
Le budget du secteur de l’hydraulique pour l’année 2027 dépasserait 697,3 milliards de DA en crédits de paiement (+31% par rapport à 2026) et avoisinerait 895 milliards de DA en autorisations d’engagement (+141% par rapport à 2026).
Dans le cadre du Projet de loi de finances 2027 (PLF), le secteur de l’hydraulique bénéficiera de plus de 697,3 milliards de dinars en crédits de paiement, en hausse de 31 % par rapport à 2026, tandis que les autorisations d’engagement dépasseront 895 milliards de dinars (+141 %). Présentée par le ministre du secteur, Lounes Bouzegza, devant la Commission des finances et du budget de l’APN, cette enveloppe vise à renforcer la sécurité hydrique nationale à travers le dessalement de l’eau de mer et la mobilisation des ressources souterraines.
Lors de cette réunion, présidée par le vice-président de la Commission des finances et du budget de l’APN, Abdenour Belarbi, en présence de la ministre des Relations avec le Parlement, Nadjiba Djilali, et des membres de la Commission, le ministre de l’Hydraulique, Lounes Bouzegza, a indiqué que le budget de son secteur pour 2027 dépasserait 697,3 milliards de DA en crédits de paiement, soit une hausse de 31 % par rapport à 2026, tandis que les autorisations d’engagement avoisineraient 895 milliards de DA, en progression de 141 %.
Évoquant les investissements consacrés à la mobilisation des ressources en eau, il a annoncé une enveloppe de 55,816 milliards de DA destinée au financement de 91 nouvelles opérations, auxquelles s’ajoute la réévaluation de 11 opérations déjà inscrites. Selon les précisions fournies par le ministre, 56 de ces opérations portent sur la réalisation, l’équipement et le raccordement de puits dans 49 wilayas, pour un montant global dépassant 24 milliards de DA. Le programme prévoit également la réhabilitation et l’équipement des barrages et des systèmes de transfert en exploitation, afin de renforcer les capacités de mobilisation et d’acheminement de la ressource.
S’agissant de l’alimentation en eau potable et industrielle, M. Bouzegza a fait état de 173 nouvelles opérations, auxquelles s’ajoute la réévaluation de 36 opérations en cours, pour une enveloppe globale dépassant 560 milliards de DA. Le ministre a précisé que ces investissements concernaient principalement les travaux de raccordement en aval des nouvelles stations de dessalement de l’eau de mer dans les wilayas de Chlef, Mostaganem et Tlemcen.
Le programme comprend également 26 opérations d’investissement consacrées à la réalisation de réservoirs à travers les wilayas, pour un montant global estimé à 12,2 milliards de DA, a ajouté le premier responsable du secteur.
À ce titre, le ministre a annoncé l’inscription de 23 nouvelles opérations, pour un montant dépassant 42 milliards de DA, représentant 5,7 % du montant des opérations d’investissement. Parmi les projets prévus figurent 12 études relatives à l’aménagement et à la création de périmètres d’irrigation, a précisé M. Bouzegza.
En parallèle, le département de l’hydraulique prévoit de renforcer les investissements consacrés à l’assainissement et à la protection de l’environnement. Selon Lounes Bouzegza, ce volet bénéficiera de 90 nouvelles opérations, auxquelles s’ajoute la réévaluation de 15 opérations en cours, pour une enveloppe avoisinant les 120 milliards de DA. Le ministre a indiqué que les projets inscrits comprenaient notamment la réalisation de systèmes d’assainissement, pour un montant global estimé à 37,7 milliards de DA, ainsi que 19 opérations d’investissement destinées à la protection des villes et des zones urbaines.
Diversification des ressources hydriques
Abordant la situation de l’approvisionnement en eau potable, le ministre de l’Hydraulique a réaffirmé l’engagement de son département à poursuivre la mise en œuvre des orientations du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, qui accorde une importance particulière à ce secteur stratégique. L’objectif, a-t-il souligné, demeure de garantir l’approvisionnement de l’ensemble des citoyens en eau potable et de consolider les capacités nationales face à l’évolution des besoins.
« Grâce aux orientations du président de la République et à la vision prospective du secteur, notre pays est à un niveau confortable en termes d’approvisionnement en eau potable, notamment avec le recours à l’utilisation d’autres ressources, comme le dessalement de l’eau de mer et l’utilisation des eaux épurées dans les volets, agricole et industriel », a déclaré M. Bouzegza.
Le ministre a également passé en revue les principaux indicateurs relatifs aux infrastructures hydrauliques dont dispose l’Algérie, mettant en avant les réalisations accomplies pour développer le réseau national, accroître les capacités des équipements existants et renforcer leur contribution à la sécurité hydrique. Selon lui, ces efforts visent à accompagner la progression des besoins des citoyens tout en répondant aux exigences des différents secteurs économiques, dont l’activité dépend, à des degrés divers, de la disponibilité de la ressource.
La diversification des sources d’approvisionnement occupe, dans cette perspective, une place centrale. Le recours au dessalement permet de mobiliser une ressource complémentaire aux eaux conventionnelles, tandis que la réutilisation des eaux usées épurées ouvre des possibilités supplémentaires pour certains usages agricoles et industriels. De son côté, le vice-président de la Commission des finances et du budget de l’Assemblée populaire nationale, Abdenour Belarbi, a salué l’attention accordée par le secteur à l’approvisionnement en eau potable. Il a souligné que les changements climatiques imposaient de maintenir les efforts engagés pour garantir la disponibilité de la ressource, renforcer les capacités de stockage et améliorer les mécanismes de gestion, afin d’en assurer la pérennité.
Pour sa part, M. Bouzegza a réaffirmé la poursuite des projets d’alimentation en eau potable, du développement des réseaux d’assainissement, du renforcement des capacités de dessalement de l’eau de mer et de la réutilisation des eaux usées épurées. Le ministre a présenté ces différents chantiers comme des leviers essentiels pour répondre aux besoins des citoyens et améliorer le service public dans l’ensemble des régions du pays.
À travers les investissements programmés pour 2027, le secteur de l’hydraulique entend ainsi agir sur plusieurs maillons complémentaires :
la mobilisation de la ressource, son stockage, son acheminement, son utilisation agricole et industrielle, ainsi que le traitement des eaux usées.
G. Salah Eddine
