
L’Algérie a déposé sa Contribution déterminée au niveau national (CDN) 2026 auprès du secrétariat de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC). Annoncée, hier à Alger, par la ministre de l’Environnement et de la Qualité de la vie, Kaouter Krikou, lors d’une journée d’information, cette feuille de route fixe les engagements du pays en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre et d’adaptation aux changements climatiques, en prévision de la COP31, prévue en novembre prochain à Antalya, en Turquie.
La Contribution déterminée au niveau national constitue le document de référence qui définit les orientations de l’Algérie en matière d’action climatique. Elle fixe les objectifs du pays en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre et d’adaptation aux effets des changements climatiques, conformément aux engagements pris dans le cadre de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques et de l’Accord de Paris.
Dans son intervention, Mme Krikou a réaffirmé la volonté de l’Algérie de respecter ses engagements internationaux et de contribuer aux efforts mondiaux de lutte contre les changements climatiques, tout en conciliant les impératifs du développement national avec les exigences de l’action climatique. Elle a également renouvelé l’appel de l’Algérie en faveur du respect des engagements internationaux relatifs au financement de l’action climatique, au transfert de technologies et au renforcement des capacités, afin de promouvoir une transition juste vers des économies plus durables et plus résilientes.
Selon la ministre, la CDN 2026 traduit l’engagement du pays, à travers une feuille de route qui prévoit, notamment la mise en œuvre du Programme national de transition énergétique visant une capacité de production de 15.000 mégawatts d’énergies renouvelables à l’horizon 2035. Elle repose également sur l’amélioration de l’efficacité énergétique, le développement d’une industrie à faible intensité carbone, la promotion de l’économie circulaire et le développement de la filière de l’hydrogène vert. Le document accorde aussi une place importante à l’adaptation aux effets des changements climatiques. Il prévoit, notamment le renforcement de la sécurité hydrique, grâce à l’extension des barrages, au dessalement de l’eau de mer et à la réutilisation des eaux usées traitées. Il met également l’accent sur le développement de pratiques agricoles adaptées à la sécheresse, la protection des infrastructures, le renforcement de la gouvernance climatique, la recherche scientifique et une plus grande implication des acteurs économiques, des jeunes et de la société civile.
Mme Krikou a souligné que le dépôt de cette Contribution intervient à quelques mois de la 31e Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP31), prévue en novembre prochain à Antalya, en Turquie. À cette occasion, l’Algérie présentera sa vision, ses engagements et ses propositions dans le cadre des négociations internationales sur le climat.
Intervenant à son tour, la représente du ministre des Affaires étrangres, Baya Ben Ismaïl, a affirmé que cette Contribution reflète la volonté politique de l’État de promouvoir un modèle de développement durable à faible empreinte carbone. Elle a souligné que le document accorde une priorité particulière à l’adaptation aux changements climatiques, notamment dans les domaines de la sécurité hydrique, de l’agriculture et de la protection des écosystèmes.
De son côté, la coordonnatrice résidente des Nations unies en Algérie, Savina Claudia Ammassari, a estimé que cette nouvelle Contribution constitue une étape importante dans le renforcement de l’ambition climatique de l’Algérie. Elle a réaffirmé l’engagement du système des Nations unies à accompagner le pays dans la mise en œuvre de ses engagements climatiques, à travers des politiques publiques et des investissements adaptés.
Pour rappel, l’Algérie a ratifié la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques en 1993. Elle figure parmi les près de 200 Parties engagées dans ce cadre international de coopération, visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre et à renforcer l’adaptation aux effets des changements climatiques.
Cheklat Meriem
