
Elena Rybakina a marqué l’histoire à New York. La Kazakhe, classée n°2 mondiale, a remporté l’US Open en dominant Aryna Sabalenka en trois sets (6-4, 5-7, 6-2), au terme d’une finale intense de 2h21.
Déjà assurée de devenir lundi la nouvelle n°1 mondiale pour la première fois de sa carrière, Rybakina ajoute ainsi un troisième titre du Grand Chelem à son palmarès. Après Wimbledon, en 2022, et l’Open d’Australie, en janvier dernier, la joueuse de 27 ans confirme son exceptionnelle régularité au plus haut niveau.
Un deuxième Grand Chelem en 2026
Rybakina réalise une saison exceptionnelle. Après son sacre à l’Open d’Australie, en début d’année, elle s’impose également à New York et devient la troisième joueuse du XXIe siècle à remporter ces deux tournois du Grand Chelem, au cours de la même saison.
Elle rejoint ainsi l’Allemande Angelique Kerber, qui avait réalisé cette performance, en 2016, et Aryna Sabalenka, qui avait réussi le même exploit, en 2024.
Pour Rybakina, cette victoire a également une saveur particulière puisqu’elle a une nouvelle fois pris le dessus sur Sabalenka en finale. Les deux joueuses s’étaient déjà affrontées pour le titre à Melbourne, en janvier, avec une victoire de la Kazakhe.
Rybakina prend encore l’avantage sur Sabalenka
Cette finale était déjà la troisième disputée par Rybakina en Grand Chelem face à Sabalenka. La Kazakhe compte désormais deux victoires contre une défaite, celle enregistrée à l’Open d’Australie en 2023.
Au total, Rybakina signe sa huitième victoire en dix-huit confrontations face à la Biélorusse. Une statistique qui confirme qu’elle est devenue l’une des principales rivales de Sabalenka sur le circuit féminin.
Pour Sabalenka, cette nouvelle défaite en finale d’un tournoi majeur est forcément difficile à digérer. La Biélorusse compte quatre titres en Grand Chelem, mais également cinq finales perdues.
Elle avait déjà connu plusieurs désillusions importantes. En 2025, elle avait notamment perdu la finale de l’Open d’Australie contre Madison Keys, avant de s’incliner quelques mois plus tard face à Coco Gauff, en finale de Roland-Garros. Elle avait également été battue par l’Américaine en finale de l’US Open 2023.
La finale a pourtant commencé sur un rythme favorable à Rybakina. Très solide dans le premier set, la Kazakhe a longtemps mis Sabalenka sous pression grâce à la puissance de ses frappes et à la précision de son jeu.
Elle a réussi à faire le break pour mener 3-2, profitant notamment d’une double faute de son adversaire. Rybakina a ensuite parfaitement géré son avantage pour remporter la première manche 6-4. Son niveau de jeu était particulièrement impressionnant. Elle n’a commis sa première faute directe qu’après le sixième jeu, preuve de sa grande maîtrise dans ce début de rencontre.
Sabalenka revient dans le deuxième set
Sabalenka a cependant refusé d’abandonner. Plus agressive dans le deuxième set, la Biélorusse a progressivement retrouvé son meilleur tennis.
Rybakina a connu davantage de difficultés et a commis 13 fautes directes, contre seulement 8 dans le premier set. Elle a pourtant obtenu deux premières occasions de break, sans parvenir à les convertir. De son côté, Sabalenka a augmenté le nombre de coups gagnants et a pris davantage de risques. Cette stratégie a fini par payer. Plus offensive, elle a réussi à renverser la situation et à remporter la deuxième manche 7-5.
La finale était alors relancée avec une manche partout.
Rybakina reprend le contrôle
Malgré ce retour de Sabalenka, Rybakina n’a pas paniqué. La Kazakhe savait qu’elle possédait un avantage important : elle n’avait encore jamais perdu à l’US Open après avoir remporté le premier set.
Avant cette finale, elle affichait un bilan parfait de 13 victoires pour aucune défaite dans cette situation à New York.
Dans le troisième set, Rybakina a rapidement repris le contrôle des échanges.
Sabalenka, sous pression, a multiplié les erreurs et en a commis 12 dans cette dernière manche.
La future n°1 mondiale en a profité pour réaliser deux breaks et prendre une avance décisive.
Elle n’a ensuite plus laissé échapper son avantage.
Rybakina a finalement conclu la rencontre sur son 12e ace du match, après 2h21 de combat. Une dernière démonstration de puissance qui lui permet de décrocher son troisième titre du Grand Chelem.
Avec ce nouveau sacre, la Kazakhe confirme surtout qu’elle est désormais l’une des grandes figures du tennis féminin. Son titre à New York, ajouté à celui remporté à Melbourne, vient couronner une saison exceptionnelle et accompagne son accession au sommet du classement mondial.
À 27 ans, Elena Rybakina s’installe donc officiellement sur le trône du tennis féminin avec un message clair : la nouvelle patronne du circuit est désormais bien elle.
A. Amine
