
Le successeur de Vladimir Petkovic à la tête de la sélection nationale première de football est désormais connu. Il s’agit de l’ex-international algérien Brahim Hemdani qui a été propulsé sur le devant de la scène, après sa récente consécration avec la sélection des U21, rentrée la semaine dernière avec la médaille d’or des Jeux méditerranéens de Tarente.
La Fédération algérienne de football a donc fini par trancher sur la question du nouveau sélectionneur national, hier, lors de la réunion de son bureau fédéral qui se penchait sur le sujet. Après plusieurs tergiversations, l’instance fédérale tient donc enfin son technicien qui mènera, du moins dans l’immédiat, la sélection nationale, pressée par les échéances des éliminatoires de la prochaine Coupe d’Afrique qui pointent déjà du nez. Et ce sera l’ex- international, ancien sociétaire de l’O Marseille et des Glasgow Rangers, Brahim Hemdani. L’option n’est pas des meilleures, au vu du vécu très limité sur le banc du nouveau intronisé, mais elle n’est pas des plus décriées non plus. Le nouveau patron des Verts dispose, en effet, d’un CV assez étoffé pour prétendre à une telle confiance. Ancien footballeur accompli, il a côtoyé le haut niveau, il n’a jamais rechigné à rejoindre la sélection en tant que joueur professionnel au moment où d’autres faisaient du chi-chi à l’appel, et il a les diplômes qu’il faut, avec un UEFA Pro s’il vous plaît en poche. Pas de problème de langue non plus, puisqu’il maîtrise, le tamazight, l’arabe, le français et l’anglais. Et cerise sur le gâteau, il vient d’offrir à l’Algérie sa deuxième médaille d’or aux Jeux méditerranéens, après 51 ans de disette. En fait, si sa désignation à la tête des U21 pour ce dernier tournoi de Tarente, en Italie, était un test, Brahim Hemdani l’a réussi avec fracas. A défaut, Hemdani est comme tombé du ciel au bon moment pour offrir la solution propice à la FAF qui semble avoir eu beaucoup de mal à dénicher un sélectionneur. En effet, dire que l’ex-international était la piste privilégiée de la FAF, il y a quelques jours, serait vraiment un gros mensonge, car il était de notoriété publique que la fédération algérienne était sur plusieurs options de sélectionneurs étrangers qui ont fini par se refroidir l’une après l’autre.
ANTAR YAHIA ADJOINT ET SAIB MOUSSA MANAGER GéNéRAL
En off, il se dit que la proposition de Brahim Hemdani a été surtout soutenue par le directeur technique national Ali Moucer. Et face au développement de la situation à son avantage, le président de la FAF, Walid Sadi, qui dans un premier temps a bien fait paraître son penchant pour l’école espagnole, a fini par valider cette option. Nommé dans un premier temps, en juillet dernier, à la tête des U20, Hemdani fut par la suite chargé de mission pour emmener les U21 aux Jeux de Tarente et le voilà désormais au porté au cap suprême de l’équipe première qui s’apprête à entamer les éliminatoires de la CAN 2027. Il faut dire que son profil de technicien «local», porté par l’ambition, et sa connaissance du vestiaire, rompt de manière flagrante avec cette tendance, jusque-là privilégiée par la FAF, de viser de grands noms sur la scène mondiale, dont la dernière expérience avec Petkovic s’est avérée infructueuse même si le Suisse a atteint les objectifs qui lui ont été fixés. Mais là, c’est une autre histoire. Désormais, c’est donc le retour aux sources avec des légendes bien de chez nous. Car en plus de Hemdani, à ses côtés, il aura deux autres noms, plutôt deux frères de sang, qui ne sont pas à présenter non plus, avec Antar Yahia, le héros d’Oum Dorman comme adjoint, et Moussa Saib, comme manager général de la sélection. Un trio qui fait partie de la crème de l’histoire récente du football algérien, désormais chargé d’ouvrir une nouvelle page pour la balle ronde nationale.
Djaffar Chilab
