
L’Algérie accélère sa stratégie de modernisation numérique. Le ministre de la Poste et des Télécommunications, Sid-Ali Zerrouki, a ordonné la mise en service du projet de développement du réseau de 5G LTE destiné à l’internet fixe « au plus tard début 2027 », marquant ainsi une nouvelle étape dans la transformation des infrastructures nationales de télécommunications, a indiqué un communiqué du ministère publié mercredi dernier.
Le ministre a présidé mardi soir une réunion consacrée au suivi des grands projets de modernisation du secteur, notamment ceux liés à l’amélioration de la qualité des services internet et au renforcement des capacités du réseau national. Une priorité stratégique dans un contexte où la consommation numérique explose et où les attentes des utilisateurs deviennent de plus en plus élevées. Parce qu’en 2026, attendre trois minutes pour charger une page est vécu comme une catastrophe civilisationnelle.
Lors de cette rencontre, M. Zerrouki s’est particulièrement intéressé à l’état d’avancement du programme de modernisation du réseau en cuivre, ainsi qu’à la migration progressive vers la fibre optique. Le ministre a insisté sur l’accélération des travaux à travers les différentes wilayas afin d’assurer « le parachèvement de cette opération début 2027, en vue de renforcer les capacités du réseau national et d’améliorer la qualité et la stabilité des services de l’internet fixe ».
Cette transition technologique s’inscrit dans une vision plus large visant à adapter les infrastructures nationales aux exigences croissantes de l’économie numérique, des services connectés et des nouveaux usages digitaux, qu’il s’agisse du télétravail, du streaming, du cloud ou encore des plateformes éducatives et administratives en ligne.
Dans ce cadre, le président-directeur général d’Algérie Télécom, Abdelghani Aït Saïd, a présenté un exposé détaillé sur le projet de développement du réseau de 5G LTE, conçu pour améliorer significativement l’expérience des abonnés aux services 4G LTE et répondre à la pression croissante sur les réseaux actuels.
À l’issue de cette présentation, le ministre a donné des instructions fermes afin d’assurer « la mise en service du projet au plus tard début 2027 », traduisant la volonté des pouvoirs publics de maintenir le calendrier de transformation numérique du pays malgré les défis techniques et infrastructurels.
Le ministère estime que l’entrée en exploitation de ce nouveau réseau «marquera un saut qualitatif en matière de services d’internet fixe ». Le projet devrait notamment permettre une amélioration sensible des débits, une réduction du temps de latence, ainsi qu’un renforcement global de la stabilité des connexions, autant d’éléments devenus essentiels dans un environnement économique et social désormais largement dépendant des technologies numériques.
Au-delà de la simple amélioration technique, ce chantier apparaît comme un enjeu stratégique pour la compétitivité nationale. Le développement d’infrastructures numériques performantes constitue aujourd’hui un levier majeur pour attirer les investissements, soutenir l’innovation et accompagner l’émergence d’une économie davantage tournée vers les technologies et les services à forte valeur ajoutée.
Avec ce projet, les autorités entendent également réduire progressivement les écarts de connectivité entre les différentes régions du pays et préparer le terrain à de futures évolutions technologiques. Car le numérique n’attend personne. Encore moins les administrations qui découvrent soudainement que la fibre optique existe et que les câbles en cuivre ne sont plus exactement le sommet de la modernité humaine.
G. S. E.
