
Les dernières déclarations de l’écrivain Boualem Sansal concernant son intention de quitter la France ont suscité des réactions de la part des Français qui ont mis en avant sa propension à trahir, à chaque fois, le pays où il se trouve.
« Ironiquement, après avoir trahi son propre pays, l’Algérie, il se retourne maintenant – seulement quelques mois plus tard – pour détruire l’image du pays qui a tout fait pour lui. La France a acheté un traître et est choquée d’en avoir eu un », s’est indigné, sur les réseaux sociaux, l’entrepreneur et commentateur en géopolitique, Arnaud Bertrand.
« Une des premières choses que (Sansal) a faite, aux côtés des complices du génocide de Ghaza, c’est de signer la pétition demandant le vote de l’infecte loi Yadan, criminalisant la critique de (l’entité sioniste) paria génocidaire, du massacre de Ghaza et de l’apartheid meurtrier de Cisjordanie. OK message reçu Sansal. Disqualifié pour toujours », a écrit sur les réseaux sociaux, Régis de Castelnau, avocat et chroniqueur juridique.
De son côté, le journaliste Jean-Michel Aphatie s’est dit « étonné » de constater que Sansal « en veut à la France entière, qui pourtant l’a protégé et a même facilité son élection à l’Académie française ». Il assure que l’auteur « a été manipulé de bout en bout par un comité de soutien fantoche au service de CNEWS » et qu’il a été « otage de l’extrême droite (française) éditoriale et politique ».
Avant de trahir son pays d’accueil, dont il a obtenu la nationalité il y a un peu plus d’un an, Boualem Sansal s’est retourné contre son propre éditeur, Gallimard, qui l’a pourtant soutenu pendant une grande partie de son parcours. Dès son retour en France, il n’a pas hésité à rejoindre la maison d’édition Grasset, désormais propriété de la figure de l’extrême droite Vincent Bolloré.
Boualem Sansal a rejoint Grasset, jugeant que Gallimard n’en avait pas assez fait pour lui, et au moment où pas moins de 200 auteurs quittaient la maison détenue par Bolloré. Ces écrivains avaient dénoncé une acquisition à caractère idéologique estimant que c’était l’extrême droite qui avait fait main basse sur l’une des maisons les plus prestigieuses du pays.
Il avait été alors vertement critiqué par une grande partie de l’opinion publique française qui avait vu en lui un opportuniste n’hésitant pas à trahir les siens.
C’est dire qu’après une énième trahison, Boualem Sansal se trouve de nouveau désavoué.
