Alger – Rome : L’axe qui s’impose

Entre l’Algérie et l’Italie, la relation n’a jamais été aussi dense, aussi stratégique, ni aussi assumée politiquement. Longtemps discrète mais constante, elle s’est transformée, au fil des décennies, en un partenariat clé en Méditerranée, aujourd’hui porté à son plus haut niveau par le Président Abdelmadjid Tebboune et la cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni.
Ce rapprochement ne date pas d’hier. Dès l’indépendance de l’Algérie en 1962, Rome s’est positionnée comme un partenaire fiable, maintenant un dialogue constant, même dans les périodes les plus sensibles. Une constance diplomatique qui contraste avec les fluctuations observées dans les relations entre Alger et d’autres capitales européennes. Mais c’est véritablement sur le terrain économique, et surtout énergétique, que cette relation a pris une dimension stratégique.
Aujourd’hui, l’Algérie s’impose comme un fournisseur majeur de gaz pour l’Italie, devenue l’un de ses premiers partenaires commerciaux. Dans un contexte international bouleversé par les crises énergétiques successives, Rome a clairement fait le choix d’Alger pour sécuriser ses approvisionnements. Ce positionnement s’est traduit par une intensification rapide des accords entre Sonatrach et Eni, symboles d’une coopération désormais structurante.
Mais réduire les relations algéro-italiennes à l’énergie serait insuffisant. Les deux pays ont progressivement élargi leur coopération à des domaines aussi sensibles que la sécurité, la lutte contre le terrorisme, la gestion des flux migratoires ou encore les nouvelles technologies. Sur le plan économique, la présence italienne en Algérie ne cesse de croître, traduisant un climat de confiance renforcé et une volonté commune d’inscrire ce partenariat dans la durée.
L’arrivée au pouvoir de Abdelmadjid Tebboune et de Giorgia Meloni a marqué un tournant décisif dans les relations entre les deux pays. Les échanges politiques se sont intensifiés, les visites bilatérales se sont multipliées et les accords se sont accélérés. À Rome comme à Alger, le discours est désormais clair : la relation a changé d’échelle. Giorgia Meloni elle-même a évoqué un partenariat ayant atteint un « niveau jamais atteint auparavant », tandis que le Président Tebboune a insisté sur « de larges perspectives » ouvertes par les accords signés entre les deux pays. Au-delà des déclarations, c’est une convergence d’intérêts qui s’affirme. L’Italie cherche à renforcer sa sécurité énergétique et à consolider sa présence en Afrique, notamment à travers son ambitieux plan de coopération continental. L’Algérie, de son côté, diversifie ses partenariats et affirme son rôle de puissance régionale incontournable, à la fois énergétique et diplomatique.
Dans un contexte international marqué par les tensions et les recompositions géopolitiques, l’axe Alger-Rome apparaît, ainsi, comme un modèle de pragmatisme. Une relation sans éclats inutiles, mais solide, cohérente et en constante progression. Là où d’autres partenariats s’essoufflent ou se crispent, celui-ci avance, porté
par une volonté politique partagée et des intérêts
clairement alignés. Plus qu’un simple partenariat bilatéral, la relation entre l’Algérie et l’Italie tend aujourd’hui à s’imposer comme l’un des piliers de l’équilibre méditerranéen. Un axe discret, mais désormais incontournable.
Alger 16

ALGER 16 DZ

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