
À l’occasion du 50e anniversaire de la proclamation de la République arabe démocratique sahraouie (RASD), des représentants français ont manifesté leur appui au droit à l’autodétermination du peuple sahraoui, comme le signale la plateforme médiatique « N’oubliez pas le Sahara occidental ».
Pour célébrer le demi-siècle de la déclaration de la RASD, divers responsables politiques et collectivités locales en France ont réitéré leur appui au droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, alors que la stagnation politique du conflit demeure.
À Vitry-sur-Seine, le maire Pierre Bell-Lloch a envoyé un message formel de félicitations aux autorités sahraouies. Il y rappelle que la déclaration de la RASD a eu lieu suite à des années de résistance face à la colonisation espagnole, avant que cette région ne fasse face à l’occupation marocaine. La même source ajoute qu’après cinquante ans, une vaste portion du territoire demeure sous domination marocaine, forçant de nombreux Sahraouis à vivre en exil.
Le maire a également condamné, dans son message, « les violations des droits humains perpétrées dans les territoires occupés, dénonçant les pressions exercées sur les militants, les organisations sociales et les familles de prisonniers politiques ».
L’élu a également exhorté l’État français à « adopter une position conforme au droit international ».
Jean-Paul Lecoq, député à la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale française, a affirmé, de son côté, que « le droit des peuples à l’autodétermination est un principe fondamental du droit international ». Il a précisé que sa déclaration s’appuyait sur «les résolutions de l’ONU et l’arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne du 4 octobre 2014, qui confirment le statut spécial du Sahara occidental ».
Au niveau local, la commune de Gonfreville-l’Orcher, par la voix de son maire Alban Bruno, a réaffirmé son soutien indéfectible au peuple sahraoui. Il a aussi déclaré qu’après des décennies de coopération et de solidarité, la commune réaffirme le droit inaliénable à l’autodétermination et la nécessité de respecter les résolutions des Nation unies.
Ces prises de position témoignent de la continuité d’un réseau de solidarité bien établi en France, tant sur le plan politique que local. Cinquante ans après la proclamation de la République arabe sahraouie démocratique, la question du Sahara occidental demeure présente dans le débat public et dans les actions de nombreux acteurs attachés au «respect du droit international ».
Abir Menasria
