
Le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, M. Saïd Sayoud, a souligné, samedi dernier, l’importance capitale du projet de loi portant sur la détermination des circonscriptions électorales et le nombre de sièges au Parlement. Selon lui, ce texte constitue une étape clé pour instaurer un système représentatif équitable, capable de répondre aux attentes des citoyens et aux évolutions démographiques et administratives du pays. Lors de sa présentation devant la commission des affaires juridiques et administratives, des libertés et des droits de l’homme de l’Assemblée nationale populaire (APN), M. Sayoud a décrit ce projet comme «un élément fondamental pour construire un système représentatif juste et équilibré», intégrant des mesures réformistes et une adaptation aux modifications techniques de la Constitution. L’objectif principal du texte est d’aligner la carte électorale sur le nouveau découpage régional, consolidant ainsi le principe d’égalité entre toutes les régions. «Ce projet traduit concrètement l’engagement de l’État à ne marginaliser aucune région et incarne le principe d’égalité dans la représentation régionale», a-t-il précisé. Le ministre a également rappelé que cette démarche s’inscrit dans les directives du pésident de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, qui promeut une approche participative basée sur le dialogue et la consultation avec les ministères concernés, les autorités locales et les partis politiques. Le projet de loi, composé de dix articles principaux, prévoit notamment d’augmenter le nombre de circonscriptions électorales de 58 à 69, incluant une circonscription spécifique pour la communauté nationale à l’étranger, et de réviser le nombre de sièges à pourvoir à l’Assemblée nationale populaire en attribuant un siège pour 120.000 habitants, tout en garantissant un minimum de deux sièges pour les wilayas dont la population est inférieure à 200.000 habitants.
Ainsi, le total des sièges à l’APN est fixé à 407, dont 395, pour les circonscriptions nationales, et 12, pour la représentation de la communauté algérienne à l’étranger, contre huit actuellement, traduisant la volonté de l’État de renforcer les liens avec ses citoyens résidant hors du pays. Pour l’Assemblée nationale, le projet introduit le critère de population pour l’élection des deux tiers des membres, alignant la représentation sur la réalité démographique de chaque wilaya. Les circonscriptions de moins de 250.000 habitants se voient attribuer un siège, celles de plus de 250.000 habitants deux sièges. Quant au tiers restant des membres, il est nommé par le président de la République parmi des personnalités aux compétences scientifiques, professionnelles, économiques et sociales, portant ainsi le nombre total de membres de 174 à 177, dont 118 élus et 59 nommés. Ce projet de loi constitue une avancée significative pour la consolidation de la légitimité des institutions et la justice électorale, tout en traduisant la volonté de l’État de garantir une représentation équilibrée et conforme aux transformations démographiques et administratives du pays.
Abir Menasria
