
Le directeur général de l’Administration pénitentiaire et de la réinsertion, Saïd Zereb, a annoncé à Oran que 5 181 détenus avaient passé les épreuves du Brevet d’enseignement moyen (BEM – session 2026) sur l’ensemble du territoire national.
Au moment de la cérémonie d’ouverture des examens au centre de réhabilitation de Misserghine, M. Zereb a indiqué que ces participants sont répartis dans 58 établissements pénitentiaires autorisés comme centres d’examen par le ministère de l’Éducation nationale. Cette opération est réalisée en collaboration avec l’Office national des examens et concours, responsable de sa mise en œuvre et suivi. Il a noté que cette session compte 5 181 participants, comprenant 36 femmes, 5 096 hommes et 22 mineurs, en mettant l’accent sur l’importance de l’éducation pour les détenus dans le cadre de leur réintégration sociale et professionnelle.
Le dirigeant a également souligné les initiatives de l’État pour rassembler les ressources humaines et matérielles indispensables à l’implémentation des programmes éducatifs en milieu carcéral, louant la collaboration entre les diverses institutions impliquées, y compris le ministère de l’Éducation nationale et ses diverses divisions.
Il a également souligné l’importance des institutions pénitentiaires dans la réinsertion et la préparation des détenus pour la vie après leur libération, grâce à divers programmes d’éducation, de formation et de soutien, destinés à développer leurs aptitudes et à faciliter leur intégration. M. Zereb a aussi félicité l’implication de la société civile dans cette initiative, mentionnant la coopération avec 509 associations, y compris 22 organisations nationales comme le Croissant-Rouge algérien et les Scouts musulmans algériens, qui participent à l’aide éducative et au soutien des détenus.
Pour rappel, 81 détenus se présentent aux épreuves au centre de rééducation de Misserghine, répartis dans six salles et supervisés par 26 encadrants. Le chef de l’Administration pénitentiaire et de la réinsertion, en compagnie du procureur général, ainsi que du président de la Cour d’Oran, a réalisé une visite dans les locaux de l’établissement afin d’évaluer le déroulement des examens. Entre encadrement institutionnel, mobilisation associative et accompagnement pédagogique, le dispositif confirme la place centrale de l’école dans les parcours de réinsertion en Algérie.
Amira Benhizia
