
Une manifestation organisée, lundi dernier, devant la Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR) à Rabat par les familles des détenus civils sahraouis du groupe de Gdeim Izik, a été violemment réprimée par les forces de sécurité marocaines qui ont procédé à des interpellations massives, rapportent plusieurs médias sahraouis.
Des femmes, des défenseurs des droits humains, ainsi que des étudiants venus exprimer leur solidarité avec les familles des détenus civils sahraouis et dénoncer leurs conditions de détention, ainsi que la violation de leurs droits, ont été victimes de violences physiques, ajoutent ces sources.
Citant des témoins, les médias sahraouis affirment que la police marocaine a répondu avec une force excessive à la manifestation des familles des détenus sahraouis réclamant la fin des restrictions ou refus de visites, la levée de l’isolement imposé à leurs proches et la fin des traitements dégradants auxquels sont soumis les prisonniers sahraouis dans les geôles marocaines.
La répression policière marocaine a fait de nombreux blessés parmi les manifestants et plusieurs autres ont été arrêtés, dont six militants sahraouis des droits humains.
Face à la dégradation de la santé des détenus civils sahraouis du groupe de Gdeim Izik qui ont entamé une grève de la faim illimitée, le 23 septembre, et aux restrictions ou refus de visites, notamment signalés à la prison de Kénitra, leurs familles ont annoncé une mobilisation d’envergure, dont l’intention d’entamer une grève de la faim en solidarité avec leurs proches.
Les associations sahraouies de défense des droits humains ont multiplié les rassemblements de soutien, alors que des rassemblements de solidarité de la diaspora et d’organisations de soutien ont eu lieu en Europe, notamment à Paris, Bressuire et Perpignan, pour réclamer l’intervention des Nations unies et de la communauté internationale.
APS
