
La ministre du Commerce intérieur et de la Régulation du marché national, Mme Amel Abdellatif, a présenté samedi dernier à Alger les réformes structurelles «inédites » réalisées ces dernières années en Algérie. Ces réformes ont donné naissance à une vision économique axée sur « la stabilité, la réforme, la production et le partenariat durable ».
La ministre s’était exprimée lors d’un séminaire national intitulé «L’Algérie, potentiel, réformes et compétitivité pour une économie génératrice de richesse», organisé à l’occasion de la 57e édition de la Foire internationale d’Alger (22-27 juin), accompagnée par le ministre du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations, Kamel Rezig, du ministre de l’Industrie, Yahia Bachir, du directeur général de l’Agence algérienne de promotion de l’investissement (AAPI), Omar Rekache, et du président du Conseil du renouveau économique algérien (CREA), Kamal Moula.
Dans son discours aux participants au symposium, auquel assistaient également le directeur général de la Chambre algérienne de commerce et d’industrie(CACI), Chakib Kouidri, des représentants de divers ministères et opérateurs économiques, ainsi qu’un certain nombre de représentants du corps diplomatique accrédité en Algérie, Mme Abdellatif a déclaré que «l’Algérie offre aujourd’hui non seulement des opportunités d’investissement, mais présente également une nouvelle vision économique basée sur « la stabilité, la réforme, la production et un partenariat durable », ce qui en fait un interlocuteur de confiance dans son environnement régional et international.
Dans ce contexte, elle a évoqué les «réformes structurelles inédites» dont l’Algérie a bénéficié ces dernières années sous la direction du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, qui ont touché divers aspects du système économique, de la modernisation du cadre juridique des investissements à l’amélioration du climat des affaires, en passant par la modernisation de l’administration, la numérisation des services et la réforme du système financier et fiscal, afin de renforcer la confiance des investisseurs et de promouvoir la transparence et l’efficacité.
L’Algérie continue ses efforts de renforcement de son système de qualité, d’accréditation et de conformité avec les normes internationales afin de booster la compétitivité de ses produits et de faciliter leur insertion sur les marchés internationaux. En outre, l’économie nationale connaît un essor en termes de transformation numérique, illustré par la digitalisation des services publics, le développement du paiement électronique, ainsi que l’encouragement des start-up et de l’innovation.
Elle a expliqué que le but du séminaire n’était pas uniquement de passer en revue les réformes déjà mises en œuvre, mais de favoriser aussi un échange technique entre les divers intervenants économiques sur les manières de stimuler les investissements, d’approfondir l’intégration industrielle, d’encourager les exportations non hydrocarbures et d’accroître la participation des secteurs productifs à la croissance économique.
Mme Abdellatif a évoqué, lors d’un séminaire sur le potentiel stratégique de l’économie algérienne, les initiatives deployés par son ministère pour actualiser les diverses administrations, surmonter les obstacles et optimiser la qualité des services rendus, en collaboration avec les autres domaines. Elle a également relevé l’importance essentielle des laboratoires d’analyse pour assurer la qualité des produits.
AAPI : 353 projets étrangers enregistrés
De son côté, M. Rekkache a indiqué que l’AAPI a enregistré un total de 353 projets d’investissement étrangers, comprenant 146 projets étrangers directs, ainsi que 207 projets réalisés de partenariat.
L’enregistrement de ces investissements a été considéré comme le fruit des réformes mises en œuvre par les autorités, qui ont favorisé un environnement commercial plus attractif pour les investisseurs, notamment suite au renforcement du guichet unique en vue de faciliter les procédures et à l’introduction d’une nouvelle loi régissant ce secteur.
M. Moula a souligné l’importance de l’innovation et de la création de ponts de communication avec les universités afin d’améliorer continuellement les performances et le produit algérien, grâce à la formation des jeunes dans des domaines en demande croissante, d’autant plus que l’Algérie possède les éléments nécessaires au succès et à l’entrée sur de nouveaux marchés dans le monde, compte tenu de son statut de « porte d’entrée vers l’Afrique et de sa proximité géographique avec le continent européen ».
Le président de l’Association professionnelle des banques et des établissements financiers (ABEF), M. Mohand Bourai, a qualifié, quant à lui, la sortie de l’Algérie de la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI) comme un signe positif témoignant de la conformité de l’Algérie aux standards internationaux dans la lutte contre « le blanchiment d’argent, le financement du terrorisme et la propagation des armes de destruction massive ». Il a poursuivi en indiquant que ceci renforcera la confiance des investisseurs et permettra de bénéficier d’un climat des affaires basé sur la transparence et la crédibilité
Le même intervenant a déclaré que l’ouverture de banques algériennes en Mauritanie, au Sénégal et en France favorise la création de nouvelles perspectives d’investissement et contribue à lever les défis rencontrés par les investisseurs, en particulier sur le plan financier.
Abir Menasria
