
Toujours en lice pour terminer la saison régulière avec le meilleur bilan de la NBA, les San Antonio Spurs nourrissent désormais de très sérieuses ambitions. Emmenée par un Victor Wembanyama déjà candidat crédible au titre de MVP, la franchise texane affiche une maturité et une solidité impressionnantes pour un groupe encore jeune et peu expérimenté des joutes de playoffs. La victoire convaincante à Detroit (114-103), neuvième succès consécutif, a agi comme un véritable test grandeur nature. Face à une équipe physique et intense, les Spurs ont répondu présents, démontrant leur capacité à encaisser l’impact, à rester disciplinés et à imposer leur rythme. Même limité à l’adresse, Wembanyama a encore pesé sur tous les aspects du jeu, incarnant cette montée en puissance collective que souligne aussi son entraîneur Mitch Johnson. Statistiquement, San Antonio coche toutes les cases d’un prétendant sérieux : sixième meilleure attaque de la ligue, troisième défense, profondeur d’effectif et équilibre entre jeunesse et vétérans. Selon le célèbre indicateur de Phil Jackson – 40 victoires avant 20 défaites –, les Spurs sont officiellement entrés dans la catégorie des équipes capables d’aller au bout. Ils font même forte impression dans les confrontations directes face aux autres cadors, notamment Oklahoma City et Détroit. Au-delà de Wembanyama, la progression des jeunes joueurs comme Stephon Castle, Devin Vassell ou Dylan Harper renforce la crédibilité du projet. Le collectif ne repose pas sur un seul homme, un point souligné par les adversaires eux-mêmes. Reste toutefois l’inconnue majeure : les playoffs. Intensité accrue, rythme plus lent, défenses ciblées… un tout autre défi attend San Antonio. Si l’histoire montre que les plus grands champions ont souvent connu des échecs avant de triompher, réussir dès cette saison serait un exploit retentissant. Mais au vu de leur niveau actuel, les Spurs ont clairement le droit de rêver — et leurs adversaires ont de bonnes raisons de les craindre.
