
Diplomatie offensive, leadership continental et défense des causes justes : Alger renforce son influence au cœur de l’Afrique et sur la scène internationale.
L’Algérie vient de franchir une nouvelle étape dans son affirmation diplomatique continentale. L’obtention de plusieurs postes stratégiques au sein de l’ African Union confirme une nouvelle fois la place centrale qu’elle occupe dans les équilibres politiques africains et la confiance dont bénéficie sa diplomatie auprès des nations du continent. Cette nouvelle consécration intervient dans un contexte où Alger multiplie depuis plusieurs années les initiatives en faveur de l’unité africaine, du développement commun, de la souveraineté des Etats et de la défense des causes justes sur la scène internationale.
La désignation de Mohamed Khaled, ambassadeur d’Algérie auprès de l’Union africaine, à la présidence du Comité des représentants permanents (COREP) chargé des droits de l’Homme, de la démocratie et de la gouvernance, constitue l’une des illustrations les plus récentes de cette dynamique. Mais au-delà de cette nomination, l’Algérie a également été élue au sein de plusieurs structures majeures de l’organisation panafricaine, notamment le Comité ministériel sur les candidatures africaines dans le système international, le Comité de suivi de la mise en œuvre de l’Agenda 2063, les mécanismes liés aux questions environnementales, aux transports, aux communications, à la culture, à la jeunesse et au sport.
Cette avancée diplomatique n’est pas le fruit du hasard. Elle s’inscrit dans une stratégie de retour en force de l’Algérie sur la scène africaine engagée depuis l’arrivée du président Abdelmadjid Tebboune à la tête de l’Etat. Dès son investiture, le chef de l’Etat avait fait du renforcement des relations africaines une priorité absolue, considérant que l’Afrique constitue l’extension naturelle de l’Algérie et l’espace stratégique fondamental de sa politique extérieure.
Sous son impulsion, Alger a considérablement intensifié sa présence diplomatique sur le continent. En février 2022, l’Algérie annonçait un programme de soutien financier de plus d’un milliard de dollars destiné à financer des projets de développement et d’intégration en Afrique. Une décision saluée à travers le continent et perçue comme la volonté claire de l’Algérie de participer concrètement à l’émergence africaine.
Cette politique s’est également traduite par l’accélération de plusieurs grands projets structurants. Parmi eux figure la route transsaharienne reliant Alger à Lagos, considérée comme l’un des projets économiques les plus importants du continent. S’ajoute également le projet de gazoduc transsaharien reliant l’Algérie au Nigeria via le Niger, destiné à faire de l’Afrique un acteur énergétique majeur sur les marchés internationaux.
L’Algérie a également renforcé sa contribution sécuritaire au Sahel, région confrontée à des défis majeurs liés au terrorisme, au crime transfrontalier et à l’instabilité politique. Fidèle à sa doctrine de non-ingérence, Alger continue de privilégier les solutions politiques, le dialogue entre Etats et le respect strict de la souveraineté nationale des peuples africains.
Sur le plan institutionnel, le pays a marqué un retour spectaculaire en obtenant en juin 2023 un siège de membre non permanent à l’United Nations Security Council pour la période 2024-2025 avec un soutien massif de la communauté internationale. Ce succès diplomatique a renforcé la capacité d’Alger à défendre les intérêts du continent africain dans les grandes décisions internationales.
Dans cette mission, l’ambassadeur Amar Bendjama s’impose aujourd’hui comme l’une des figures centrales de la diplomatie algérienne contemporaine. Représentant permanent de l’Algérie auprès de l’ONU, il porte régulièrement au Conseil de sécurité les positions africaines et arabes sur les grands dossiers internationaux. Son action a notamment été remarquée dans la défense de la cause palestinienne, la dénonciation des violations du droit international et le plaidoyer constant pour le respect du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. L’Algérie continue en effet de faire de la défense des causes justes l’un des piliers de sa doctrine diplomatique. Héritière de son histoire révolutionnaire et de son combat anticolonial, elle demeure l’un des Etats les plus engagés en faveur du droit des peuples opprimés, qu’il s’agisse de la cause palestinienne ou de la question du Sahara occidental, tout en défendant avec constance le principe intangible de souveraineté nationale.
Sur le continent africain, Alger demeure également un partenaire incontournable dans les domaines de la médiation et du règlement pacifique des conflits. Les accords de paix d’Alger au Mali, en 2015, les efforts de réconciliation en Libye, ainsi que son engagement constant pour la stabilité régionale ont consolidé son image de puissance d’équilibre et de médiateur crédible.
Aujourd’hui, cette nouvelle série de nominations au sein de l’Union africaine vient confirmer une tendance lourde : l’Algérie retrouve progressivement sa place qui fut historiquement comme acteur majeur des équilibres africains. Son influence diplomatique grandit, son poids politique se renforce et sa voix pèse désormais davantage dans les grandes orientations continentales.
Dans une Afrique en pleine recomposition géopolitique, l’Algérie apparaît plus que jamais comme l’un des piliers de la souveraineté africaine, un défenseur constant de l’indépendance des peuples et un acteur central du développement continental. De l’Union africaine au Conseil de sécurité de l’ONU, Alger confirme qu’elle demeure l’une des capitales politiques majeures du continent et que sa diplomatie continue d’avancer avec constance au service de l’Afrique et des causes justes.
L’histoire récente le démontre : lorsque l’Afrique cherche une voix forte, indépendante et respectée, l’Algérie répond présente.
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