
Les Emirats arabes unis constituent désormais une menace pour la paix et la sécurité internationales, au regard des accusations de blanchiment d’argent, de financement du terrorisme, de recours à des mercenaires et de transferts illicites d’or africain qui pèsent sur ce « micro-Etat », a affirmé le spécialiste des questions géopolitiques et migratoires, Hassen Kacimi.
« Ce micro-Etat constitue maintenant une menace pour la paix et la sécurité » au plan international, a déclaré, à l’APS, M. Kacimi, estimant que les manœuvres des Emirats dans plusieurs régions du monde, relevées dans plusieurs documents et confirmées par des enquêtes internationales, « nécessitent une prise en charge par les instances judiciaires internationales ».
« Partout où il y a le désordre, le chaos, où il y a des guerres et des conflits, vous avez derrière cela la trace de cet Etat criminel qui finance bien sûr toutes ces activités subversives », a-t-il soutenu.
Evoquant les conflits en Afrique et au Moyen-Orient, l’analyste a relevé le soutien des Emirats à plusieurs groupes armés, notamment les Forces de soutien rapide (FSR) au Soudan, en conflit depuis avril 2023 avec l’armée soudanaise, ainsi que le rôle d’Abou Dhabi dans la déstabilisation de la Libye et son implication dans le conflit au Yémen, où le pays cherche, selon lui, à « faire main basse sur le détroit de Bab-el-Mandeb », passage maritime stratégique pour le commerce international.
Les Emirats « jouent aussi un rôle majeur dans le blanchiment de capitaux issus d’activités illicites et la capitale de ce pays est devenue pratiquement le sanctuaire de la criminalité transnationale », note M. Kacimi, citant, entre autres, des circuits bancaires et financiers servant à « recycler des revenus illégaux ».
Quant à l’implication d’Abou Dhabi dans les transferts illicites d’or africain vers les Emirats, l’analyste a avancé un montant de 35 milliards de dollars. Ces transferts, a-t-il estimé, « illustrent l’ampleur des activités économiques illicites menées par les Emirats sur le continent africain et dans le Sahel », faisant état d’informations authentiques et crédibles qui confirment ces faits.
L’expert a, par ailleurs, évoqué le recours des Emirats au logiciel espion Pegasus (fabriqué par une entreprise sioniste) pour espionner des personnalités européennes, américaines et africaines, considérant ces pratiques comme « une menace supplémentaire pour la sécurité internationale ».
« Il va falloir absolument que les activités de cet Etat subversif et terroriste puissent être soumises à la Cour pénale internationale (CPI) », car les Emirats « sont coupables de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité » notamment au Soudan et en Libye », a-t-il soutenu.
