
Depuis le 8 juin, Naâma Asfari, le prisonnier civil sahraoui, membre du groupe Gdeim Izik et détenu civil sahraoui, mène une grève de la faim illimitée afin de réclamer la mise en œuvre de l’avis du Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire, a précisé dimanche dernier l’Association des amis de la République arabe sahraouie démocratique dans son communiqué officiel. Cette mesure fait suite à une série de grèves de la faim observées, qui sont restées sans réaction de la part des autorités marocaines.
L’association a indiqué que le Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire a déterminé, dans un avis de 2023, que la détention des prisonniers sahraouis du groupe Gdeim Izik est arbitraire et a demandé leur libération.
Elle met l’accent sur le fait que les sentences imposées à ces prisonniers ont été fondées sur des confessions extorquées par la torture, comme l’a signalé le Comité des Nations unies contre la torture. De graves fautes médicales et des représailles systématiques à l’égard des détenus sahraouis. Le rapport 2025, intitulé « Pas de traitement… Pas de visite… Pas de justice », diffusé par la Ligue pour la protection des prisonniers politiques sahraouis au Maroc, dénonce et fait état de ces pratiques marocaines. L’Association des amis de la RASD a une nouvelle fois appelé à la libération complète des détenus civils sahraouis du groupe Gdeim Izik et a exprimé son appuie pour le combat de « dignité » de Naâma Asfari.
Qualifiant les quinze ans de détention sans justification de ces détenus comme étant d’une «extrême gravité», l’association demande à l’Etat concerné, particulièrement la France, ainsi qu’aux instances de l’ONU et aux organisations qui défendent les droits humains, d’intervenir auprès des responsables marocains pour mettre fin à cette situation de non-droit.
A. Menasria
