
Le ministre de l’Éducation nationale, Mohammed Seghir Saâdaoui, a souligné jeudi passé à Alger, lors d’une séance plénière à l’Assemblée populaire nationale (APN) consacrée aux questions orales, la continuité des efforts de l’État visant à revaloriser l’école algérienne et à améliorer les conditions de travail du personnel éducatif.
Le ministère de l’Éducation nationale poursuit ses efforts pour améliorer en profondeur le secteur éducatif, en mettant l’accent à la fois sur les conditions socio-professionnelles des enseignants et sur la performance globale des établissements scolaires à travers le pays. Lors de son intervention, le ministre a indiqué que ces efforts se traduisent par une série de mesures structurelles, combinant décisions organisationnelles, soutien aux infrastructures pédagogiques et amélioration progressive de la qualité de l’enseignement dans l’ensemble des wilayas. Le ministre a également précisé que le secteur adopte désormais une approche basée sur la spécialisation lors du recrutement des enseignants, afin de garantir un meilleur niveau pédagogique. Il a ajouté que « les nouvelles positions budgétaires ont été intégrées dans un plan global destiné à répondre aux besoins nationaux, sur la base d’un recensement détaillé réalisé par les services du secteur », tout en insistant sur le renforcement des concours de promotion pour pourvoir les postes administratifs et pédagogiques vacants.
Dans le cadre de la préparation du recensement des besoins du secteur pour l’année 2027, M. Saâdaoui a annoncé le lancement effectif de cette opération en coordination avec le ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports. Il a précisé que les walis ont été chargés d’identifier les besoins des établissements scolaires dans leurs wilayas respectives, afin d’intégrer ces données dans la préparation du budget de l’année prochaine.
Le ministre a insisté sur l’importance d’une approche participative associant les walis et les députés en tant qu’élus locaux, afin de hiérarchiser les priorités selon une démarche « rigoureuse, transparente et adaptée aux spécificités de chaque wilaya ».
Enfin, concernant les anciens établissements scolaires, il a indiqué qu’un inventaire national complet a été réalisé et que ces structures ont été classées selon leur état. Elles seront progressivement remplacées par de nouveaux établissements, sur la base d’études techniques précises, dans le respect des délais et des normes de construction en vigueur.
Une dynamique qui traduit une volonté claire : faire évoluer l’école algérienne vers un modèle plus moderne, mieux organisé et davantage adapté aux réalités de chaque territoire.
A. Benhizia
