
Le nombre de journalistes palestiniens tombés en martyrs est monté à 262, a indiqué le chef du Comité des libertés du Syndicat des journalistes palestiniens, Muhammad Al-Laham, dénonçant une escalade des attaques visant les journalistes depuis le 7 octobre 2023, selon l’agence de presse palestinienne WAFA.
Ces déclarations ont été faites lors d’une conférence de presse suivie d’un rassemblement organisé par le Syndicat des journalistes palestiniens devant son siège à Al-Bireh, pour protester contre la poursuite des attaques visant les journalistes et réclamer que les responsables soient traduits en justice, en cette journée mondiale de la liberté de la presse.
Il a également dénoncé l’interdiction faite aux journalistes étrangers d’accéder à la bande de Ghaza pour couvrir les événements, estimant que cette mesure limite la diffusion de l’information et empêche la communauté internationale de prendre connaissance de la réalité sur le terrain.
Le syndicaliste a souligné que le ciblage des journalistes ne relevait pas d’actes isolés, mais s’inscrivait dans « une politique délibérée visant les médias palestiniens ».
De son côté, le vice-président du Syndicat, Omar Nazzal, a indiqué que ces activités, organisées à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, visent à mettre en lumière « les conditions exceptionnelles dans lesquelles travaillent les journalistes palestiniens », soulignant qu' »elles sont sans équivalent ailleurs dans le monde ».
Il a ajouté que les journalistes palestiniens font face à une situation extrêmement dangereuse menée par l’entité sioniste, marquée par « plus de 4.000 crimes, violations et attaques recensés à leur encontre ».
Nazzal a appelé les organisations internationales, les fédérations et les institutions concernées à assumer leurs responsabilités en appliquant les lois relatives à la protection des journalistes, notamment à travers la mise en œuvre du plan des Nations unies visant à lutter contre l’impunité des auteurs de crimes contre les journalistes.
Il a également rappelé que le Syndicat des journalistes palestiniens avait déposé plusieurs plaintes auprès de la Cour pénale internationale, sans que des mesures concrètes n’aient été prises jusqu’à présent.
Malgré ces conditions, les journalistes palestiniens, en particulier dans la bande de Ghaza, poursuivent leur travail pour documenter les événements et transmettre les faits au reste du monde, a ajouté M. Nazzal.
A noter que des représentants syndicaux et de journalistes ont participé à la manifestation, au cours de laquelle une bannière a été hissée sur laquelle on pouvait lire « Arrêtez le génocide des médias » et « ensemble pour demander des comptes aux meurtriers de journalistes palestiniens ».