Par Abir Menasria
L’Organisation des producteurs de pétrole africains (APPO) a annoncé, mardi dernier, le lancement officiel, hier, de la première plateforme panafricaine d’appels d’offres dans le domaine de l’énergie sur le continent. Réalisée dans le but de promouvoir l’accès des entreprises locales aux marchés énergétiques, cette initiative survit avec l’adhésion officielle à l’APPO.

Cette plateforme a donné l’occasion au continent de tirer davantage profit de la valeur ajoutée, d’améliorer ses capacités industrielles et de créer des occasions égales pour les entreprises africaines. La création de cette plateforme interactive fait partie des efforts de l’APPO pour promouvoir le contenu local dans les appels d’offres du secteur de l’énergie.
Le secrétaire général de l’APPO, l’Algérien Farid Ghezali, avait récemment déclaré que la plateforme d’appels d’offres du secteur énergétique africain visait notamment à recenser les entreprises africaines et à publier des appels d’offres prioritaires pour les sociétés du continent. M. Ghezali a ajouté que cet outil conduira à la création d’un bulletin africain des appels d’offres, similaire au bulletin algérien « BAOSEM » pour les secteurs de l’énergie et des mines. Il a noté que l’Afrique dispose d’entreprises publiques et privées nationales très performantes, capables de réaliser des projets industriels d’envergure conformément aux normes internationales.
L’objectif est également de consolider les petites et moyennes entreprises (PME) locales, en partenariat avec les grandes entreprises africaines, tout en participant à la constitution de réseaux de sous-traitances locales.
Fondée en 1987 grâce à l’initiative de l’Algérie et de plusieurs autres nations africaines productrices de pétrole, l’APPO compte actuellement 18 membres.
L’organisation constitue un cadre institutionnel visant à coordonner les politiques pétrolières de ses États membres et à promouvoir la coopération et l’intégration dans les domaines de l’exploration, de la production, du raffinage et du transfert de technologies, ainsi qu’à soutenir la recherche scientifique, la formation et le développement des compétences.
