
Le ministre de l’Hydraulique, Lounès Bouzegza, a dirigé, avant-hier, une réunion de travail sur l’état du secteur dans la capitale, aux côtés du ministre, wali d’Alger, Abdenour Rabehi. Lors de cette rencontre, de nouvelles actions ont été déterminées, afin d’optimiser la qualité du service public de fourniture d’eau potable.
Ces mesures comprennent, notamment l’accélération de la mise en œuvre de l’important programme enregistré au niveau de la direction de l’Hydraulique de la wilaya d’Alger, l’achèvement des principaux ouvrages de stockage, dans le but d’assurer un contrôle optimal de la distribution de l’eau, et la continuité du service public, particulièrement en cas de dysfonctionnements au niveau des installations de production. En outre, le renouvellement et la réhabilitation des réseaux de distribution d’eau seront intensifiés, afin de réduire les pertes d’eau, imputables aux fuites, à hauteur d’environ 20%, et aux branchements illégaux et aléatoires, à hauteur de 20%, tout en augmentant le taux de valorisation des eaux usées traitées, et en étendant les zones de leur réutilisation, ce qui contribuera à préserver les espaces verts et la propreté de l’environnement urbain de la capitale. Dans un contexte similaire, l’importance de sauvegarder les oueds a également été soulignée, en particulier oued El-Harrach, oued Mazafran et oued El-Hamiz, ainsi que la lutte contre les rejets accidentels et le développement de la numérisation dans la gestion, pour améliorer le contrôle du système hydrique et d’accélérer les interventions.
Lors de cette réunion, qui s’est déroulée au siège de la wilaya, il a été convenu de la mise en place d’une commission technique intersectoriel regroupant les wilayas d’Alger, de Boumerdès, de Tipasa et de Blida, qui sera responsable de surveiller la situation du service public d’alimentation en eau potable (AEP) et d’assainissement, et d’améliorer la coordination entre les différents acteurs. A cet égard, l’intervenant a annoncé l’organisation de réunions périodiques, pour suivre la mise en œuvre des programmes et des projets sur le terrain, et assurer l’application effective de ces mesures. Pour sa part, M. Rabehi a proposé d’élaborer un programme spécifique de soutien à la wilaya d’Alger, dont l’objectif serait de remédier aux lacunes constatées et d’améliorer les infrastructures du domaine, afin d’améliorer le service public d’eau, de suivre le rythme de l’expansion urbaine et de l’augmentation constante de la demande en eau potable, tout en assurant la continuité de l’approvisionnement et en améliorant les performances des réseaux d’eau et d’assainissement au niveau des différentes communes de la capitale.
La majorité des mesures prises font suite à «l’expansion urbaine rapide que connaît la capitale, notamment via la construction de nouveaux quartiers résidentiels, qui engendre une augmentation continue de la demande en eau et nécessite, donc, le renforcement du réseau d’approvisionnement, afin de garantir «un service public régulier et stable». Dans ce contexte, les indicateurs du service public d’eau de la capitale ont été examinés et les données présentées ont montré que la production quotidienne d’eau potable est estimée à 1,1 million de mètres cubes, dédié à répondre aux besoins de plus de 4,6 millions d’habitants, grâce à un réseau de distribution qui s’étend sur plus de 809,2 km. La capitale s’appuie sur un système d’approvisionnement en eau diversifié, dont 62% proviennent de 10 stations de dessalement d’eau de mer, ayan une capacité de production de 690.000 mètres cubes/jour. En plus des 21% de quatre barrages, d’une capacité de production allant jusqu’à 227.000 mètres cubes/jour, et des 17% des eaux souterraines, d’une capacité de production estimée à 192.000 mètres cubes/jour. La capacité totale de stockage se monte à près d’un million de mètres cubes, dispersé sur environ 180 réserves Concernant l’assainissement, environ 250.000 mètres cubes d’eaux usées sont traités quotidiennement par six stations d’épuration, d’une capacité totale de 600 .000 mètres cubes/jour.
Par ailleurs, environ un million de mètres cubes d’eau traitée est réutilisé chaque année, principalement pour l’irrigation.
À l’issue de la réunion, le ministre de l’Hydraulique a mis l’accent sur la nécessité de «poursuivre la mobilisation et le travail sur le terrain, et d’intervenir rapidement, pour remédier aux dysfonctionnements, tout en veillant à ce que les citoyens soient régulièrement informés de toutes les questions relatives aux programmes d’entretien ou à toute fluctuation pouvant survenir dans le processus d’alimentation en eau, pour assurer un service public de qualité, qui répond aux aspirations des habitants de la wilaya d’Alger.
Il convient de noter que la réunion a rassemblé l’inspecteur général du ministère de l’Hydraulique, le personnel central, les directeurs généraux des établissements placés sous la tutelle du secteur de l’Hydraulique, ainsi que le secrétaire général de la wilaya et les walis délégués.
Abir Menasria
