
Douze (12) pays arabes et musulmans, dont l’Algérie, ont condamné avec la plus grande fermeté les frappes aériennes sionistes ayant ciblé la base militaire d’Abou al-Douhour, dans le nord-ouest de la Syrie, qualifiant ces attaques d' »escalade d’une extrême gravité » et de « violation flagrante » de la souveraineté, de l’intégrité territoriale et de l’unité politique de la République arabe syrienne.
Cette condamnation a été exprimée dans un communiqué conjoint des ministres des Affaires étrangères de l’Algérie, de la Turquie, de l’Indonésie, de la Jordanie, du Liban, de la Malaisie, de la Mauritanie, du Pakistan, de la Palestine, du Qatar, de l’Arabie saoudite et de la Somalie, publié vendredi à la suite des frappes sionistes ayant visé la base militaire syrienne.
Les ministres ont exprimé leur profonde préoccupation face aux attaques continues ciblant le territoire et les infrastructures de la Syrie et à leur destruction, soulignant que ces actes menacent directement les efforts déployés par le pays pour rétablir la sécurité, reconstruire les institutions de l’Etat et faire face aux conséquences humanitaires résultant de plusieurs années de conflit.
Dans ce contexte, les ministres ont affirmé que la poursuite des violations par l’entité sioniste de la souveraineté de la Syrie et de son intégrité territoriale augure d’une aggravation des tensions, compromet la paix et la stabilité régionales et affaiblit le respect du droit international et des principes de la Charte des Nations unies.
Ils ont appelé, à cet égard, la communauté internationale à adopter une position ferme, claire et fondée sur des principes face à l’agression sioniste persistante contre la Syrie, et à prendre des mesures concrètes, conformément au droit international et à la Charte des Nations unies, pour mettre fin à ces violations, garantir le plein respect de l’Accord de désengagement de 1974 et le retrait des forces sionistes des zones occupées, de manière à empêcher toute nouvelle escalade et à préserver la paix et la stabilité dans la région.
Les ministres ont souligné l’impératif du respect de la souveraineté, de l’indépendance, de l’intégrité territoriale et de l’unité politique de la Syrie, tout en rejetant toute tentative visant à y porter atteinte ou à les compromettre.