Par G.Salah Eddine
Samedi dernier à Alger, des juristes venus de plusieurs pays ont mis en avant l’importance de la numérisation et de l’échange d’expériences pour moderniser le travail judiciaire et répondre aux attentes des justiciables.

Lors de la cérémonie marquant le soixantenaire de la Cour suprême, des responsables et des experts judiciaires venant de divers pays ont plaidé pour une modernisation accrue du système judiciaire à travers la numérisation et l’échange d’expertises, afin de mieux répondre aux attentes des justiciables.
Abdessalam Damek, premier président par intérim de la Cour de cassation en Tunisie, a mis le point sur “la justice numérique”, la qualifiant de “nécessité urgente pour l’évolution du système judiciaire, améliorant ainsi la qualité des services et facilitant l’accès à l’information”. Il a rappelé l’engagement de la Tunisie dans cette voie pour renforcer l’efficacité de la justice et faciliter son accès.
Il a, également, évoqué l’importance de la coopération judiciaire entre les tribunaux des différents pays pour “réaliser le progrès souhaité et garantir l’efficacité du travail judiciaire”.
Stefano Mugnai, secrétaire général de la Cour de cassation d’Italie, a partagé l’expérience de son pays en matière de numérisation pour dynamiser le travail judiciaire et atteindre la célérité et l’efficacité nécessaires. Il a rejont M. Damek en mettant en avant l’importance de la coopération judiciaire internationale et de l’échange d’expertises pour promouvoir la numérisation et adopter des systèmes électroniques performants.
Bashar Almofadda, vice-ministre de la Justice du royaume d’Arabie Saoudite, a salué le choix du thème de la numérisation lors de la célébration du soixantenaire de la Cour suprême, témoignant de l’engagement des pays arabes à poursuivre la modernisation du secteur judiciaire pour mieux répondre aux besoins des citoyens.
De son côté, le président de la Cour de cassation française, Christophe Soulard, a mentionné l’importance de la rencontre qui a constitué “une opportunité d’échange d’expériences et de bonnes pratiques”. Il a encensé “la coopération bilatérale entre son institution et la Cour suprême d’Algérie, ainsi que les visites mutuelles entre les acteurs dans le domaine de la justice”. L’intervenant a également assuré son engagement à ,développer ces relations et renforcer la coopération judiciaire entre les deux parties, mettant au même temps l’accent sur les défis auxquels fait face la justice dans le domaine de la numérisation.
Pour sa part, Abdallah Bourzaiza, président de la Cour suprême en Libye, a évoqué “l’importance de promouvoir les échanges entre les pays dans le domaine de la digitalisation de la justice”, avant de présenter l’expérience de son pays qui a pris soin d’”introduire la technologie dans le domaine de la justice afin de renforcer la confiance envers le système judiciaire et de permettre aux justiciables de suivre le processus judiciaire”. Il a aussi affirmé que la Cour suprême de Libye « a instauré un système électronique intégré qui permet aux justiciables de consulter les déplacements des recours et de suivre les affaires ».
Cette convergence de vues souligne l’importance cruciale de la numérisation et de la coopération internationale pour améliorer l’efficacité et l’accessibilité de la justice dans le monde moderne.
