas 2 % du bassin versant de la région, soit environ 2,3 km², limitant ainsi son impact sur les activités agricoles liées aux eaux souterraines du bassin de la Soummam. Dans ce cadre, trois phases d’études ont été menées afin d’établir une base de données précise sur l’hydrologie de la région.
Gestion de l’eau et infrastructures portuaires
Durant les premières années, l’eau extraite sera temporairement stockée dans un barrage de surface et utilisée pour les activités de construction, avant la réalisation d’une station de traitement des eaux.Par ailleurs, le directeur général du port de Béjaïa a présenté le rôle de cette infrastructure dans l’accompagnement du projet. Un site a été dédié au traitement des minerais destinés à l’exportation, avec la mise à disposition de zones de stockage temporaire (zones 14 et 18) ainsi que des équipements modernes répondant aux normes environnementales.
Enfin, le communiqué précise que le Premier ministre était accompagné, lors de cette visite, de plusieurs membres du gouvernement, dont les ministres en charge des Hydrocarbures et des Mines, de l’Intérieur, des Finances, de l’Énergie, de l’Industrie, des Travaux publics, ainsi que la secrétaire d’État chargée des Mines.
R. N.
