
La semaine de haut niveau de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies a été marquée par une activité diplomatique particulièrement dense de l’Algérie à New York. Portée par le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf, cette présence s’est traduite par une succession de rencontres bilatérales, de réunions multilatérales et de consultations consacrées aux principales crises et aux grands enjeux de l’heure.
À travers cette intense activité, Alger a multiplié les échanges avec des responsables représentant différentes régions et sensibilités du monde, confirmant une diplomatie qui privilégie le dialogue, la concertation et la recherche de solutions politiques aux crises. Les questions liées à la paix et à la sécurité internationales, à la situation au Moyen-Orient, aux dossiers africains et sahéliens, ainsi qu’au renforcement du système multilatéral ont occupé une place centrale dans ces contacts.
Ahmed Attaf s’est ainsi entretenu avec le président de la 81e session de l’Assemblée générale, Khalilur Rahman, qui a salué le soutien de l’Algérie aux travaux de l’Assemblée générale et son rôle dans la promotion du dialogue et des solutions pacifiques. Les échanges ont également porté sur les développements régionaux et internationaux et sur la nécessité de renforcer l’action collective face aux crises.
Le ministre d’État a également multiplié les consultations avec ses homologues et plusieurs hauts responsables internationaux. Ses rencontres avec le secrétaire d’État adjoint américain Christopher Landau, le conseiller américain Massad Boulos, ainsi qu’avec les ministres des Affaires étrangères de la Russie, de l’Espagne, de la Suède, de la République tchèque et du Niger, illustrent l’étendue de cette activité diplomatique.
Les consultations ont également concerné plusieurs partenaires arabes et africains, notamment l’Égypte, le Koweït, Oman, ainsi que différents pays du continent. Cette dimension africaine demeure particulièrement importante pour Alger, qui continue de défendre le renforcement des solutions africaines aux crises du continent, le respect de la souveraineté des États et la recherche de réponses combinant sécurité, développement et stabilité.
La question palestinienne a, elle aussi, occupé une place importante dans les démarches algériennes. À travers sa participation aux réunions arabes et internationales consacrées à la solution à deux États et à la situation au Moyen-Orient, l’Algérie a réaffirmé son attachement au respect du droit international et aux droits légitimes du peuple palestinien. Cette position s’inscrit dans la continuité de l’action menée par Alger au Conseil de sécurité durant son mandat 2024-2025. L’ONU a notamment relevé, dans un document consacré au Mouvement des non-alignés, le rôle joué par la délégation algérienne dans la défense de la cause palestinienne au sein du Conseil.
Cette présence internationale s’inscrit plus largement dans les orientations impulsées par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, depuis son élection en 2019. La diplomatie algérienne a progressivement renforcé son activité sur les scènes africaine, arabe et internationale, avec une attention particulière accordée au multilatéralisme, au règlement pacifique des conflits, au respect de la souveraineté des États et à la défense des principes de la Charte des Nations unies.
L’élection de l’Algérie comme membre non permanent du Conseil de sécurité pour la période 2024-2025 a constitué l’un des principaux marqueurs de cette présence renouvelée. Le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, avait félicité le Président Tebboune pour cette élection et évoqué avec lui plusieurs dossiers régionaux, notamment le Sahara occidental, la Libye, le Mali, le Niger et le Sahel.
Durant ce mandat, Alger a notamment mis en avant la défense du droit international, la protection des populations civiles et la recherche de règlements politiques aux conflits. Le président de la République a, par ailleurs, continué à inscrire l’action extérieure de l’Algérie dans une approche privilégiant le dialogue et les solutions pacifiques. Cette orientation s’est également manifestée dans les relations avec les partenaires européens, africains et arabes. En juillet 2026, à titre d’exemple, Alger et Madrid ont convenu de poursuivre le dialogue et de soutenir les efforts onusiens et multilatéraux en faveur de solutions pacifiques aux crises et aux conflits.
Sur le continent africain, cette dynamique s’est accompagnée d’un engagement accru de l’Algérie dans les mécanismes de paix et de sécurité de l’Union africaine. Le Président Tebboune a notamment été chargé de responsabilités continentales dans la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent. En septembre 2026, le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine a salué ses efforts dans ce domaine, en sa qualité de Champion de l’UA pour la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent. Cette implication africaine s’ajoute au rôle joué par l’Algérie dans les mécanismes de prévention et de règlement des conflits, ainsi qu’à son action en faveur d’une plus grande représentation des intérêts du continent dans les instances internationales. En 2026, Alger a également poursuivi son action au sein de l’Union africaine, notamment à travers la présidence du Forum des chefs d’État et de gouvernement du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs, exercée par le Président Tebboune.
À New York, cette orientation générale s’est donc prolongée à travers une activité diplomatique soutenue d’Ahmed Attaf. La multiplication des rencontres avec des interlocuteurs américains, européens, russes, arabes et africains témoigne d’une volonté de maintenir ouverts les canaux de dialogue et de faire valoir les positions algériennes sur les dossiers qui touchent à la paix et à la sécurité internationales.
Dans un contexte marqué par la multiplication des crises et par les interrogations sur l’efficacité du système multilatéral, Alger insiste ainsi sur la nécessité de préserver le rôle central des Nations unies, de respecter la Charte et de renforcer les mécanismes de règlement pacifique des différends. C’est dans cette perspective qu’Ahmed Attaf a également plaidé pour une réforme du système des Nations unies et un renforcement du multilatéralisme, notamment à travers une meilleure représentativité et une plus grande efficacité des institutions internationales.
Attaf à la réunion de Durban
Le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf, a pris part à New York à la réunion de haut niveau consacrée au 25e anniversaire de l’adoption de la Déclaration et du Programme d’action de Durban contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance qui y est associée, dans le cadre de la semaine de haut niveau de la 81e Session de l’Assemblée générale des Nations unies.
Dans une allocution prononcée à cette occasion, le ministre d’État a souligné que cette commémoration constituait une occasion pour la communauté internationale de renouveler son engagement en faveur de la préservation de la dignité humaine, de la promotion de l’égalité et de la lutte contre toutes les formes de racisme et de discrimination.
Ahmed Attaf a insisté sur la nécessité d’une véritable volonté politique et d’une solidarité globale pour honorer les engagements de la Déclaration de Durban, en mettant en garde contre la sélectivité et le double standard. Il a également plaidé pour une approche structurelle et globale de la justice réparatrice, présentée comme une voie vers la réconciliation, l’équité et le respect mutuel.
Le ministre d’État a, par ailleurs, appelé à veiller à ce que les technologies et l’espace numérique soient mis au service de l’être humain, en empêchant leur utilisation pour propager les discours de haine et de racisme ou porter atteinte à la dignité humaine et aux droits de l’Homme.
Entretien Attaf-Guterres
Au terme de sa participation aux travaux de la semaine de haut niveau de la 81e Session de l’Assemblée générale, Ahmed Attaf a rencontré le Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres.
Cette rencontre a permis de passer en revue l’état des relations internationales et d’examiner les principaux défis auxquels sont confrontés le multilatéralisme et l’Organisation des Nations unies dans un contexte marqué par la multiplication des crises et des tensions à travers le monde.
Les deux parties ont également abordé les efforts visant à favoriser la désescalade et à renforcer la sécurité et la stabilité au Moyen-Orient et dans le Golfe, ainsi que les efforts des Nations unies en faveur de la paix et de la sécurité en Afrique.
Les entretiens ont enfin porté sur l’évolution du processus de négociation concernant la question du Sahara occidental et sur les perspectives de relance du processus onusien, en vue de parvenir à un règlement politique du conflit conformément aux résolutions pertinentes et aux principes de la légalité internationale.
Alger 16
