
Une délégation du Parlement algérien a pris part, dimanche dernier au Caire, en Égypte, aux travaux de la 43e session du Comité exécutif de l’Union interparlementaire arabe (UIPA), a indiqué un communiqué.
Tenue au siège de la Ligue des États arabes, cette réunion a porté sur plusieurs dossiers liés à la coopération et à la coordination entre les Parlements arabes. Les participants ont notamment examiné la possibilité pour le groupe arabe de soumettre un point d’urgence lors de la 153e Assemblée générale de l’Union interparlementaire (UIP), ainsi que le rapport de la commission
diplomatique parlementaire.
Ce rapport propose notamment de revoir le mode de vote concernant les questions d’urgence au sein de l’Assemblée générale de l’UIP, avec pour objectif de renforcer l’action et la coordination de la diplomatie parlementaire arabe. Une autre proposition porte sur le renforcement de la coopération entre les Parlements arabes au sein de l’Union parlementaire des États membres de l’Organisation de la coopération islamique (UPCI).
Les membres du Comité exécutif ont également examiné une demande du Conseil de l’Assemblée parlementaire des États membres de la Communauté des États indépendants (CEI), portant sur l’octroi à l’UIPA du statut d’observateur auprès de cette institution.
La lutte contre le narcotrafic en priorité
La délégation algérienne était composée de Djelloul Harrouchi, président de la Commission des affaires économiques et financières au Conseil de la Nation et membre du Comité exécutif de l’UIPA, ainsi que Mohamed Azizi, député à l’Assemblée populaire nationale (APN).
Dans ce cadre, le sénateur Djelloul Harrouchi a proposé d’intégrer la lutte contre le trafic de drogue et les substances psychotropes au projet de point d’urgence que le groupe arabe devrait soumettre lors de la prochaine Assemblée de l’Union interparlementaire (UIP). Cette proposition vise à inscrire la question de la lutte contre ce phénomène parmi les priorités de l’action parlementaire internationale, compte tenu de l’ampleur croissante des réseaux criminels et de leur caractère de plus en plus transnational. À cette occasion, M. Harrouchi a souligné la nécessité pour les parlementaires du monde entier de renforcer leur contribution aux efforts visant à endiguer le phénomène de la drogue et à lutter contre les différentes formes de criminalité qui lui sont associées. Il a notamment mis l’accent sur l’importance d’une coopération parlementaire internationale accrue, permettant de favoriser l’échange d’expériences, de bonnes pratiques et d’informations entre les institutions législatives des différents pays. Le sénateur a également insisté sur la nécessité de mobiliser davantage les mécanismes législatifs et de contrôle dont disposent les Parlements, afin de contribuer à l’élaboration de cadres juridiques adaptés et au renforcement des dispositifs de prévention et de lutte contre le trafic illicite de stupéfiants et de substances psychotropes. Il a, dans ce contexte, relevé l’importance d’une approche coordonnée et complémentaire entre les différentes institutions concernées, notamment face à une criminalité qui dépasse les frontières nationales et qui nécessite, de ce fait, une réponse concertée à l’échelle internationale.
La proposition présentée par M. Harrouchi s’inscrit dans une démarche visant à renforcer le rôle des Parlements dans la lutte contre le trafic de drogue, à travers l’adoption de mesures législatives appropriées, le suivi de la mise en œuvre des politiques publiques et le développement de mécanismes de coopération entre les représentants des différents États. L’objectif est également de favoriser une prise de conscience collective quant aux enjeux sécuritaires, sociaux et économiques liés à la circulation illicite des drogues et des substances psychotropes.
Au cours de cette réunion, les membres du Comité ont également examiné plusieurs questions inscrites dans les rapports de la Commission diplomatique provisoire et de la Commission financière provisoire. Les échanges ont notamment porté sur les différentes propositions soumises dans le cadre des travaux préparatoires à la prochaine Assemblée de l’UIP, ainsi que sur les modalités de leur présentation et de leur inscription à l’ordre du jour.
Les discussions ont, en particulier, porté sur la proposition du groupe arabe relative à la soumission d’un projet de point d’urgence à l’occasion de la prochaine Assemblée de l’UIP. Les membres du Comité ont examiné les principaux éléments de cette proposition, ainsi que l’importance de parvenir à une position coordonnée au sein du groupe arabe afin de porter cette question dans le cadre des travaux de l’Union interparlementaire.
Les travaux de la réunion ont permis de mettre en avant l’importance de la concertation entre les parlementaires arabes et de la coordination de leurs positions sur les questions d’intérêt commun. Cette démarche vise notamment à renforcer la contribution du groupe arabe aux débats de l’UIP et à promouvoir des initiatives susceptibles de répondre aux défis auxquels sont confrontés les différents États, en particulier dans le domaine de la lutte contre la criminalité transfrontalière et le trafic illicite de stupéfiants et de substances psychotropes.
Cette 43e session s’inscrit dans le cadre des efforts visant à renforcer la coordination entre les Parlements arabes au sein des instances parlementaires internationales. Les travaux ont également permis de préparer plusieurs dossiers qui seront examinés lors des prochaines échéances de l’UIP. Zineb Bouzid
