
Le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf, a représenté, samedi dernier à New York, l’Algérie à la 50e réunion des ministres des Affaires étrangères des pays membres du Groupe des 77 (G77) et de la Chine, tenue en marge du débat général de la 81e Session de l’Assemblée générale des Nations unies (AGNU), a indiqué un communiqué du ministère.
Intervenant à cette occasion, M. Attaf a souligné l’importance du rôle du G77 et de la Chine face aux profondes transformations que connaît le système international, estimant que ces évolutions rendent plus que jamais nécessaires l’unité, la solidarité et la coordination entre les pays en développement.
Dans ce contexte, le ministre d’État a plaidé pour l’avènement d’une action « multilatérale plus équitable », davantage orientée vers les impératifs du développement et capable de corriger les déséquilibres structurels qui caractérisent le système financier international. Une telle évolution permettrait, selon lui, de favoriser un accès plus équitable des pays en développement aux ressources et aux technologies et de renforcer leurs capacités.
Abordant la transformation numérique, M. Attaf a mis en garde contre le risque de voir la révolution technologique et l’intelligence artificielle devenir de nouveaux facteurs de fracture entre les pays du Nord et ceux du Sud.
Il a, à cet égard, insisté sur la nécessité de faire de la technologie un véritable levier de développement et d’autonomisation des peuples dans le cadre d’une gouvernance internationale plus inclusive. Celle-ci devrait notamment garantir un accès équitable aux connaissances et aux technologies, sans que leur maîtrise ou leur diffusion ne demeurent l’apanage d’un nombre limité d’acteurs.
Le climat, une responsabilité partagée
Sur la question climatique, le ministre d’État a réaffirmé l’attachement de l’Algérie au principe des responsabilités communes mais différenciées, qui tient compte des niveaux de contribution des différents pays aux émissions et aux conséquences du changement climatique. Il a relevé que les pays en développement, particulièrement en Afrique, supportent un coût croissant des dérèglements climatiques, alors même que leur contribution historique et actuelle à leurs causes demeure limitée. Daans ce cadre, M. Attaf a souligné que le financement climatique, le transfert de technologies et l’appui aux pays les plus vulnérables constituent des responsabilités qui doivent être assumées sans délai, afin de permettre aux États concernés de renforcer leur résilience et leurs capacités d’adaptation.
En conclusion, le ministre d’État a réaffirmé l’engagement de l’Algérie, fidèle aux principes de la Charte d’Alger de 1967, en faveur du renforcement de la coopération Sud-Sud, de la défense du droit des peuples au développement et de l’édification d’un système international plus juste et inclusif, davantage à l’écoute des aspirations des peuples à la croissance et au bien-être.
Abir Menasria
