
À partir de demain, le film historique Ahmed Bey, réalisé par Djamal Chouarjah, sera projeté dans plusieurs salles à Alger, Oran, Constantine et Annaba. Cette fresque retrace le parcours de Ahmed Bey, dernier bey de Constantine, et met en lumière sa résistance face à l’occupation française au XIXe siècle.
Fresque historique d’envergure, Ahmed Bey plonge le spectateur au cœur d’une période charnière de l’histoire algérienne. Le film revient sur près de deux décennies de luttes menées par Ahmed Bey pour défendre Constantine, transformée en bastion, face à l’avancée des troupes coloniales.
À travers une reconstitution minutieuse, l’œuvre s’intéresse également aux prémices de l’invasion française, notamment à l’épisode du coup de l’éventail de 1827, impliquant Hussein Dey, incarné à l’écran par Gérard Depardieu. Ce geste, interprété comme une offense diplomatique par la France, servira de prétexte à une intervention militaire qui aboutira à l’occupation d’Alger en 1830.
Le film met en scène trois moments clés : le débarquement des troupes françaises, à Sidi-Fredj, la bataille de 1836, où les forces d’Ahmed Bey infligent une défaite notable à l’armée française, puis la chute de Constantine, en 1837.
Soutenu par le Centre algérien de développement du cinéma, le film a été tourné dans plusieurs sites emblématiques, notamment à Alger, Constantine et Bou Saâda, renforçant son authenticité visuelle et historique.
D’une durée de 124 minutes, cette œuvre, signée Rabah Zrif au scénario, et portée par une musique de Fahir Atakoğlu, se veut à la fois un récit de résistance et un travail de mémoire.
Au-delà du spectacle, Ahmed Bey s’impose comme un rappel puissant : derrière les grandes dates de l’histoire se trouvent des figures et des combats qui continuent de façonner la mémoire collective algérienne.
Cheklat Meriem
