
Dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse, le Centre culturel de Djamaâ El-Djazaïr a tenu, mardi dernier, une conférence intellectuelle intitulée «Expression et responsabilité de la parole : médias et référent religieux dans l’espace de Djamaâ El-Djazaïr».
Dans son discours à cette occasion, le recteur de Djamaà El-Djazaïr, le cheikh Mohamed Maamoun Al Kacimi Al Hoceini, a souligné que le choix de ce sujet découle d’une ferme conviction que la parole est un dépôt et que l’expression est une responsabilité.
Il a, en outre, expliqué le grand impact des paroles bienveillantes dans la construction de l’individu et de la société. Il a également, à cet égard, mis en garde contre l’instrumentalisation de « la liberté d’expression par certains partis pour saper les valeurs morales et cibler l’institution familiale et la cohésion sociale ».
L’orateur a mis en lumière la nécessité d’être conscient de sa responsabilité dans ce qui est publié et dit, et de faire de la parole un moyen de construction et non de destruction, d’illumination et non d’égarement, afin de « préserver les valeurs de notre société et notre identité». Le président du Conseil scientifique de Djamaâ El-Djazaïr, Moussa Ismail, a quant à lui souligné l’importance des médias et leur poids dans la vie des sociétés, ainsi que le rôle crucial des journalistes dans la diffusion des valeurs et principes élevés, rappelant notamment l’image du défunt Aissa Messaoudi.
Les participants à la conférence, des enseignants universitaires et des journalistes, ont abordé plusieurs sujets liés à «L’approche médiatique de la référence religieuse nationale », aux «Concepts liés à la liberté d’expression et à la responsabilité de la parole », ainsi qu’aux « Défis liés à la préservation de la référence religieuse dans le cyberespace » et au « Rôle de la presse algérienne dans sa mission civilisationnelle ».
Ils ont présenté un certain nombre de propositions et de recommandations visant à consolider l’autorité religieuse nationale, notamment par la création d’un centre afro-méditerranéen d’intelligence artificielle et d’études islamiques, d’une plateforme éducative numérique pour l’enseignement du Coran, de la langue arabe et de la jurisprudence malikite, ainsi que d’une chaîne de télévision diffusant dans l’espace numérique, afin de renforcer la présence culturelle et religieuse de l’Algérie en Afrique et dans le Bassin méditerranéen.
Abir Menasria
