
Former une administration plus efficace, mieux préparée aux mutations du pays et davantage à l’écoute des citoyens. C’est l’ambition mise en avant, samedi dernier à Alger, par M. Brahim Merad, ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, lors de la cérémonie de sortie de
la 54e promotion de l’École nationale d’administration (ENA) Moulay-Ahmed-Medeghri, baptisée du nom du défunt président de la République, le moudjahid Liamine Zeroual.
Dans son allocution, le ministre a salué « l’intégration de jeunes compétences dans le processus d’édification de l’administration publique et d’amélioration de ses performances, en vue de répondre aux attentes du citoyen et aux exigences de la gestion de l’Etat moderne ». Il a souligné que cette nouvelle promotion illustre les efforts engagés pour former des cadres qualifiés, capables d’accompagner les transformations de l’administration et de contribuer à l’amélioration de ses prestations.
Cette ambition s’inscrit dans les orientations du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, en faveur de « la modernisation de l’administration, afin de la rapprocher davantage du citoyen et de placer ses préoccupations au cœur de son action ». Le ministre a également rappelé la nécessité d’ »améliorer la qualité du service public », un objectif qui place les ressources humaines au centre de la réforme administrative.
Au-delà des compétences acquises durant leur formation, les nouveaux diplômés sont ainsi appelés à traduire ces orientations en résultats concrets. Pour M. Merad, la réussite de cette démarche dépend notamment de leur qualification, de leur capacité à maîtriser les outils modernes et de leur aptitude à faire évoluer les méthodes de travail. L’enjeu est de parvenir à « une administration qui concilie le respect de la loi et l’efficacité des performances, ainsi que la rigueur des procédures et la souplesse dans la prise en charge des préoccupations des citoyens ».
La cérémonie a également été marquée par un hommage à la mémoire nationale. Évoquant le 65e anniversaire des événements du 17 Octobre 1961, M. Merad a rappelé leur portée dans la lutte du peuple algérien pour la liberté et la souveraineté. La commémoration de cette date vise, selon lui, à « rendre hommage aux sacrifices des chouhada et des moudjahidine et à réaffirmer la fidélité à leur serment ». Une fidélité qui doit notamment se traduire par « le dévouement dans le travail, la protection des institutions de l’Etat, ainsi que la contribution à leur développement et à l’amélioration de leurs performances ». Le choix de baptiser cette promotion du nom de Liamine Zeroual revêt, par ailleurs, une portée symbolique particulière. Le ministre a mis en avant le parcours de l’ancien président, qui « a conjugué engagement militant et exercice de hautes responsabilités à l’un des moments les plus difficiles qu’a connus le pays ».
La cérémonie s’est déroulée en présence du directeur de cabinet de la présidence de la République, Lounès Magramane, de plusieurs membres du gouvernement, de représentants de l’institution militaire et des institutions nationales, ainsi que de membres de la famille du défunt Liamine Zeroual et des familles des diplômés.
Au-delà de la remise des diplômes, cette sortie de promotion rappelle une exigence centrale : faire de la formation des cadres publics un levier concret de modernisation de l’État et d’amélioration du quotidien des citoyens. G. S. E.
