
A 38 ans passés, Adrian Mannarino a de beaux restes. Il est même encore capable de très beaux exploits. Au 2e tour du Masters 1000 de Shanghai, Adrian avait ainsi fait chuter Flavio Cobolli, 7e mondial et finaliste du dernier Roland-Garros. Dimanche dernier, en revanche, «Manna» n’avait pas pesé lourd (défaite 6-2, 6-4) contre Karen Khachanov aux portes d’un éventuel nouveau 8e de finale dans un tournoi de la catégorie. Au lendemain de cette nouvelle défaite pour le Francilien qui n’a plus réussi à aligner trois victoires depuis son quart de finale de juin dernier (perdu contre Alex De Minaur) sur l’herbe néerlandaise de ’s Hertogenbosch, le 83e mondial au classement, lundi dernier, a dressé un constat assez dur sur son potentiel physique du moment, alors que sa carrière touche inévitablement à sa fin. Mannarino va même jusqu’à parler de « petite mort ». « Je suis conscient que, physiquement, je suis un peu sur le déclin. C’est dur de se l’avouer et d’accepter que je ne serai plus jamais aussi rapide et endurant qu’avant. C’est déjà une petite mort en soi en tant que joueur de tennis », confie dans L’Equipe le Français qui avait fait partie du top 20 (17e) au plus fort de sa trajectoire et, par ailleurs, furieux de certains discours qui arrivent dans ses oreilles. « J’entends des conseils : ‘’Il faut en faire un peu moins, mais plus qualitatif.‘’ Bon, ça, pardon, c’est un peu de la branlette (sic). Si tu veux être compétitif face à des mecs de 20 ans, il ne faut pas en faire moins. »
Le finaliste à Montpellier de février dernier sait pertinemment qu’au contraire, il devra en faire toujours plus, en dépit des années qui s’écoulent. Cela ne l’empêche pas pour autant de s’imaginer durer encore sur le circuit. Pour son plus grand plaisir, mais aussi un peu contraint et forcé, il faut bien le dire.
