
Le ministre de l’Industrie, Yahia Bachir, a présidé une réunion avec une délégation du groupe chinois China Baowu Steel Group, consacrée à l’examen des moyens de coopération et de partenariat dans le cadre de la réhabilitation et du développement du complexe d’El Hadjar, indique un communiqué du ministère.
La rencontre s’est tenue, mercredi au siège du ministère, en présence des responsables de filiales et entreprises relevant du groupe chinois, de représentants de China Road & Bridge Corporation (CRBC) en Algérie, du Directeur général de la Société nationale de sidérurgie (SNS) et de représentants du Groupe industriel Sider et d’Algerian Qatari Steel (AQS).
Cette rencontre est l’aboutissement d’un processus de consultations engagé par le ministère de l’Industrie dans le cadre d’un plan intégré visant à réhabiliter et à développer le complexe d’El Hadjar. Ce plan a pour objectifs de moderniser ses capacités de production, d’améliorer ses performances, de valoriser ses actifs industriels et de l’intégrer dans l’écosystème national de l’industrie sidérurgique.
Dans ce cadre, le ministre avait présidé, lundi dernier, une rencontre avec la délégation chinoise, qui avait abouti à l’élaboration d’un programme de travail pour la poursuite des consultations. Ce programme prévoit l’organisation de réunions techniques et de visites de terrain, notamment l’inspection du complexe d’El-Hadjar, ainsi que des rencontres de coordination avec les organismes, les entreprises et les secteurs ministériels concernés par le projet, notamment les mines, l’énergie et les hydrocarbures.
Cette opération initiée et suivie par le ministère de l’Industrie vise à parachever l’évaluation des données techniques et économiques et à harmoniser les visions concernant les options envisagées pour le développement du projet, selon le communiqué.
La participation du groupe chinois revêt une importance particulière au regard de son expertise internationale dans l’industrie sidérurgique, notamment dans les domaines des technologies de pointe, de la numérisation industrielle, de la réduction directe et de la production de fer réduit et de fer briqueté à chaud (DRI/HBI), ainsi que dans le développement de l’acier vert et la réduction de l’empreinte carbone.
Les discussions ont également porté sur les perspectives d’utilisation de l’hydrogène vert dans la production de fer et d’acier bas carbone, en s’appuyant sur l’expérience du groupe et son expertise dans ce domaine, ainsi que sur les ressources minières et énergétiques dont regorge l’Algérie et son potentiel prometteur dans le domaine des énergies renouvelables.
Cette approche s’oriente vers « l’établissement d’un partenariat industriel productif fondé sur le transfert de technologie et d’expertise, le développement des compétences, la localisation de l’activité industrielle et le renforcement de l’intégration locale », précise la même source.
La SNS joue un rôle central dans cette dynamique, en tant que partenaire essentiel dans la valorisation et le développement de ses actifs industriels, et contribue à la mise en œuvre de la vision de l’Etat pour la promotion de la filière sidérurgique, à travers la modernisation des moyens de production, l’amélioration de l’efficacité et de la performance, le développement de produits à valeur ajoutée et le renforcement de l’intégration industrielle.
Compte tenu de la nature stratégique du projet, l’approche adoptée repose, selon le ministère, sur la coordination entre les différents secteurs et entreprises concernés, afin d’assurer la complémentarité entre les aspects industriels, techniques, énergétiques, miniers, logistiques et de formation, et de relier le développement du complexe d’El Hadjar aux différents maillons de la chaîne de valeur, de la valorisation des ressources minières et le traitement du minerai de fer jusqu’à la production de fer et d’acier et le développement de produits à valeur ajoutée, tout en s’orientant vers une industrie sidérurgique verte.
Les résultats des rencontres et consultations menées constituent une base pour la poursuite des études techniques et économiques et la définition des priorités et des domaines de partenariat.
Les deux parties sont convenues de poursuivre le travail selon l’échéancier établi. Le groupe chinois devra ainsi présenter, avant la fin du mois de septembre prochain, la conception technologique finale du projet, un projet de mémorandum d’entente sur le partenariat, ainsi qu’une feuille de route détaillée pour la concrétisation du projet.
Le ministère de l’Industrie a souligné que ce projet s’inscrit dans une vision nationale visant à relancer les actifs industriels stratégiques et à développer une industrie sidérurgique plus intégrée et compétitive, à même de renforcer la production nationale, d’accroître les niveaux d’intégration locale, de soutenir les industries de transformation et de contribuer à consolider la souveraineté industrielle, selon la même source.
Cette dynamique ouvre également de nouvelles perspectives pour le développement des investissements et des partenariats entre l’Algérie et la Chine dans plusieurs domaines industriels, sur la base de projets productifs à forte valeur ajoutée.
Le ministère de l’Industrie se dit disposé à accompagner les partenaires et investisseurs, en coordination avec les différents secteurs et organismes concernés, afin de contribuer à la concrétisation de projets industriels économiquement viables et à impact durable.
Le projet de réhabilitation et de développement du complexe d’El Hadjar s’inscrit dans les orientations stratégiques des hautes autorités du pays visant à moderniser la base industrielle nationale, à renforcer ses capacités de production, à consolider la souveraineté industrielle et à réduire la dépendance aux importations, contribuant ainsi à soutenir la croissance économique et à créer de la valeur ajoutée et des emplois, conclut le communiqué.
