
Le tribunal de Bir-Mourad-Raïs (Alger) a condamné, lundi dernier, deux individus à sept années d’emprisonnement ferme avec mandat de dépôt pour profanation volontaire de l’emblème sacré de la nation, le drapeau.
Lors d’une conférence de presse, le procureur de la République près le tribunal de Bir-Mourad-Raïs, Abdelfatah Kadri, a indiqué que cette affaire faisait suite à la diffusion massive sur les réseaux sociaux de vidéos et d’images montrant un individu marchant sur le drapeau national, placé à même le sol et portant l’inscription « Vive l’Algérie, gloire et éternité à nos valeureux martyrs », lors d’une soirée organisée dans un hôtel de la capitale.
Le magistrat a précisé qu’une enquête avait été immédiatement ordonnée dès la circulation de ces contenus. Des instructions ont alors été données afin d’identifier les personnes impliquées, de procéder à leur arrestation et de les présenter devant la justice une fois les investigations achevées.
Les investigations ont permis l’interpellation de deux personnes, identifiées comme étant Khamer Abderrahmane et Ablila El Mehdi Sami. Selon les éléments de l’enquête, Khamer Abderrahmane, connu sur la plateforme TikTok, avait organisé dans un hôtel d’Alger une manifestation réunissant des utilisateurs du réseau social dans le cadre de compétitions.
Le procureur a expliqué que, durant les préparatifs de l’événement, Ablila El Mehdi Sami avait déposé le drapeau national au sol dans le hall de l’établissement. Peu après le lancement de la soirée, Khamer Abderrahmane se serait dirigé vers l’endroit où se trouvait l’emblème national avant de le piétiner.
Les faits ont été enregistrés aussi bien par les téléphones des participants que par les caméras de vidéosurveillance de l’hôtel. Toutes les personnes concernées ont ensuite été entendues par la brigade de lutte contre la cybercriminalité relevant de la Sûreté nationale.
Présentés devant le parquet, les deux mis en cause ont été poursuivis pour profanation volontaire de l’emblème national, conformément à l’article 160 bis du Code pénal, qui prévoit une peine de cinq à dix ans de prison pour quiconque déchire, mutile ou profane volontairement et publiquement le drapeau national.
Déférés devant le tribunal dans le cadre de la procédure de comparution immédiate, les deux prévenus ont été reconnus coupables des faits retenus contre eux et condamnés, le jour même, à une peine de sept ans de prison ferme assortie d’un mandat de dépôt.
Cheklat Meriem
